Des personnes en deuil assistent aux funérailles des victimes tuées mardi dans une frappe israélienne, à Deir Qanoun el-Nahr, dans le sud du Liban, le 21 mai 2026. Photo Reuters
Le village de Deir Qanoun el-Nahr (caza de Tyr) a enterré jeudi les victimes du massacre israélien perpétré deux jours plus tôt, lors duquel une frappe sur une maison a tué 14 personnes, dont quatre enfants et trois femmes.
Le cortège funèbre est parti de l’hôpital Jabal Amel, dans la ville de Tyr, et a été accueilli sur la place du village par les habitants et les proches des victimes, en présence notamment du député du mouvement chiite Amal, Ali Khreiss, et de l’imam de la localité, cheikh Mojtaba Kassir, qui a dirigé la prière funéraire, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les dépouilles ont été transportées par des ambulances du Comité sanitaire islamique (affilié au Hezbollah) et de l'association des scouts de la mission islamique (Rissala, affiliée à Amal). Les victimes ont ensuite été inhumées dans le cimetière du village, sous le vrombissement des avions de guerre et des drones dans le ciel, précise l’agence.
Le président du Conseil municipal, Ali Kassir, avait indiqué à notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, que parmi les victimes figurent 11 membres d’une même famille originaire du village, ainsi qu’un couple syrien, dont le fils a été blessé. Ce bilan pour une seule frappe est l'un des plus élevés depuis le début du cessez-le-feu, le 17 avril. Cette trêve ne s'est jusqu'à présent pas traduite par un arrêt des attaques de l'armée israélienne, qui se poursuivent principalement sur le Liban-Sud et la Békaa, ni de celles du Hezbollah. Le parti-milice a fait d'ailleurs état ces derniers jours de la reprise des combats contre l'armée israélienne au Liban-Sud.

