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Liban

Remis en liberté, Hassan Yaacoub veut « demander des comptes »

Rapt de Hannibal Kadhafi
OLJ
26/07/2016

Détenu depuis décembre 2015 dans le cadre de l'affaire du rapt du fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal Kadhafi, l'ancien député Hassan Yaacoub a été remis en liberté hier en échange d'une caution de 30 millions de livres libanaises.
Jeudi, le juge d'instruction du Mont-Liban, Ziad Makna, avait signé la décision de remise en liberté de l'ancien député. La décision avait été transférée au parquet qui l'a acceptée dans la journée d'hier.
Après sa libération, M. Yaacoub s'est dirigé vers le lieu du sit-in organisé par sa mère, sa famille et ses partisans depuis 80 jours, sur l'autoroute de l'aéroport, en face du siège du Conseil supérieur chiite, dans la banlieue sud de Beyrouth.
L'ancien député de Zahlé, dont le père a disparu en Libye en 1978 avec l'imam Moussa Sadr et le journaliste Abbas Badreddine, a remercié ses partisans et les médias qui l'ont soutenu tout au long de son arrestation qui a duré 7 mois.
« Kadhafi a été, depuis 38 ans, l'ennemi du Liban, et c'est son fils qui est aujourd'hui derrière les barreaux », a-t-il lancé.
« Pourquoi tout cela s'est-il produit avec la famille du cheikh Mohammad Yaacoub, ses enfants et sa mère ? Est-ce ainsi que l'on témoigne sa fidélité ? » s'est-il interrogé, au sujet de son incarcération, dans une allusion à peine voilée au président de la Chambre et chef du mouvement Amal, Nabih Berry.
« Je suis fier d'être le fils du cheikh disparu, Mohammad Yaacoub. Je suis encore plus fier d'avoir senti l'oppression dont il a été victime (à travers moi) durant sept mois », a-t-il noté.
« La détention n'est rien en comparaison avec les souffrances endurées par la famille Yaacoub sur les routes », a souligné Hassan Yaacoub.
Sur un ton menaçant, l'ancien député, qui a pourtant annulé la conférence de presse qu'il voulait tenir sitôt libéré, a dit : « Les statues de chair et de sang vont s'écrouler sous les pieds, du fait de toutes ces heures endurées par la famille sur les routes, des yeux qui ont feint la cécité et des oreilles qui ont fait mine d'être sourdes. Tout cela coûtera cher. Finis les discours. Désormais, nous passerons à l'acte et nous demanderons des comptes. »
Un mandat d'arrêt a été émis le 21 décembre 2015 à l'encontre de Hassan Yaacoub et ses deux gardes du corps. L'homme est accusé d'être l'un des auteurs présumés du rapt de Hannibal Kadhafi. Ce dernier avait été enlevé en décembre 2015 dans la Békaa par un groupe armé inconnu, avant d'être libéré par la police quelques heures plus tard.

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