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Les cris de détresse des civils d'Alep-Est, en vidéos

syrie
OLJ
13/12/2016

La totalité d'Alep, deuxième ville de Syrie, est sur le point de tomber entre les mains du régime du président Bachar el-Assad. Cette victoire contre les rebelles marquera, selon de nombreux experts, la plus grande défaite de l'opposition armée depuis le début du conflit en 2011.

Pour le régime, il s'agit des "derniers moments avant la victoire". Pour ses opposants, il s'agit peut-être du début de la fin. Nombreux sont les civils, journalistes et autres activistes sur place qui évoquent "l'enfer". L'Onu s'alarmait de son côté de l'exécution présumée par des supplétifs du régime syrien de dizaines de dizaines de civils, dont des enfants et des femmes.

Face à ces atrocités et à l'incapacité du monde à mettre un terme au bain de sang, plusieurs civils et activistes lancent depuis lundi un cri de détresse en publiant des vidéos sur les réseaux sociaux.

Certains gardent encore une lueur d'espoir et appellent à l'aide. "Nous sommes le 13 décembre, à Alep. La situation est toujours très mauvaise. Les enfants ont très peur. Les femmes craignent d'êtres violées. Tous les habitants de la ville d'Alep comptent sur vous pour mettre la pression sur vos gouvernements respectifs afin de les protéger contre le régime qui soit les tuera, soit les capturera. Vous devez agir maintenant", dit l'activiste Salah al-Ashkar, muni d'un gilet par balle pour journalistes, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, mardi en fin d'après-midi.

 

 

 

Lundi aussi, l'activiste avait publié une vidéo du dernier quartier rebelle d'Alep.

 

 

D'autres, désespérés, se résignent à mourir. Comme ce jeune homme qui fait ses derniers adieux dans une vidéo postée lundi soir sur l'application Periscope. "Les milices d'Assad sont probablement à 300m de là. Je n'ai nulle part où aller. C'est le dernier jour. Je ne sais vraiment plus quoi dire, les mots me manquent. J'espère que vous pouvez faire quelque chose pour arrêter les massacres qui vont probablement avoir lieu. Ne croyez plus aux Nations unies, à la communauté internationale (...). Les Russes ne veulent pas que nous nous en sortions vivants. Pareil pour Assad. (...). Ce n'est pas grave, c'est la vie. Au moins nous avions été libres. Nous avions voulu la liberté. Nous ne voulions rien d'autre. Mais ce monde ne semble pas apprécier la liberté".

 

 

 

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

OU SONT LES CONSCIENCES DES PSEUDO-DEMOCRATIES DU MONDE DIT CIVILISE ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

HONTE AU MONDE DIT CIVILISE !

Sabbagha Antoine

Le monde en spectateur assiste et encourage les massacres qui ne font plus ni chaud ni froid . Triste .

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