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Plus de 500 jeunes aux Journées canadiennes de la jeunesse maronite

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La troisième édition de cet événement désormais annuel s'est déroulée du 20 au 22 mai dans la ville de Toronto, la métropole de l'Ontario.

01/08/2016

Les Journées canadiennes de la jeunesse maronite, un rendez-vous annuel instauré par Mgr Paul-Marwan Tabet, évêque des maronites du Canada, a suscité cette année l'enthousiasme d'un grand nombre de jeunes. L'évêque a confié l'organisation de cette troisième édition à la paroisse maronite Notre-Dame du Liban de Toronto, qui a ainsi accueilli plus de 500 participants venant de la vingtaine de paroisses maronites du Canada pour une rencontre de prière et de socialisation entre croyants. Des jeunes maronites de toutes les provinces canadiennes, âgés entre 18 et 35 ans, issus pour la plupart de la deuxième génération d'immigrants libanais, ont pris part à un programme s'étalant sur un long week-end de trois jours.
Après une soirée d'accueil chaleureuse, suivie d'une tournée touristique dans la ville pour les nouveaux venus, des activités variées, dont des ateliers et des débats sur divers thèmes religieux, ont eu lieu dans des salles mises à disposition par le Centre arménien de Toronto. Des loisirs, joignant l'utile à l'agréable, ont par ailleurs agrémenté ces journées, comme des soirées musicales, des partages d'expérience et des jeux de rôle.

Une académie pour former aux responsabilités
Les Journées canadiennes de la jeunesse maronite ont eu lieu pour la première fois en 2014 à Montréal. Depuis, le succès est notable auprès des jeunes. Mgr Tabet, rencontré au siège du patriarcat maronite à Bkerké, où il était venu pour participer au synode de l'Église maronite en juin, s'est réjoui de cet événement. «La convention des jeunes maronites de 2016 a été un succès, a-t-il dit. Le moment spirituel culminant de cette rencontre a été la confession de quelque 340 jeunes, dont certains, qui avaient aux alentours de 25 ans, ne s'étaient encore jamais confessés de leur vie!»
Mgr Tabet annonce la fondation de l'Académie Saint-Maron, qui a pour objectif de former les jeunes aux responsabilités futures dans les paroisses. «J'ai invité les jeunes ayant participé à trois conventions successives à venir se former à l'Académie Saint-Maron pendant sept mois en vue d'expérimenter la pratique paroissiale, raconte-t-il. Les inscriptions ont dépassé la centaine. Une bonne partie de la formation sera faite en ligne.»
Le comité organisateur de ce grand événement au Canada a pour coordinateur le père antonin Youssef Chédid, curé de la paroisse Notre-Dame du Liban de Toronto, aidé de son vicaire le père antonin Élie Abou Assaf. Ce comité a veillé à ce que tout soit en ordre, des réservations d'hôtel jusqu'à l'éclairage des salles. «Le but de cette rencontre était de favoriser l'enracinement de nos jeunes dans leur tradition culturelle libanaise et orientale, d'enrichir leur vie spirituelle et de créer une ambiance où ils peuvent vivre leur culture et partager des moments de joie à travers la musique, la danse et la dégustation de plats libanais», souligne le père Chédid. Le curé ne cache pas son admiration pour les participants, tous fils d'immigrants libanais: «J'étais impressionné par la maturité des jeunes que j'ai rencontrés durant ces journées. Ils ont acquis la culture du pays d'accueil, mais ont gardé une forte soif d'exprimer l'identité reçue de leurs parents libanais.»

Des jeunes racontent
Des t-shirts jaunes portant l'inscription Happy I am forgiven (Heureux, car je suis pardonné) ont été distribués aux participants, évoquant ainsi le thème de la rencontre qui se déroule pendant l'Année de la miséricorde proclamée par le pape François. «La convention a été pour moi une expérience très enrichissante, tant sur le plan spirituel que social», témoigne Camélia Faraj, une Montréalaise descendante d'immigrants libanais venus de Beyrouth. Camélia, 23 ans, est étudiante en nutrition et paroissienne de Saint-Maron de Montréal. «Les différentes activités m'ont permis de me sentir proche de ma foi chrétienne, et ce voyage a été pour moi une occasion de rencontrer des personnes formidables et chaleureuses venues des quatre coins du Canada pour se rapprocher de la communauté maronite», dit-elle. Camélia raconte s'être confessée. «Au début, j'étais un peu hésitante parce que la confession se fait face à face avec le prêtre, se souvient-elle. Toutefois, l'aménagement et le décor de la salle offraient une ambiance propice à la confession. J'ai été encouragée par le nombre important de personnes venues se confesser. J'ai beaucoup apprécié cette expérience qui fut sincèrement libératrice.»
Quant à Mélanie Azzi, née à Toronto de parents libanais et venue de la ville de Damour, elle confie: «J'ai eu une expérience incroyable en participant à la convention maronite et j'ai vraiment apprécié le temps passé avec des amis et personnes venus de tout le Canada.» Cette étudiante en éducation de la petite enfance et paroissienne de Notre-Dame du Liban à Toronto, âgée de 22 ans, poursuit avec enthousiasme: «J'ai vraiment aimé la manière dont nous étions unis dans la même culture.»
Les prochaines Journées canadiennes de la jeunesse maronite se tiendront en 2017 sur la côte atlantique du Canada, dans la paroisse Notre-Dame du Liban de la ville de Halifax. «J'aimerais dire que cette expérience de trois jours à Toronto m'a permis de découvrir une ville formidable et m'a laissé des souvenirs à jamais gravés dans ma mémoire, affirme Camélia. J'ai hâte d'être à la convention qui se déroulera l'an prochain à Halifax.»
Les jeunes chrétiens ont eu aussi une autre rencontre cet été: les Journées mondiales de la jeunesse qui viennent de se dérouler à Cracovie, en Pologne.

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