Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'en est violemment pris jeudi à l'Arabie saoudite et au président américain Donald Trump, quelques jours après le sommet américano-arabo-islamique de Riyad qui a condamné la politique de l'Iran et de ses alliés, y compris le Hezbollah, dans la région. Sur un autre sujet, il a révélé que « de nouvelles idées ont émergé qui pourraient permettre aux formations politiques de s'entendre sur une nouvelle loi électorale ».
« Nous tenons à rassurer les Libanais : tout ce qui s'est dit pendant le sommet de Riyad n'aura aucune incidence sur le terrain libanais », a déclaré le leader du parti chiite lors d'une allocution prononcée durant une cérémonie organisée par le Hezbollah à Hermel, à l'occasion du 17e anniversaire de l'évacuation par Israël du Liban-Sud en mai 2000, qui avait mis un terme à 22 ans d'occupation.
Pour le chef du Hezbollah, « la déclaration finale du sommet de Riyad est un document rédigé par les États-Unis et l'Arabie saoudite ». « Elle n'a pas été présentée aux délégations présentes mais a été préparée après le départ de toutes les délégations des 55 pays invités », a-t-il ajouté, dénonçant un « scandale ». L'occasion pour Hassan Nasrallah de s'en prendre à Donald Trump, dont il a dénoncé « le racisme ».
Qui a créé el-Qaëda ?
Hassan Nasrallah a par ailleurs balayé les accusations de Riyad selon lesquelles Téhéran est le principal soutien du terrorisme. « Qui a créé el-Qaëda ? Qui a inspiré les organisations takfiristes ? » a-t-il lancé, dénonçant le « terrorisme d'État » de Riyad au Yémen.
Dans son allocution, le leader chiite est revenu sur certains dossiers internes, dont les divergences de vue entre le Hezbollah et le courant du Futur. « Après l'élection présidentielle, nous nous sommes accordés sur le fait que nous pouvions avoir des approches différentes sur les dossiers locaux. Mais nous nous sommes mis d'accord sur le fait que nous devions avoir une unité de vue sur les questions régionales », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a estimé que « la présence d'organisations armées dans le jurd de Ersal ne peut pas continuer », appelant les habitants de la bourgade sunnite frontalière de la Syrie et le gouvernement libanais à agir pour mettre un terme à cette situation. « Nous sommes dans une période décisive pour le Liban et la région », a-t-il conclu.


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TARTARINO... IN FINO !!!
13 h 22, le 28 mai 2017