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Nos lecteurs ont la parole

Ce sont nos sentiments qui nous unissent

L’ancien ministre Charbel Nahas rend publique sa liste incomplète.

Dans ma ville, ça puait, tous les jours. À Beyrouth, ça pue toujours.
C'était une journée comme les autres, qui par une simple décision s'est singularisée. Cette décision était la mienne, jeune citoyenne qui venait d'avoir 21 ans, de se lever, s'encourager pour prendre part dans un mouvement pas comme les autres. Je refuse de le qualifier autrement, je dénonce tous ces dires qui ne font que perdre l'espoir : « Lebnen ma ha yetghayar », « min bado ysawit », « kabro 3a2elkoun, ento badkon tghayro ? »
Le jardin de Sioufi, un espace public. Ces 20 000 m2 de verdure qui ont accueilli des voix et des cris nous ont réunis. Si nos avis sont différents, nos points de vue s'opposent, ce sont nos sentiments qui nous unissent. Nos craintes, nos déceptions, nos dégoûts, envers un même État irresponsable et défaillant. Ces mêmes responsables qui ne font que parler de nos intérêts, défendre nos besoins, qui nous aident à vivre, disent-ils, à réaliser nos rêves et achever nos ambitions, au sein d'un État de droit, juste et indépendant, veulent à tout prix gagner notre confiance. Mais comment ? Où ? Et pourquoi ?
Dans une ambiance de corruption, un environnement pollué, parmi les poubelles, au sein des déchets. En rappelant leur gloire et leur réussite, en niant toujours et sans cesse leurs responsabilités, les fautes qu'ils ont commises et peuvent toujours commettre. Pour rester au pouvoir, assis.
Déchets, irresponsabilité, pouvoir. Un fameux triptyque qui aujourd'hui fait rayonner nos politiciens à travers le monde. Mais surtout qui illustre notre faillite, en tant que citoyens. Apparemment un triptyque commun. Prouvons donc le contraire.
« Beirut Madinatouka », prouve que tu es capable de changer, que ta voix compte, ton espoir fera revivre l'âme beyrouthine. Prouve que l'indépendance n'est pas une impossibilité, que ta volonté te mènera vers où tu veux. Si ce n'est pas aujourd'hui, ça sera plus tard. Réveille-toi un lendemain, décide de faire partie de tout mouvement qui apporte des idées nouvelles, ambitieuses, prometteuses. Et tu le feras, tu le prouveras.
Main dans la main, nous pourrons faire briller les trottoirs de chaque rue, rendre l'odeur pure et fraîche de l'air, revoir la Suisse de l'Orient renaître dans l'indépendance, la sécurité et la tranquillité.
Votez, pour que les 20 km2 soient 10 542 km2. Votez pour que « Beyrouth Madinati » soit « Loubnan Baladi ». Ce 8 mai, n'oubliez pas de voter.

Dans ma ville, ça puait, tous les jours. À Beyrouth, ça pue toujours.C'était une journée comme les autres, qui par une simple décision s'est singularisée. Cette décision était la mienne, jeune citoyenne qui venait d'avoir 21 ans, de se lever, s'encourager pour prendre part dans un mouvement pas comme les autres. Je refuse de le qualifier autrement, je dénonce tous ces dires qui ne font que perdre l'espoir : « Lebnen ma ha yetghayar », « min bado ysawit », « kabro 3a2elkoun, ento badkon tghayro ? »Le jardin de Sioufi, un espace public. Ces 20 000 m2 de verdure qui ont accueilli des voix et des cris nous ont réunis. Si nos avis sont différents, nos points de vue s'opposent, ce sont nos sentiments qui nous unissent. Nos craintes, nos déceptions, nos dégoûts, envers un même État irresponsable et défaillant....
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