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Lifestyle - Positive Lebanese

Patrick Baz, objectif photo

Photo Karim Talbi

La photographie, Patrick Baz y a consacré toute sa vie. La passion de sa jeunesse s'est vite transformée en métier à part entière, en devoir de transmission, en mission humanitaire. Des premières montées d'adrénaline dans le Liban qui s'enfonçait dans la violence jusqu'aux conflits les plus meurtriers dans la région, ce photojournaliste qui oubliait parfois d'avoir peur n'a eu de cesse durant plus de trente ans de montrer au reste du monde et par l'image les conséquences de la folie des hommes.

Beyrouth, Sarajevo, Tuzla, Kaboul, Kandahar, Bagdad, Mogadiscio, la violence se partageait, se dénonçait et se dévoilait sous tous ses aspects. Le visuel était témoin, le visuel était nécessaire. Des villes, des guerres, des souffrances et puis un grand besoin d'apaisement.

De retour à Beyrouth, Patrick Baz a décidé de vivre sa passion pour la photographie autrement. Initier les esprits, partager son expérience, donner à apprendre, il n'y a rien de plus gratifiant que de transmettre son savoir. Et durant ses nombreux séjours au Liban et ses échanges avec les jeunes férus de photo, il a constaté le prisme étroit dans lequel est enfermé ce médium dans ce pays, le manque de perspectives et le besoin important d'élargir les horizons. Comme il le dit lui-même, il n'y a pas vraiment de culture visuelle dans la région et les étudiants en photo en font souvent les frais une fois leurs études achevées.

Pour les aider à trouver leur voie, orienter leurs objectifs et surtout garder leur engouement et leur fraîcheur, il a créé le Beirut Center of Photography, une ONG entièrement dédiée à la culture de la photographie. Avec l'aide de Serge Akl et Michel Zoghzoghi, ainsi que de nombreux photographes qui décident, in the name of the art, de donner de leur temps, le projet voit le jour en janvier 2017 avec des cours de photo, des ateliers, des conférences, des présentations et des rencontres. L'ONG opère pour l'instant dans des espaces gracieusement offerts par des amis de la photo, mais se donne pour objectif de réunir suffisamment de fonds pour ouvrir dans l'avenir un centre entièrement dédié à la photo. Devant l'enthousiasme des jeunes et moins jeunes qui assistent à ces échanges, notamment, dernièrement, sur les droits d'auteur et l'éthique professionnelle, l'idée fait vite son chemin.

Et l'idée est ambitieuse. Mettre à la disposition des férus de l'image toute une bibliothèque de livres photos, créer un espace où professionnels et étudiants se rencontrent, discutent et montent des projets. Et surtout, dans l'avenir, assurer de plus en plus de workshops, de cours, de séminaires et de plateformes gratuits et ouverts à tout le monde, et où l'image serait reine. Avec, dans la loupe, l'idée d'exporter la photographie libanaise dans des festivals, des expositions à l'étranger et mettre à l'honneur, et dans une perspective internationale, cet art à part entière qu'est la photographie. Pour Patrick Baz, il y a beaucoup de jeunes talents au Liban qui ne demandent qu'à être encouragés, entendus et mis en avant, et le temps est venu de faire de la transmission une vraie mission.

 

*Positive Lebanon est un concept basé sur les initiatives concrètes de la société civile libanaise. Ces initiatives qui font que le pays tient encore debout. Mais derrière chaque initiative se tient une Libanaise ou un Libanais courageux, innovant, optimiste et plein d'amour pour son pays. (voir ici)

 

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