X

À La Une

Trump loue "l'intelligence" de Poutine face aux sanctions d'Obama

États-unis

"Les Russes mènent tellement @CNN et @NBCNews en bateau - drôle à observer, ils n'ont aucune idée (de ce qui se passe)!", tweete le milliardaire américain.

OLJ/AFP
31/12/2016

Le président élu des États-Unis Donald Trump a salué dans un tweet vendredi "l'intelligence" du président russe Vladimir Poutine, moins de 24 heures après la longue série de sanctions prises contre Moscou par le président sortant Barack Obama.

De fait, le président Vladimir Poutine a créé la surprise vendredi en décidant de "n'expulser personne" en réponse à l'expulsion annoncée par Washington de 35 "agents russes", dans le sillage des accusations d'ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine.

"Nous n'allons expulser personne (...) Nous n'allons pas tomber au niveau d'une diplomatie irresponsable", a souligné M. Poutine dans un communiqué, qualifiant les nouvelles sanctions de Washington de "provocatrices" et visant à "miner davantage les relations russo-américaines".

 

 

Dans un tweet aussitôt retweeté par l'ambassade russe à Washington, M. Trump a en tout cas salué l'"intelligence" de la réaction de M. Poutine. "Bien joué le report - J'ai toujours su qu'il était très intelligent!", a-t-il écrit, en référence à la décision de M. Poutine de ne pas répondre immédiatement aux sanctions américaines.
"Les Russes mènent tellement @CNN et @NBCNews en bateau - drôle à observer, ils n'ont aucune idée (de ce qui se passe)!", a encore tweeté le milliardaire américain dans la soirée, ajoutant que seule la chaîne conservatrice "@FoxNews comprend totalement" la situation.

 

(Pour mémoire : Les Etats-Unis ont intérêt à riposter aux cyberattaques électorales)

 

 

"Triste et dangereux"
Cette réaction du président élu a en tout cas suscité l'indignation chez ses opposants démocrates ainsi que parmi les membres de son propre parti républicain.

Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants, a ainsi estimé que ces mesures annoncées "n'avaient que trop tardé". John McCain et Lindsey Graham, deux "faucons" républicains du Sénat, ont eux estimé que Moscou s'en tirait bien, promettant déjà d'"imposer des sanctions plus fortes".
L'ex-candidat républicain à la présidentielle et ancien agent de la CIA, Evan McMullin, a lui déploré sur Twitter que Donald Trump "s'aligne du côté du plus grand adversaire de l'Amérique même quand celui-ci attaque notre démocratie".

Reprenant le terme utilisé par M. Trump, le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a reconnu ironiquement dans un tweet que "Poutine EST intelligent" car il "sait qu'il peut obtenir presque tout ce qu'il veut de Donald Trump en faisant à peine plus que de le flatter. Triste et dangereux".

La Russie, qui se réserve "le droit de prendre des mesures de rétorsion", "restaurera les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump", a précisé M. Poutine, qui a adressé un message de fin d'année au président élu américain.
Dans ce texte, le chef de l'État russe a exprimé l'espoir qu'après l'investiture de M. Trump, le 20 janvier, "les deux États (...) pourront prendre des mesures réelles visant à rétablir les mécanismes de la coopération bilatérale dans différents domaines".

Les mesures annoncées jeudi par Barack Obama, moins d'un mois avant son départ de la Maison Blanche, prévoient notamment l'expulsion de 35 personnes accusées d'être des membres du renseignement russe et la fermeture de deux sites russes dans le nord-est des États-Unis considérés comme des bases utilisées par ces agents.
Moscou a annoncé l'envoi d'un avion spécial parti chercher les diplomates russes et leurs familles obligées de quitter les États-Unis dans les 72 heures. Selon la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, 96 personnes au total vont quitter les USA.

Le GRU (services secrets de l'armée) et le FSB (service Fédéral de Sécurité, ex-KGB) font également l'objet de sanctions économiques tout comme quatre dirigeants du GRU, dont son chef Igor Korobov.

 

Inquiétudes en Europe
L'administration américaine a clairement accusé la Russie d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton.

Barack Obama a ordonné qu'un rapport complet sur les piratages informatiques menés pendant la campagne présidentielle lui soit remis avant son départ de la Maison Blanche.
Cette affaire de piratage informatique inquiète jusqu'en Europe, où 2017 sera une année électorale en Allemagne et en France et où des responsables politiques s'inquiètent ouvertement de l'influence, voire de l'ingérence, de la Russie.

Barack Obama a également appelé à une sorte d'union sacrée internationale pour faire revenir Moscou dans le droit chemin et l'empêcher de mener des actions de déstabilisation dans des pays étrangers.
Les révélations du Washington Post vendredi, selon qui des pirates informatiques russes sont parvenus à pénétrer le réseau électrique américain via un fournisseur du Vermont (est des États-Unis), ne vont sans doute pas calmer la colère des États-Unis.

Les sanctions décidées par M. Obama sont en tout cas une pierre dans le jardin de M. Trump, qui ne croit pas à l'ingérence de Moscou et veut réchauffer les relations américano-russes. Celui-ci s'est toutefois abstenu de critiquer directement les sanctions annoncées par Barack Obama.

 

Lire aussi

La guerre hybride de la Russie contre l’Occident

Piratages par la Russie durant la campagne présidentielle américaine : ce que l'on sait

 

Pour mémoire

Trump ne croit pas que Moscou ait cherché à le faire élire

La Russie juge "flatteur" mais "ridicule" d'être accusée d'ingérence dans les élections américaines

Le Kremlin et les élections américaines

Fillon, Trump, Syrie : tous les voyants au vert pour Poutine

Poutine : Nous ne cherchons pas des ennemis, nous avons besoin d'amis

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

J,USE DU PREMIER ARTICLE POUR SOUHAITER A TOUS MES COMPATRIOTES LIBANAIS-SES- UNE BONNE ANNEE PLEINE DE SANTE, DE JOIE ET DE PROSPERITE. PUISSE DES 2017 NOTRE LIBAN ET NOTRE ARMEE NATIONALE ETRE LES SEULS FORCES LEGALES SUR TOUT LE SOL NATIONAL...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA LUNE ET SON LINOTTE...

Jaber Kamel

J'espère que Trump le pense vraiment .
S'il croit que des paroles vides suffisent à endormir ce génie diplomatico-militaire, il faudrait qu'il demande à erdo de lui expliquer comment on retourne une crêpe bretonne. ...

M.V.

Bien sur que Trump à raison ! et Poutine saura lui renvoyer l'ascenseur....par ailleurs, qui pourrait dire sérieusement, que F.Hollande est intelligent ...? ,pour avoir imposé un embargo imbécile sur la Russie...!

NAUFAL SORAYA

Trump a raison, ces explusions font très "mari trompé et râlant de l'être". De plus, les Américains viennent tout juste de découvrir que ces diplomates russes ne sont aussi diplomates qu'ils le prétendaient?

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1 / 1

Les signatures du jour

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon OLJ, vous devez au préalable vous identifier.