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« La situation du cinéma libanais est très bonne, ce festival en témoigne »

Événement

Plus de 40 films libanais, dont 11 de fiction, 13 documentaires, 12 premiers films et 8 expérimentaux, sont à l'affiche du Festival du film libanais (du 30 mai au 3 juin) qui s'ouvre ce soir avec « Samt » (« Silence ») de Chadi Aoun et « Love and War on the Rooftop » (« Amour et guerre sur le toit ») de March, au Cinemacity de Beirut Souks. Wafa' Céline Halawi, directrice artistique de l'événement, en trace les grandes lignes.

30/05/2016

« Permettre aux réalisateurs libanais de projeter leurs œuvres et de rencontrer leur public reste, cette année encore, notre motivation première », martèle Wafa' Céline Halawi, directrice artistique du Festival du film libanais qui se déroule à partir de ce soir et jusqu'au vendredi 3 juin au Cinemacity de Beirut Souks. Rappelant les objectifs premiers de l'événement qui signe sa 12e édition, Halawi indique qu'il s'agit de « découvrir et de promouvoir les réalisateurs libanais au Liban. Le but est de donner une place et une voix aux jeunes metteurs en scène et de permettre aux réalisateurs plus établis une reconnaissance dans leur pays ».

Ainsi, pour 2016, plus de 40 films libanais, dont 11 de fiction, 13 documentaires, 12 premiers films et 8 expérimentaux, sont à l'affiche. « Nous sommes heureux d'avoir programmé plusieurs longs-métrages cette année, sachant que la sélection a majoritairement été tournée vers les courts-métrages – faute de longs dans les éditions précédentes, mises à part les cérémonies d'ouverture et de clôture », note la directrice artistique du LFF en soulignant plusieurs avant-premières libanaises, à commencer par Tombé du ciel de Wissam Charaf qui arrive directement de Cannes ; The Road, tant attendu, de Rana Salem et le fameux Go Home de Jihane Chouaib pour la clôture, pour en nommer quelques-uns. De même que plusieurs nouveautés : une fenêtre ouverte sur les films de danse avec une collaboration avec Cinedans, Amsterdam. Une séance est réservée à la projection de films faisant partie de leur sélection officielle internationale, ainsi que deux films de danse par des réalisateurs libanais. À part cette collaboration, une séance est dédiée à la sélection « Cinephilia Filmmakers to Watch series », et une autre séance, proposée par Katia Jarjoura, sera consacrée à des courts-métrages de Bagdad.

Les films à ne pas rater sous aucun prétexte ? « J'aimerais dire tous ! Et puis il y a les coups de cœur que sont les films de danse. » Les invités à ne pas rater sous aucun prétexte, alors ? « Brad Saunders, scénariste et membre du jury, qui nous vient de Los Angeles ; Soraya Baghdadi, actrice, danseuse, chorégraphe et femme du réalisateur célèbre Maroun Baghdadi, et Jihane Chouaib qui vient présenter son film pour la première fois au Liban. » Le festival a été fondé en 2001 par Pierre Sarraf et Nadim Tabet, qui l'ont dirigé pendant 10 ans. Sabyl Ghossoub leur a ensuite succédé pour les deux éditions suivantes. À présent, Wafa' Céline Halawi prend la relève pour les deux éditions à venir.

« Crowdfunding » réussi
C'est porté par le soutien de Cinemacity Beirut Souks, du public, de réalisateurs, d'acteurs et d'amis, qui se sont mobilisés à travers une campagne « crowdfunding » sur Zoomaal que le festival a pu accomplir cette 12e édition.

Au-delà de son clin d'œil à la danse et aux poubelles, l'identité de cette livraison est un « hommage à ce qui nous fait rêver et bouger, à ce qui est une échappatoire ainsi qu'un rappel d'une réalité repoussante, parfois. C'est aussi une bouffée d'air frais, un brin d'inspiration, d'ambition et de foi en un pays, un art, des expressions qui sont souvent, malgré nous, mises au dernier rang », notent les organisateurs. Et d'ajouter : « De nombreux cinéastes que nous soutenons et projetons depuis leurs débuts sont aujourd'hui sélectionnés et primés dans les plus grands festivals : Cannes 2015, avec une palme d'or pour Ely Dagher ; Berlin 2016, avec le prix Robert Bosch Stiftung, décerné aux projets de Feyrouz Serhal et d'Éliane Raheb, ainsi que Cannes 2016 avec les films de Wissam Charaf, de Nadim Tabet, de Vatche Boulghourjian, de Mounia Akl et de Darine Hotait. »
« Cela veut dire que, malgré tous les défis sociaux, professionnels et financiers, il y a un cinéma libanais bien ancré ainsi que de nombreux talents qui doivent surtout et avant tout être reconnus ici. La situation du cinéma libanais est très bonne, et j'espère que la sélection de cette édition en témoignera ! » disent-ils.

L'inauguration aura donc lieu ce soir, à 20h, avec Love and War on the Rooftop, documentaire initié par March Lebanon et sa fondatrice Léa Baroudy, précédé de Samt (Silence), un court-métrage d'animation de Chadi Aoun.
Un dernier message avant le début des projections ? « Vous sentez-vous plutôt emportés par les images et les instants au-delà de tout espace et de tout temps. C'est ça, la magie du cinéma. » Ainsi soit-il !

 

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