Coopération

La stabilité du Liban à l’agenda du Congrès américain

Une initiative née des efforts tous azimuts de l'organisation « In Defense of Christians ».

Selon Toufic Baaklini, président d’In Defense of Christians, « quand le Congrès US agit, le monde écoute».

Depuis sa création à Washington il y a trois ans, l'organisation In Defense of Christians (IDC – Pour la défense des chrétiens) multiplie ses efforts pour soutenir la sauvegarde et la préservation des communautés chrétiennes vivant au Moyen-Orient. Elle vient de tenir une conférence de trois jours sur le thème : « Au-delà du génocide, préserver la chrétienté au Moyen-Orient ».

Son agenda était courageux et ambitieux car, cette fois, il s'agissait de passer du stade de la dénonciation à celui de l'action, en conjuguant l'exercice des droits de l'homme et les implications politiques étrangères au Moyen-Orient, au regard des persécutions des chrétiens et des autres minorités ethno-religieuses de la région.
Les panélistes, triés sur le volet, sont des experts, des politiciens, des universitaires, des intellectuels, des journalistes et des activistes. Après avoir évoqué les génocides passés et présents, ils ont planché sur deux points de grande importance : la préservation de la chrétienté dans la plaine de Ninive et le traitement du problème des réfugiés, en référence à la crise politique qui en a découlé au Liban. Ce dernier volet a été ciblé par quinze membres de la Chambre des représentants, dont trois d'origine libanaise, qui sont parvenus à présenter au comité des Affaires étrangères du Congrès une résolution sur l'urgence de pallier la précarité prévalant de plus en plus au Liban.


(Lire aussi : Frem demande la création d'un fonds de soutien pour le Liban)

 

Une solution en cinq points
Partant du fait que la sécurité et la stabilité du Liban, démocratie pluraliste au Moyen-Orient, sont dans l'intérêt des États-Unis et de leurs alliés dans la région, ils ont commencé par tracer un inquiétant état des lieux. À commencer par les perturbations créées par l'afflux de réfugiés syriens, une présence que le gouvernement peine à gérer. Et, bien sûr, l'économie s'en ressent, car ce petit pays accueille proportionnellement le plus grand nombre de déplacés. Le conflit syrien complique par ailleurs l'élection d'un nouveau président, processus déjà ébranlé par la politique du Hezbollah et son intervention armée en Syrie.

Dans ce contexte, la résolution soumise au Congrès propose une solution en cinq points. Les plus importants sont l'assistance des États-Unis et de la communauté internationale pour que le Liban puisse assurer aux citoyens la sécurité et les services qui leur sont nécessaires et pour freiner l'influence du Hezbollah, la poursuite de la coordination entre le secrétaire d'État et le Haut-Commissariat pour les réfugiés, afin d'atténuer tout effet déstabilisant pour le pays hôte, et reconnaître que les forces armées libanaises constituent l'unique institution en charge de la défense de la souveraineté du Liban, tout en soutenant son partenariat avec les États-Unis.
Le président de l'IDC, Toufic Baaklini, a fait remarquer que « les États-Unis sont le pays le plus fort du monde. Quand le Congrès et les législateurs agissent, le monde écoute. Avec l'esprit de justice en tête, je pense que la prochaine action devrait sanctionner les individus et les pays qui financent et soutiennent le groupe État islamique ».

 

Pour mémoire
Pour la nouvelle ambassadrice US, l'implication « unilatérale » du Hezbollah en Syrie remet en question l'indépendance du Liban

Elizabeth Richard, candidate au poste d'ambassadrice US : Il est temps pour le Liban d'élire un président


Depuis sa création à Washington il y a trois ans, l'organisation In Defense of Christians (IDC – Pour la défense des chrétiens) multiplie ses efforts pour soutenir la sauvegarde et la préservation des communautés chrétiennes vivant au Moyen-Orient. Elle vient de tenir une conférence de trois jours sur le thème : « Au-delà du génocide, préserver la chrétienté au...

commentaires (0)

Commentaires (0)