Rechercher
Rechercher

À La Une - France/présidentielle

Marine Le Pen, au pouvoir, dissoudrait les "antifas"

"Quand ceux qui sortent pour brûler, casser, s'apercevront qu'ils devront payer l'addition, ils y réfléchiront (...) pour une partie d'entre eux à deux fois (...). Pour les autres, on leur appliquera la loi", a déclaré la présidente du FN.

La candidate du Front national à l'élection présidentielle française, Marine Le Pen, affirme lundi dans une interview au quotidien catholique d'extrême droite Présent, que si elle était élue, elle dissoudrait les "antifas", les groupes radicaux antifascistes. AFP / ERIC PIERMONT

La candidate du Front national à l'élection présidentielle française, Marine Le Pen, affirme lundi dans une interview au quotidien catholique d'extrême droite Présent, que si elle était élue, elle dissoudrait les "antifas", les groupes radicaux antifascistes.

"Je vais les dissoudre parce que la loi exige qu'elles soient dissoutes", ajoute la présidente du FN pour qui ces "groupuscules d'extrême gauche dits 'antifas' (...) auraient du être dissous depuis très longtemps puisque leur seul principe d'action, c'est la violence". Ces "milices, régulièrement, cassent les centres-villes de Paris, de Nantes, de Rennes, dans le cadre d'une impunité absolument totale", accuse la candidate dont un meeting à Nantes avait provoqué des incidents il y a dix jours. Après ces incidents, le candidat de la droite à l'élection présidentielle François Fillon avait dénoncé un "climat de quasi guerre civile".

En évoquant d'éventuelles manifestations en banlieue, au lendemain d'un second tour vainqueur, la candidate affirme que "les banlieues vont très bien comprendre que la fin de la récréation a été sifflée, que les Français n'entendent plus du tout accepter ce genre de comportements et que c'est précisément la raison pour laquelle ils ont élu Marine Le Pen".

 

(Lire aussi : Assistants parlementaires : Marine Le Pen convoquée par les juges en vue d’une possible inculpation)

 

"Quand ceux qui sortent pour brûler, casser, s'apercevront qu'ils devront payer l'addition, ils y réfléchiront très probablement pour une partie d'entre eux à deux fois, avant de commettre ce genre d'exactions. Pour les autres, on leur appliquera la loi et des instructions seront données à la police pour qu'elle remplisse sa mission de maintien de la sécurité et de l'ordre public", dit-elle.

Interrogée sur une éventuelle cohabitation si elle remportait la présidentielle, la candidate répond qu'elle ne croit pas à cette hypothèse. Si le peuple français "élit Marine Le Pen, ce qui est en soi une forme de rupture avec le système, il donnera une majorité législative au président qu'il vient d'élire", assure-t-elle.

Le climat délétère a poussé le président français François Hollande à sortir de sa réserve pour mettre en garde contre la "menace" d'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, dans un entretien publié lundi par six journaux européens. "Si d'aventure la candidate du Front national (FN) l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne", a-t-il prévenu.

"Il faut sortir de cette stratégie de la peur", a rétorqué Marine Le Pen, en assurant qu'il existe déjà des "scénarios de sortie" envisagés par des banques ou des cabinets d'avocats, "et qui ne démontrent absolument pas la catastrophe annoncée".

 

 

Lire aussi

Marine Le Pen perd son immunité

Assistants parlementaires : recours de Marine Le Pen contre le Parlement européen

Le Pen se met à dos les syndicats de policiers et de magistrats

Marine Le Pen accuse les médias de faire « campagne » pour Macron

Marine Le Pen refuse d’être entendue par les enquêteurs

Banlieues françaises, le cycle de l’embrasement

La candidate du Front national à l'élection présidentielle française, Marine Le Pen, affirme lundi dans une interview au quotidien catholique d'extrême droite Présent, que si elle était élue, elle dissoudrait les "antifas", les groupes radicaux antifascistes."Je vais les dissoudre parce que la loi exige qu'elles soient dissoutes", ajoute la présidente du FN pour qui ces "groupuscules...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut