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Diaspora

Salim Miguel, l’une des icônes de la littérature brésilienne, n’est plus

Disparition
18/07/2016

La communauté libanaise du Brésil vient de perdre Salim Miguel, âgé de 92 ans, un grand écrivain de son pays d'adoption qui n'a jamais cessé d'inclure ses origines libanaises dans ses œuvres.
Salim Miguel est né en 1924 à Kfarsouron, dans le Koura, au Liban-Nord. Il a émigré au Brésil à l'âge de trois ans avec ses parents (voir la page Libanais dans le monde de L'OLJ du 15 avril 2013). Sa famille emménage dans la ville de Biguaçu, dans l'État de Santa Catarina, au sud du Brésil.
À la suite de ses études, Salim Miguel est devenu journaliste et écrivain, pour devenir l'un des principaux noms de la littérature de l'État de Santa Catarina et du Brésil. Il s'est marié avec l'écrivaine et traductrice Eglê Malheiros. Il a travaillé dans plusieurs revues et journaux brésiliens et dirigé la maison d'édition de l'Université fédérale de Santa Catarina (UFSC). Il en a fait l'une des principales maisons d'édition du pays.
Miguel a contribué à l'élaboration d'une politique éditoriale nationale. Il est l'auteur de 33 livres, dont Nur na escuridão (Lumière dans l'obscurité), qui a été traduit en arabe aux éditions Dar Saër el-Mashrek sous le titre Du Koura au Brésil – aller et retour. Il avait beaucoup apprécié de voir son livre traduit en arabe, sa langue maternelle. Cet ouvrage raconte sa vie, de Kfarsouron jusqu'à son arrivée au Brésil, et toute la saga de sa famille au Brésil. Il y relate les souvenirs du Liban, son pays d'origine.
Salim Miguel a reçu plusieurs distinctions, prix littéraires et journalistiques, entre autres le titre de docteur honoris causa de l' UFSC (2002), le prix Machado de Assis (2009), le plus important accordé par l'Académie des lettres brésilienne, en hommage à l'ensemble de son œuvre.
Salim Miguel n'a jamais cessé d'écrire. À l'âge de 91 ans, en 2015, un an avant de mourir, il a écrit son dernier livre Nós (Nous), un roman policier et une histoire de crime et de mystère. Avant sa mort, ce grand écrivain a fait don de sa bibliothèque privée, qui compte plus de 10000 titres, à l'Université publique de Forianópolis.
À l'annonce de son décès, la ville de Biguaçu a décrété trois jours de deuil. Plusieurs organisations culturelles ont rendu hommage à cet écrivain libano-brésilien qui a marqué l'histoire de la littérature brésilienne et placé la culture et les traditions libanaises au cœur de ses écrits.

Cette page est réalisée en collaboration avec l'Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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