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À la LAU, des étudiants tiennent les rênes du Modèle de la Ligue arabe

Initiative

Dans le cadre du programme lancé par la l'université en 2011, un secrétariat hors du commun voit le jour chaque année. Composé de 120 étudiants, il vise, entre autres, à promouvoir les valeurs démocratiques auprès des écoliers.

03/02/2017

Au campus de Beyrouth de l'Université libano-américaine (LAU), des étudiants se partagent les tâches requises dans la direction du programme de simulation du Modèle de la Ligue arabe (MAL – Model Arab League), lancé au Liban par la LAU, en 2011, après la signature d'un protocole d'entente avec le Conseil national des relations États-Unis/pays arabes (NCUSAR), en partenariat avec la Fondation Hariri pour le développement humain durable.
Dans le cadre de ce programme, un secrétariat hors du commun voit le jour chaque année à la LAU. Il est formé de 120 étudiants de l'université, venant de diverses spécialisations. Sélectionnés suite à des interviews et des tests effectués à la fin d'un camp de formation, ces étudiants sont divisés en cinq équipes – relations publiques, information publique, coordinateurs de la logistique, relations avec les écoles et équipe de formation – sous la houlette du conseil du secrétariat qui supervise et organise les activités du programme.
Le but du MAL est de prodiguer à des élèves, entre 13 et 18 ans, venant d'écoles publiques et privées et de différents milieux culturels, trois sessions de formation sur des sujets sociaux, politiques et économiques spécifiques au monde arabe. « Les élèves sont formés sur la diplomatie, l'aptitude à s'exprimer en public, l'importance de la recherche et la manière de représenter un pays », note Youssef Taher, 3e année en banque et finances, et secrétaire général de l'édition de cette année. Sur le long terme, le programme vise la création d'un réseau de lycéens et de collégiens du pays, mais aussi « le développement d'une culture et d'une communauté de leaders d'étudiants. On dit aux élèves qu'il y a une vie en dehors de l'école », ajoute Taher.

Un équilibre essentiel entre les études et les responsabilités du MAL
Installés dans les bureaux du département qui est chargé d'intégrer l'éducation civique dans les activités parascolaires (Outreach and Civic Engagement Department), et qui collabore dans l'organisation du MAL, les étudiants travaillent d'arrache-pied, tels des employés à temps plein, et apprennent à collaborer au sein d'équipes. Engagés dans l'accomplissement de leurs tâches et motivés par la mission du programme, ils réussissent à gérer leur temps, sans lâcher leurs études. « Quand on aime quelque chose, on arrive toujours à gérer son temps, et ce dans n'importe quelles circonstances. Plus qu'un passe-temps, c'est un bon investissement du temps », insiste Badih Salha, 1re année en finances. Pour Lara Kloumian, 1re année en économie et coordinatrice dans l'équipe relations publiques, le MAL, c'est sa famille. « Je sens que j'appartiens à ce groupe ! Donc malgré les longues journées de travail et de préparation, je me consacre à mon travail avec amour. Entre chaque classe, je cours ainsi au bureau pour faire des appels, envoyer des mails... et chaque soir quand je rentre, j'étudie malgré ma fatigue », affirme-t-elle. Quant à Anwar Tarabay, 2e année en génie électrique, il avoue être passionné par sa spécialisation et par le travail pour le MAL, ce qui l'incite « à établir un équilibre entre les longues heures d'études et le programme. On peut passer trois nuits sans dormir, le temps de travail est long et la fatigue est physique », confie ce coordinateur de la logistique qui a intégré le MAL il y a trois ans, attiré par « ce programme transculturel où l'on rencontre beaucoup de gens, et qui offre diverses opportunités et une expérience unique ».

D'élèves participants en étudiants actifs
Par ailleurs, parmi ces étudiants, certains ont participé au MAL, il y a quelques années, en tant qu'élèves. C'est le cas de Sarah Fakhoury, 1re année en gestion internationale. « Le programme m'avait motivée. J'étais intéressée de rencontrer des élèves qui viennent de partout et maintenant, coordinatrice des relations avec les écoles, je contacte des écoles du Sud, du Mont-Liban... pour les convaincre de participer au programme et favoriser ce genre de rencontres », note-t-elle. De même, Badih Salha participe pour la quatrième année consécutive à ce programme. « Lorsque j'étais élève, j'ai appris des choses aussi simples que de se faire des amis, et aussi complexes que de négocier et résoudre les conflits. La raison principale de ma participation à ce programme, c'est de m'améliorer et contribuer à améliorer les autres. J'ai donc été excité de donner la formation de la même façon que je l'avais reçue auparavant », assure Salha, qui fait partie de l'équipe de formation et d'éducation.
Enfin, une chose est sûre, travailler dans le cadre du MAL assure aux étudiants une formation et une expérience incomparables, des atouts au niveau de leur avenir professionnel. « Je dois beaucoup au MAL, que ce soit pour les contacts que j'ai établis ou pour la gestion d'un programme. J'y apprends à créer des leaders et à être un leader moi-même. Lors d'une entrevue de travail, je n'aurai plus peur, comme il y a deux ans, parce que je serai passé par des situations plus difficiles, plus stressantes », avoue Youssef Taher. Et Lara Kloumian d'ajouter qu'en travaillant dans ce programme, « on essaie d'être une meilleure version de nous-mêmes, un bon exemple pour les élèves ».
L'édition du MAL de cette année sera clôturée lors de la conférence finale, les 4 et 5 février. Les compétences des 1 100 élèves qui participent au programme y seront évaluées. Chaque élève y représentera un pays de la Ligue arabe et fera partie de l'un des comités de simulation. À la fin du programme, des bourses d'études, allant jusqu'à 50 %, seront remises aux meilleurs délégués.

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