Liban

L’association « Bassma » redonne le sourire aux plus démunis

Société
25/04/2017

Dans la perspective de la célébration de la Journée mondiale des familles, le 15 mai prochain, l'ONG Bassma ainsi que ses partenaires ont lancé le « Mois de la famille 2017 » lors d'une conférence organisée au City Center de Beyrouth.

Sandra Klat Abdelnour, présidente fondatrice de l'association Bassma a évoqué avec émotion les actions menées par l'ONG, qui fête son 15e anniversaire. « Si les familles sont saines, toute la société est saine » : telle est l'équation qu'elle a présentée au public de 70 personnes venues assister à la réunion organisée pour célébrer le « Mois de la famille 2017 », sur le thème « Valoriser les familles démunies pour la construction d'une société plus forte ». La conférence a eu lieu au Cinéma Vox du City Center de Beyrouth, dont les locaux ont été ouverts pour l'occasion par Sleiman Mallat, directeur du centre commercial.

Pour la troisième année consécutive, Sandra Klat Abdelnour organise cette journée de rencontres. L'enjeu est de taille : en 15 ans d'existence, il s'agit pour l'association de montrer à ses nombreux partenaires qu'en l'espace d'une génération, l'impact du travail social est palpable. Des invités de marque sont d'ailleurs intervenus dans des discours pour soutenir l'initiative de Bassma, dont Claudine Aoun, présidente de la Commission libanaise des droits de la femme, et Marguerite Hélou, directrice adjointe au Centre d'information des Nations unies de Beyrouth. De même, la journée était placée sous le patronage et en la présence du ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, qui a insisté sur l'importance du dialogue entre les différents acteurs internationaux, gouvernementaux et associatifs.

« Une société civile dynamique »
Des vidéos réalisées par des membres de Bassma ont montré la pluralité des théâtres d'actions des volontaires : assistance aux personnes âgées, soutien aux mères de famille, participation à la rénovation des habitats insalubres et distribution de nourriture... Autant d'actions qui permettent de recréer le lien social entre ceux qui sont marginalisés et la société libanaise. Un travail qui ne se ferait pas sans les associations, comme l'a rappelé le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi : « Pour aider les membres les plus fragiles de notre société, il faut se figurer un système triangulaire : d'un côté la personne, de l'autre le ministère, et enfin un troisième élément qui est essentiel, en l'occurrence la société civile. »

La journée a fonctionné comme une « épreuve de sensibilisation », a expliqué Sandra Klat Abdelnour : après 15 ans d'actions, il est important de montrer les progrès réalisés pour mieux poursuivre l'action avec les partenaires du projet. Pour preuve de l'issue heureuse de certaines histoires, de nombreux bénévoles de Bassma sont d'anciens enfants qui ont été soutenus par l'association dans ses débuts. De même, des jeunes libanais de tous âges et de toutes les confessions s'engagent aux côtés de quelques étrangers venus apporter leur pierre à l'édifice, comme des volontaires français de SOS Chrétiens d'Orient.

Le ministre des Affaires sociales a fait l'éloge d'une collaboration à plusieurs échelles entre les organisations internationales, le gouvernement libanais et la société civile. Un tel dialogue a pour avantage d'éviter un grand risque : transformer le soutien aux personnes nécessiteuses « en action politisée auprès des personnes qui ont des besoins particuliers », a souligné le ministre Pierre Bou Assi.

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