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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les rebelles perdent le tiers de leur bastion d’Alep-Est

Des milliers de civils fuient les bombardements et les combats de rue après avoir résisté au siège imposé depuis juillet.

De la fumée émanant du quartier de Boustan al-Bacha, après des combats entre forces du régime et rebelles. George Ourfalian/AFP

Les rebelles ont perdu le tiers d'Alep-Est face aux forces du régime syrien, qui espère faire rapidement tomber le principal bastion de l'opposition. Les troupes de Bachar el-Assad se sont emparées totalement hier du nord-est d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). En perdant un tiers d'Alep-Est, les rebelles essuient « leur plus grand revers depuis 2012 », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. L'offensive lancée le 15 novembre a fait au moins 235 morts parmi les civils, dont 27 enfants, à Alep-Est, selon un bilan établi dimanche par l'OSDH. Les rebelles ont parallèlement tué au moins 28 civils en tirant sur les zones gouvernementales d'Alep-Ouest, dont trois civils hier.

La progression des forces du régime s'est accélérée avec la prise samedi du quartier de Massaken Hanano, le plus grand d'Alep-Est. L'armée s'est ainsi ouvert une voie pour prendre le contrôle lundi des quartiers de Sakhour, Haydariyé et Cheikh Khodr, lui permettant de couper Alep-Est en deux, selon l'OSDH et les médias officiels syriens. Pour le quotidien al-Watan, proche du pouvoir, les « hommes armés devront se rendre... ou accepter la réconciliation nationale selon les termes fixés par l'État syrien ».

 

(Repère : Retour sur une année d'offensives sur Alep-Est)

 

« Souffrance indescriptible »
Après avoir mis en échec plusieurs offensives du régime depuis un an, les rebelles sont cette fois-ci submergés par la vaste opération terrestre et aérienne lancée le 15 novembre par l'armée avec le soutien de combattants étrangers aguerris. La lutte est devenue trop déséquilibrée, car « nous affrontons l'Iran et la Russie (...) des milices venues du monde entier », a déploré Yasser al-Youssef, un responsable du groupe rebelle Noureddine al-Zinki, un des principaux d'Alep.

Face à la violence des combats, des milliers de civils fuyaient les bombardements dévastateurs et les combats de rue après avoir résisté au siège imposé depuis juillet au secteur rebelle par le régime, qui est soutenu par son puissant allié russe. « Ce sont les pires jours depuis le début du siège. La situation est catastrophique. Il y a un exode massif et le moral est au plus bas », a témoigné Ibrahim Abou Laith, porte-parole des Casques blancs, le service des secouristes en zone rebelle d'Alep. « Il n'y a ni nourriture, ni eau, ni abri, ni moyens de transport (...) les gens dorment dans la rue », a-t-il ajouté, la voix brisée. « Ma souffrance est indescriptible (...) Jusqu'à quand le monde sera contre nous ? » s'est-il exclamé, en référence au silence international.
La communauté internationale a en effet gardé le silence ces derniers jours sur l'intensification des combats. Mais hier, le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a réclamé un « cessez-le feu immédiat » à Alep, appelant la Russie et l'Iran à user de leur influence sur le régime syrien pour éviter une « catastrophe humanitaire ».

Des milliers d'habitants ont fui les zones rebelles et se sont rendus, souvent sans bagages, en zone gouvernementale. D'autres familles se sont réfugiées dans des quartiers encore contrôlés par les rebelles où des résidents leur ont donné des couvertures pour affronter le froid de la nuit. « C'est le premier exode de ce genre à Alep-Est » depuis plus de quatre ans, a indiqué Rami Abdel Rahmane.

Les Casques blancs ont prévenu hier que leurs réserves d'essence sont épuisées, rendant impossible leur déplacement par voiture pour secourir les civils après les bombardements. « Tout le carburant que nous avions est épuisé », a déclaré Ibrahim Abu al-Laith, un responsable des Casques blancs à Reuters. « Avec ces attaques, c'est impossible (...). Aujourd'hui, il y a 50 personnes ensevelies sous les décombres que nous n'avons pas pu extraire », a-t-il ajouté. Dans un communiqué lu devant une caméra, des secouristes ont appelé « toutes les organisations humanitaires, médicales et d'aide à intervenir immédiatement pour mettre fin au désastre humanitaire ».

 

 

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LE DEMEMBREMENT COMMENCE... AINSI EN VEULENT LES GRANDS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 17, le 29 novembre 2016

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  • LE DEMEMBREMENT COMMENCE... AINSI EN VEULENT LES GRANDS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 17, le 29 novembre 2016

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