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Trente-six étudiants de l’AUB à l’assaut des Nations unies

Simulation

« Le plus dur est de convaincre les autres d'une idée qui n'est pas la nôtre », affirment ces jeunes qui se sont prêtés au jeu durant une semaine.

22/04/2017

Représenter les positions précises de personnes historiques, lorsqu'elles étaient au pouvoir, ou celui de leur pays ; défendre la cause des autres ; donner en partage des analyses politiques et proposer des solutions à des résolutions de conflits internationaux : tel est l'enjeu de ces conférences organisées par des organisations dédiées à la Modélisation des Nations unies (MUN) et supportées par l'ONU dans différentes villes dans le monde, de New York à Paris, en passant par Londres, Montréal, Antalya...

« Le plus important est d'utiliser les règles de base des débats et des négociations telles qu'utilisées aux Nations unies, comme la diplomatie, la courtoisie, l'art de défendre et la faculté de convaincre », affirme Anthony Mattar, président du MUN Club de l'AUB. Dix étudiants ont participé à la conférence de Harvard World Model United Nations à Montréal, 12 au National Model United Nations à New York (NMUN) et 14 au Model United Nations Turkey à Antalya (MUNTR), précise-t-il encore. « Cette année, les 12 étudiants qui ont pris part au NMUN ont gagné le plus haut titre pour la première fois dans l'histoire de l'AUB. Dix des 14 étudiants à Antalya, ainsi que quatre autres étudiants à la conférence de Harvard World MUN à Montréal, ont reçu des trophées individuels pour leurs performances et leur capacité de débattre de manière diplomatique, ce qui est un record extraordinaire dans l'histoire de l'AUB. »

« Le MUN Club de l'AUB propose une formation gratuite de cinq conférences, de septembre à novembre, à tous les élèves intéressés par cette activité », explique Joy Habbouche, trésorier et membre du comité du MUN Club. « À la fin de la formation, les étudiants désireux de voyager à la conférence internationale devront remplir un formulaire et le comité du club choisira les 36 meilleurs étudiants qui prendront part au voyage, basé sur leurs performances, leur caractère et leur force en tant qu'ambassadeurs. Les étudiants auront alors trois mois pour préparer les sujets proposés selon le mandat de chaque comité, renforcer leurs points faibles et améliorer leurs performances. »

 

(Pour mémoire : À la LAU, des étudiants tiennent les rênes du Modèle de la Ligue arabe)

 

Abolir les barrières
Amine Akel, 21 ans, étudiant en dernière année de business, a pris part au MUNTR à Antalya. Son rôle : représenter William Samuel Johnson, l'un des membres qui a voté pour la Constitution américaine. « Nous étions une cinquantaine à représenter chacun l'un des personnages-clés qui a joué un rôle dans la Constitution américaine, grâce aux moyens de communication et de persuasion utilisés lors des réunions officielles de l'ONU. Mais comme c'était une conférence historique, nous n'avions pas à proposer une solution, puisque la Constitution était déjà établie. »

Ce qui l'a le plus impressionné ? « Le degré de compétition de certains délégués, comme les étudiants pakistanais, qui avaient retenu la Constitution dans son intégralité. » Le plus dur pour lui était de « convaincre les autres d'un point de vue dont il n'est pas nécessairement convaincu, en restant le plus fidèle à ses idées ». Ce qu'il a appris de ces conférences ? « Surmonter son tract et sa peur de parler en public et, surtout, débattre et convaincre de manière très respectueuse. »

 

(Pour mémoire : Des étudiants libanais ont représenté le Brésil à l'OMC)

 

Joy Habbouche, 20 ans, est en dernière année de business. Son rôle était de trouver un compromis et des solutions aux « disputes territoriales dans l'océan Arctique » à la Harvard World MUN à Montréal. « Nous étions plusieurs délégués de différents pays à débattre et apporter nos propres convictions et nos points de vue sur le même sujet, traité sous différents angles. Le premier jour, nous avons abordé le problème de manière générale ; le lendemain, nous avons traité et débattu les solutions indigènes dans l'Arctique, le troisième jour était consacré aux ressources pétrolières. Et à chaque fois nous devions présenter une résolution. » Ce qui l'a le plus impressionné ? « Cette faculté de pouvoir communiquer et débattre avec des personnes qui viennent de milieux et de cultures très différents, avec beaucoup de diplomatie et de courtoisie. » Le plus dur pour lui était de « trouver une résolution convaincante à ce problème ». Il conclut : « C'était une expérience très enrichissante qui m'a appris que l'on peut abolir toutes les barrières linguistiques, culturelles et religieuses en respectant l'autre dans toute sa différence. »

Anthony Mattar, 22 ans, est en dernière année en génie électrique et informatique. Son rôle consistait à se pencher sur « l'éducation et le rôle des jeunes dans le développement durable », au MUN à New York. « C'était la deuxième année que je participais à ces conférences. Mais cette fois, le niveau des débats était très élevé à New York et la compétition très forte. Durant quatre jours, nous débattions à raison de 7 à 8 heures par jour, et comme j'étais seul dans mon comité, c'était encore plus dur. » Ce qui l'a impressionné ? « Le niveau des étudiants étrangers qui préparent de façon très élaborée leurs conférences. D'ailleurs ces débats font partie de leur cursus universitaire. » Mais pour lui, c'est surtout « l'intensité des recherches qu'il a entreprises sur les sujets à préparer, les enjeux à travers le monde et les solutions qu'ils doivent proposer », qui l'ont éclairé sur les différents problèmes mondiaux qui secouent le monde.

 

 

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