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Moyen Orient et Monde

La Syrie d’Assad, nouvelle Corée du Nord ?

Conséquences pour le régime
15/12/2016

Elle aura été un tournant majeur dans le conflit syrien. La bataille d'Alep, qui vivait ses dernières heures hier, a finalement été remportée par le régime syrien et ses alliés russes et iraniens.
Deuxième ville de Syrie, Alep représente avant tout un gain symbolique sans précédent pour Damas, qui peut aujourd'hui se targuer de contrôler la « Syrie utile », soit Damas, Alep, Homs, Hama, Lattaquié et le reste du littoral. Cette victoire, éclatante pour le président syrien Bachar el-Assad, mais aussi et surtout pour ses alliés sans lesquels ce succès n'aurait jamais été possible, est en revanche un échec cuisant pour les différents groupes armés antirégime qui se retrouvent principalement cantonnés dans la province d'Idleb. Il reste, certes, de nombreuses zones qui échappent au contrôle du régime syrien, comme dans la Ghouta orientale par exemple, mais les grandes villes n'en font plus partie.

Priorités
Il n'est pas difficile de prévoir que la reprise des quartiers rebelles d'Alep par l'armée syrienne aura un effet boule de neige, et que la province d'Idleb est le prochain objectif sur la liste de Damas, Moscou et Téhéran, en tout cas de manière théorique. Plus de 50 000 combattants s'y trouveraient, avec leurs familles. Toutefois, l'armée syrienne aura probablement fort à faire du côté de Palmyre au préalable, reprise par l'État islamique le dimanche 11 décembre, après quatre jours seulement d'une offensive surprise.

 

(Lire aussi : Alep 2011-2016 : requiem pour une ville)

 

Mais les frappes aériennes dans la province d'Idleb vont certainement se poursuivre, ne serait-ce que pour affaiblir le plus possible les groupes antirégime, préparant le terrain à une offensive d'envergure pour en reprendre le contrôle. Car contrairement à Alep, la province d'Idleb est dominée par des groupes jihadistes et salafistes, notamment Fateh al-Cham et Ahrar al-Cham, explique Thomas Pierret, chercheur à l'université d'Édimbourg. Si les violences à Alep ont suscité l'indignation de la communauté internationale, mais sans plus, une campagne militaire majeure à Idleb ne devrait rencontrer aucune objection. « La rhétorique de la lutte contre le jihadisme, qui est un prétexte totalement faux à Alep, va pouvoir être utilisée ici pour justifier des bombardements intenses qui vont forcément tuer des civils », estime le chercheur.

Plusieurs autres régions et localités représentent des priorités pour le régime, comme al-Bab, dernier fief de l'EI dans la province d'Alep et dans lequel l'armée turque et ses alliés sont entrés le 10 décembre, probablement dans le cadre d'un accord tacite avec Damas. Ce développement pourrait convenir au président Assad, qui aura éventuellement besoin que les Turcs ferment la frontière, voire qu'ils s'occupent du transfert des futurs réfugiés fuyant Alep, souligne Fabrice Balanche, géographe spécialiste de la Syrie, alors que la Turquie a annoncé mardi la création, justement, d'un nouveau camp de déplacés pour ces civils. « Peut-être même que la Turquie créera une safe zone du côté du poste-frontière de Bab al-Hawa pour les réfugiés », remarque-t-il.

De même, le régime et ses alliés devraient chercher à désenclaver les deux localités chiites de Fouaa et Kfarya, assiégées par des groupes insurgés, sous contrôle du régime dans la province d'Idleb. L'Iran aurait d'ailleurs fixé une nouvelle condition à l'évacuation des civils et rebelles à Alep hier, exigeant qu'elle ait lieu en même temps que celle de blessés à Fouaa et Kfarya.

 

(Lire aussi : (L)armes fatales, l'édito de Ziyad MAKHOUL)

 

Crimes de guerre
Au niveau diplomatique, les retombées de la bataille d'Alep devront probablement se faire attendre. Plus que jamais en position de force sur le terrain, grâce notamment à l'aviation russe et à l'aide iranienne, il reste encore au régime syrien à être réhabilité sur la scène internationale, d'autant plus qu'il est sous l'emprise de sanctions sévères issues de toutes parts. Ce qui s'annonce problématique pour de nombreux gouvernements, surtout occidentaux, juge M. Pierret, « même avec des directions politiques nouvelles ou différentes », et ce en raison des nombreux crimes de guerre dont s'est rendu coupable le régime Assad.

Même son de cloche pour M. Balanche, lequel met en avant les changements que connaîtra la politique américaine en Syrie avec la nomination de Donald Trump, ainsi que celle de son secrétaire d'État, Rex Tillerson, proche du président russe Vladimir Poutine. Mais tant que Bachar el-Assad restera au pouvoir, une réintégration du régime alaouite au sein de la communauté internationale reste aléatoire. La Syrie finira-t-elle, pour autant, isolée du reste du monde, à l'instar de la Corée du Nord, enferrée dans des sanctions économiques? Ou bien se reconstruira-t-elle avec l'aide de ses alliés, lesquels lui auront permis de survivre, contre toute attente ?

 

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Chammas frederico

Syrie= Corée du Nord?
Il faut espérer que divers intervenant du drame syrien auront pour le moins l'intelligence de ne pas laisser prospérer, faute d'aide adéquate, et peut être s'étendre "un chancre comme la Corre du Nord, épine au pied des plus puissants"

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Pourquoi et depuis quand, "nouvelle" ?
Wâlâââoû !
Elle l'est depuis qu'elle est bääSSyrienne.

RE-MARK-ABLE

Alep sera le nouveau STALINGRAD DES COMPLOTEURS ET LEURS AGENTS LOCAUX ET SOUS REGIONAUX.

M.V.

Ce n'est pas Alep la bataille majeur ,dans la guerre en Syrie ..car la mère des bataille , c'est la liquidation finale ,du terrorisme djihadiste sous toutes ses formes.....

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SEULE LA MODE DES CHEVEUX DIFFERE...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL FAUT DIRE A ETE REMPORTEE PAR LES RUSSES ET NON PAR LEURS ACCESSOIRES...

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