Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Dossier spécial - Terrorisme

Dans quoi sombre l’Europe ?

En 18 mois, la France, l'Allemagne, la Belgique ont été les cibles d'attentats meurtriers de diverses formes et envergures. Certains ont été commis et revendiqués par l'État islamique (EI), d'autres ont été perpétrés par des partisans – non des membres – du groupe. La nuance est essentielle, car elle prouve un effet de mimétisme sans précédent de la part d'individus qui s'inspirent des violences surmédiatisées du groupe. Dans les capitales comme dans les petites communes, tout devient une cible potentielle. Cette généralisation contribue à générer un climat de peur, qui mène très vite aux amalgames, sociaux et politiques notamment. Les extrêmes droites, surtout, semblent profiter de ces tensions pour se mettre en avant, en prévision des scrutins à venir. Les mesures sécuritaires se révèlent de plus en plus inefficaces, notamment en France, et les changements de fond, politiques surtout, continuent de se faire attendre.

Illustration Ivan Debs

Face à la psychose ambiante, l'urgence d'une nouvelle responsabilité collective
L'éclairage de Samia MEDAWAR


Le phénomène s'intensifie en Italie et en France : les communautés musulmanes se mobilisent contre le terrorisme et le jihadisme. Ici, l'imam Sami Salem prononçant son allocution hier dans l'église Santa Maria à Rome, lors d'une messe en hommage au père Jacques Hamel, tué lors d'une attaque dans son église à Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet. Tiziana Fabi/AFP

 

Les attentats en Europe se multiplient depuis quelques semaines, générant un climat de peur et de tensions. Malgré les appels au calme des politiques et des religieux, les discours de haine sont de plus en plus audibles à l'encontre de la communauté musulmane notamment, et les actes islamophobes se font plus nombreux. Le phénomène, inédit, semble aujourd'hui particulièrement difficile, sinon impossible, à endiguer. Plus perceptible, semble-t-il, en France qu'en Allemagne, le clivage social augmente. C'est d'ailleurs l'un des objectifs du groupe État islamique (EI), responsable de manière plus ou moins directe des attaques quasi hebdomadaires en Europe. Lire la suite

 


De l'impact des attentats terroristes sur les extrêmes droites
Focus - Mathieu AIT LACHKAR


France – Le 13 novembre 2015, des commandos sèment la mort dans la salle de concert du Bataclan et sur des terrasses de bars et de restaurants de Paris et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis. Ces attaques revendiquées par l'État islamique (EI) font 130 morts et 368 blessés. Dominique Faget/AFP

 

France, Allemagne, Belgique. Selon la Global Terrorism Dataabase, gérée par l'Université du Maryland, le nombre d'attaques terroristes a diminué en 2015 par rapport à l'année précédente, tout comme le nombre de victimes. Sauf en Europe. Le Vieux Continent est touché de plein fouet par les attentats. Globalement, en Europe de l'Ouest, les attaques sont passées de 214 à 321 en une année. Et comme après chacune d'entre elles, les réactions de la classe politique vont bon train. Fournissant aux extrêmes droites un prétexte pour asséner leurs propositions, amalgamant immigration, terrorisme et identité. Lire la suite


Les attentats terroristes se suivent, mais ne se ressemblent pas
L'éclairage de Léa MASSEGUIN


Belgique – Une personne blessée recevant les premiers soins après que trois kamikazes se furent fait exploser à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek, le 22 mars 2016. 32 personnes périssent. Capture d'écran

 

« La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu'il soit français, américain ou d'un de leurs pays alliés », déclarait le porte-parole de l'organisation État islamique (EI), Abou Mohammad el-Adnani, en septembre 2014. « Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle ou n'importe lequel de ses alliés, écrasez-lui la tête à coups de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le », enjoignait-il. Les nombreux appels au meurtre de ressortissants occidentaux ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Lire la suite

 

 

France : La gestion de la menace sécuritaire, ou les leçons non tirées d'un échec
L'analyse de Lina KENNOUCHE


Le président français François Hollande (à gauche) et son homologue américain Barack Obama à la Maison-Blanche, en novembre 2015. Photo Reuters

 

Depuis quelques mois, l'Europe connaît une vague d'attentats spectaculaires, et l'ensemble des pays participant aux opérations contre l'État islamique (EI) ont été visés par des attaques d'ampleurs différentes. La formation d'une grande coalition internationale menée par les États-Unis, regroupant les armées les plus puissantes du monde (après la chute de Mossoul le 9 juin 2014 et la proclamation du califat le 29 juin 2014) pour venir à bout de moins de 50 000 combattants de l'EI, a eu depuis deux ans des résultats mitigés sur le plan militaire. En revanche, par un effet boomerang, l'EI visé dans ses sanctuaires en Syrie et en Irak est passé du terrorisme de proximité à la délocalisation et la revendication d'attentats sur le sol des États qui participent à ces frappes. Lire la suite

 

Voir aussi la chronologie des attaques liées à la mouvance jihadiste en Europe depuis 2014

 

Lire aussi
La reine se meurt, l'édito de Ziyad Makhoul

Pourquoi l'EI a-t-il perpétré un attentat dans une église en France ?

Valls reconnaît un « échec » de la justice

Merkel maintient son cap sur les réfugiés malgré les attentats

Politiques et religieux font bloc après l'attaque contre l'église Saint-Étienne-du-Rouvray


Face à la psychose ambiante, l'urgence d'une nouvelle responsabilité collective L'éclairage de Samia MEDAWAR
Le phénomène s'intensifie en Italie et en France : les communautés musulmanes se mobilisent contre le terrorisme et le jihadisme. Ici, l'imam Sami Salem prononçant son allocution hier dans l'église Santa Maria à Rome, lors d'une messe en hommage au père Jacques Hamel, tué...

commentaires (2)

Pour ne parler que de le France, en 40 ans ...le nombre d'attentats criminels djihadistes est d'environ 95% des attentats ...alors faire du bisounoursisme de circonstances et du " padamalgam "..c'est ridicule ...les journalistes en général ,devrait savoir , que l'époque de la bien pensance et du politiquement correct anxiogène ...est révolu...! et les événements ne leurs donnent pas raison....! Mal nommer les choses ,c'est ajouter au malheur du monde...(Albert Camus).

M.V.

08 h 36, le 01 août 2016

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Pour ne parler que de le France, en 40 ans ...le nombre d'attentats criminels djihadistes est d'environ 95% des attentats ...alors faire du bisounoursisme de circonstances et du " padamalgam "..c'est ridicule ...les journalistes en général ,devrait savoir , que l'époque de la bien pensance et du politiquement correct anxiogène ...est révolu...! et les événements ne leurs donnent pas raison....! Mal nommer les choses ,c'est ajouter au malheur du monde...(Albert Camus).

    M.V.

    08 h 36, le 01 août 2016

  • Elle sombre dans ce qu'elle a semé, malheureusement...

    NAUFAL SORAYA

    07 h 30, le 01 août 2016

Retour en haut