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Poutine : Nous ne cherchons pas des ennemis, nous avons besoin d'amis

Le président russe a de nouveau affirmé être prêt à travailler avec l'équipe de Donald Trump dès son arrivée à la Maison blanche en janvier.

La Russie ne cherche pas la confrontation mais des "amis" même si elle entend bien s'assurer que ses intérêts nationaux soient respectés, a affirmé jeudi le président Vladimir Poutine lors de son discours annuel devant le Parlement. Sputnik/Kremlin/Alexei Druzhinin via REUTERS

La Russie ne cherche pas la confrontation mais des "amis" même si elle entend bien s'assurer que ses intérêts nationaux soient respectés, a affirmé jeudi le président Vladimir Poutine lors de son discours annuel devant le Parlement. Le président russe a maintes fois par le passé utilisé cette allocution annuelle pour dénoncer les actions menées par les pays occidentaux dans le monde. Pas cette fois, où la modération dans ses propos était de mise, notamment à l'adresse du président élu des Etats-Unis, Donald Trump.

"Nous ne voulons de confrontation avec personne, nous n'en avons pas besoin. (...) Contrairement à certains de nos collègues étrangers, qui voient en la Russie un adversaire, nous ne cherchons pas et n'avons jamais cherché des ennemis", a déclaré M. Poutine selon des propos retransmis à la télévision.
"Nous avons besoin d'amis. Mais nous n'admettrons pas que nos intérêts soient violés ou négligés. Nous voulons et allons décider de notre destin par nous mêmes", a-t-il ajouté.

L'annexion de la Crimée par Moscou en mars 2014, le déclenchement du conflit dans l'Ukraine orientale et l'intervention russe en Syrie ont conduit à la pire dégradation des relations entre la Russie et les Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide en 1991.

Le président russe a de nouveau affirmé être prêt à travailler avec l'équipe du nouveau président américain Donald Trump dès son arrivée à la Maison blanche en janvier. "Il est important de normaliser et de commencer à développer nos relations bilatérales sur une base d'égalité et de bénéfices mutuels", a-t-il déclaré.
Mais toute coopération russo-américaine doit être "mutuellement bénéfique et équilibrée", a-t-il ajouté. "Nous avons en commun la responsabilité d'assurer la sécurité dans le monde", a poursuivi Vladimir Poutine, avant d'émettre le vœu de s'entendre avec Washington dans la lutte contre le terrorisme. Il s'agissait là sans doute d'une allusion à la situation en Syrie, où le régime de Damas, que la Russie soutient militairement, appelle "terroristes" les insurgés en lutte contre lui, notamment à Alep, la grande ville du Nord.

M. Poutine a également appelé les Russes à tirer les leçons de leur douloureux passé - et notamment de la Révolution bolchévique de 1917 dont la Russie fêtera l'année prochaine le centenaire - en assurant l'unité et la stabilité du pays.
"Nous avons besoin de tirer les leçons de l'Histoire pour nous réconcilier, pour renforcer une entente sociale et politique que nous avons à peine trouvé", a-t-il affirmé devant les députés, sénateurs et membres du gouvernement réunis au Grand Palais du Kremlin.

Le président russe a consacré une large part de son discours à la situation intérieure. Estimant que le pire de la crise économique était désormais passé, il a déclaré qu'il fallait maintenant se consacrer à élever le niveau de vie des Russes et améliorer l'éducation et la santé. Il a dit s'attendre à un recul de l'inflation en 2017. La prochaine élection présidentielle est prévue en 2018. Vladimir Poutine n'a pas dit s'il briguerait un nouveau mandat mais sa candidature semble à l'heure actuelle ne faire aucun doute.

 

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