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Moyen Orient et Monde - France

Politiques et religieux font bloc après l’attaque contre l’église Saint-Étienne-du-Rouvray

Une vidéo montre les jihadistes prêtant allégeance à l'EI.

Le président français, François Hollande, en compagnie du cardinal André Vingt-Trois, après la messe en hommage au père Jacques Hamel à...

Après l'assassinat d'un prêtre dans une église par deux jihadistes, les dignitaires religieux français, le président François Hollande et des responsables politiques ont assisté hier à une messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris, donnant une image de cohésion d'une France ébranlée par une succession d'attentats.
Loin des polémiques politiques surgies après l'attentat du 14 juillet sur les conditions de sécurité à Nice (84 morts) et des huées qui avaient accueilli le Premier ministre Manuel Valls venu rendre hommage aux victimes, la cérémonie à Notre-Dame était empreinte de gravité et de recueillement.
Avant leur sortie de l'édifice religieux, le président socialiste et l'archevêque de Paris, André Vingt-Trois, ont été applaudis. Dans l'assistance figuraient de nombreux responsables politiques de la majorité et de l'opposition de droite, dont l'ex-président Nicolas Sarkozy.
Dans la matinée, les responsables religieux français avaient affiché à l'issue d'une rencontre avec François Hollande leur unité pour appeler leurs fidèles à résister à la « guerre de religion » voulue par l'organisation État islamique. Pour Mgr Vingt-Trois, les croyants de France « ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique » de l'EI qui « veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille ».

Troubles du comportement
L'enquête sur l'attaque contre l'église Saint-Étienne-du-Rouvray (Nord-Ouest) a permis d'établir l'identité d'un premier assaillant, Adel Kermiche, un Français de 19 ans habitant la commune. Issu d'une famille d'origine algérienne sans histoire mais souffrant de troubles du comportement, il était assigné à résidence avec un bracelet électronique depuis mars, après une dizaine de mois en prison, dans l'attente d'un procès pour avoir tenté à deux reprises, en 2015, de se rendre en Syrie.
L'identification de son complice, dont le corps a été criblé par les balles des policiers, n'a pas encore été formellement établie. Les enquêteurs suspectent cependant un homme de 19 ans, Abdel Malik P., originaire de l'Est de la France.
En outre, l'EI a diffusé hier une vidéo dans laquelle deux hommes présentés comme les auteurs de l'attaque contre l'église prêtent allégeance au chef de cette organisation. Cette vidéo diffusée par l'agence Amaq, organe de propagande de l'EI, montre deux jeunes hommes à côté d'une bannière de l'EI, l'un d'eux récitant en arabe avec un fort accent le texte traditionnel d'allégeance à l'« émir des croyants » Abou Bakr el-Baghdadi. Les deux hommes, barbus et se présentant sous les noms de guerre d'Abou Omar et d'Abou Jalil el-Hanafi, jurent « obéissance » au chef de l'EI en se tenant la main. Les auteurs de l'attaque « répondaient aux appels à prendre pour cible les pays de la coalition » internationale qui combat l'EI en Irak et en Syrie, d'après Amaq.
Sur un autre plan, face aux demandes de la droite d'un durcissement de la législation antiterroriste, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rejeté l'idée d'une mise en rétention des personnes fichées pour radicalisation : « C'est anticonstitutionnel » et par ailleurs « ce serait totalement inefficace ».
Accusé par des élus de droite à Nice d'avoir menti sur le dispositif de sécurité déployé au soir du 14 juillet, quand un Tunisien a foncé dans la foule, le ministre a pu s'appuyer hier soir sur un rapport de la « police des polices » selon lequel ce dispositif n'était pas sous-dimensionné.

Radicalisation catholique
L'assassinat du prêtre par des jihadistes est une première dans un lieu de culte catholique en Europe. Plusieurs hommages ou cérémonies sont prévues d'ici à la fin de la semaine à Saint-Étienne-du-Rouvray, en banlieue de Rouen.
L'assassinat du prêtre de 86 ans a traumatisé les Français bien au-delà des catholiques. À Saint-Étienne-du-Rouvray, dont le maire est communiste, roses blanches, ours en peluche et bougies s'accumulaient hier devant l'entrée de la mairie.
« Le vrai risque, c'est une radicalisation d'une partie de l'opinion catholique, dont une part non négligeable déjà vote Front national », le parti d'extrême droite, juge cependant Odon Vallet, historien français des religions.
(Source : AFP)


Après l'assassinat d'un prêtre dans une église par deux jihadistes, les dignitaires religieux français, le président François Hollande et des responsables politiques ont assisté hier à une messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris, donnant une image de cohésion d'une France ébranlée par une succession d'attentats.Loin des polémiques politiques surgies après l'attentat du 14...

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