Le président libanais Michel Aoun a déclaré dimanche que le Liban plongera dans l'inconnu si une nouvelle loi électorale n'était pas votée dans la perspective des législatives prévues en mai prochain. Photo Ani
Le président libanais Michel Aoun a déclaré dimanche que le Liban plongera dans l'inconnu si une nouvelle loi électorale n'était pas votée dans la perspective des législatives prévues en mai prochain.
"Juste représentation"
"Ne pas voter une nouvelle loi électorale plongera le pays dans l'inconnu", a déclaré M. Aoun dans un long entretien accordé au quotidien égyptien Al-Ahram, à la veille de son déplacement en Egypte, le deuxième dans un pays de la région depuis son élection à la tête de l'Etat le 31 octobre après sa visite en Arabie saoudite et au Qatar.
"Dans le même temps, il est inconcevable que nous soyons obligé de proroger une nouvelle fois le mandat du Parlement. A défaut d'être démocratique, ce mandat deviendrait royal, a-t-il ajouté. Nous voulons une loi assurant une juste représentation, conformément aux impératifs de la coexistence, comme le stipule l'accord de Taëf", a-t-il indiqué.
Dans la journée, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a déclaré dans le cadre d'une tournée à Jbeil, qu'après le 21 février, date à laquelle le collège devra être convoqué, le dossier de la loi électorale devra être examiné par le gouvernement ou faire l'objet d'un dialogue. Dans la matinée, il avait déclaré que l'égalité et la parité doivent constituer les fondements de la loi électorale.
Des discussions entre différentes formations politiques ont lieu depuis plusieurs semaines en vue de l'adoption d'une nouvelle loi électorale. La loi en vigueur, dite de 1960, est basée sur la majoritaire plurinominale. Elle est critiquée par la majorité de la classe politique, du moins en apparence, à l'exception du leader druze Walid Joumblatt, qui est en faveur d'une version amendée de cette formule. Plusieurs partis, dont le CPL, ont multiplié les rencontres pour dégager une entente sur une mouture basée sur un mode de scrutin mixte, alliant majoritaire et proportionnelle.
(Lire aussi : La Syrie n'est pas au programme de la nouvelle tournée arabe de Michel Aoun)
Rifi réplique à Aoun
Par ailleurs, le chef de l'Etat libanais a de nouveau réitéré son appui au Hezbollah.
Toujours dans son interview au journal al-Ahram, M. Aoun a déclaré que "le Hezbollah représente une grande partie du peuple libanais", ajoutant que les membres du parti chiite "ne sont pas des mercenaires comme certains combattants présents en Syrie et soutenus par certains pays".
"Nous ne pouvons pas être avec Israël et contre une partie de notre peuple. Nous avons tous nos convictions mais nous sommes solidaires les uns envers les autres et nous nous sommes accordés pour vivre ensemble", a-t-il ajouté.
Dans la journée, l'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, a dénoncé le silence "dangereux" après les propos tenus la veille par le président Aoun sur les armes du Hezbollah, évoquant une "atteinte à l'Etat et à sa souveraineté". Candidat déclaré aux législatives à Tripoli, M. Rifi est un virulent opposant au parti chiite et a critiqué le rapprochement opéré par Saad Hariri envers M. Aoun
Samedi, le président Aoun avait souligné l'importance des "armes de la résistance face à l'occupation israélienne". "Les armes du Hezb n'affaiblissent en aucun cas l'État, avait-il indiqué. Elles représentent l'un des piliers essentiels de la stratégie défensive du pays. Nous avons besoin de la résistance tant que nos terres sont occupées par les Israéliens", a encore dit le chef de l'État.
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AVEC LA 1960 OU LES MIXTES LE MEME TROUPEAU BROUTERA LE LIBAN... AVEC LA PROPORTIONNELLE ALLAH YISTOR ! LOI FERZLIOTE SEULE JUSTE ET DONNERA LA VRAIE REPRÉSENTATIVITÉ À TOUTES LES COMMUNAUTÉS TOUT EN REMANIANT LE TROUPEAU !
09 h 12, le 13 février 2017