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Le Liban face à un destin périlleux : accepter l’accord-cadre ou la reprise des combats

L’accord-cadre entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, est la seule voie viable pour mettre fin à la guerre et rétablir la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire. L’alternative serait la reprise des combats et la poursuite de l’occupation.

Le président de la République Joseph Aoun a déclaré que l’accord-cadre entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, malgré l’impossibilité d’améliorer certaines de ses clauses, constitue la meilleure solution possible pour mettre fin à la guerre et rétablir la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire. Il a ajouté que s’il existe une meilleure alternative, il est prêt à l’adopter.

Face à cette dure réalité au Liban : une grande partie du Sud-Liban occupée par l’ennemi israélien, des milliers de martyrs –

combattants et civils innocents – et la plupart des villes et villages occupés rasés, le pouvoir exécutif libanais, représenté par le président et la majorité du gouvernement, se devait de mettre un terme à l’effusion de sang et aux destructions et de conclure cette guerre désastreuse, qui n’a pas mené à la libération mais à l’extension de l’occupation du territoire libanais. Malgré le désaccord du duo chiite et les réserves légitimes de certaines forces politiques concernant certaines clauses de l’accord, notamment l’arrêt des poursuites judiciaires contre Israël pour violations du droit international humanitaire, l’absence de calendrier pour le retrait israélien et le manque de retour à l’accord d’armistice après ce retrait.

L’accord-cadre, imposé par l’administration américaine, constitue une victoire pour Israël. Ce dernier est parvenu à convaincre l’administration américaine de modifier sa position et de ne pas tenir compte des conditions iraniennes concernant le Liban, en particulier le retrait de l’armée israélienne sous deux mois, condition stipulée dans le mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis.

Malgré ses imperfections, cet accord représente une lueur d’espoir pour les Libanais, leur permettant d’échapper aux ravages de la guerre. Le duo chiite doit respecter et prendre en compte l’opinion de la majorité du peuple libanais et donner au gouvernement libanais la possibilité de mettre en œuvre les dispositions de l’accord, notamment celles relatives au déploiement de l’armée libanaise dans la zone pilote comme première étape, ainsi qu’à la remise effective des armes du Hezbollah et au démantèlement de son infrastructure militaire dans ces zones. Si ce processus aboutit et que le retrait de l’armée israélienne commence, remplacé par le déploiement de l’armée libanaise, le Hezbollah remettra simultanément ses armes dans les régions libanaises restantes, et l’armée libanaise étendra son autorité sur l’ensemble du territoire.

Entre l’option d’accepter progressivement les dispositions de l’accord afin d’en évaluer la faisabilité par les deux parties sous supervision américaine, et celle du duo chiite, fondée sur l’hypothèse que l’Iran peut améliorer certains termes de ces dispositions et, en cas d’échec, tenter de renverser l’accord au Parlement, le Liban demeure dans une zone grise. Israël dispose ainsi d’une grande latitude d’action dans le Sud contre tout mouvement du Hezbollah sur le terrain, notamment dans les territoires occupés et les autres zones sous contrôle et surveillance israéliens. Il est fort probable que l’alternative à l’accord soit un troisième cycle de combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah, une occupation accrue du territoire libanais et l’élimination des soutiens du duo chiite.

Élias ABU JAWDEH

Docteur en sciences politiques

Général de brigade à la retraite

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L’accord-cadre entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, est la seule voie viable pour mettre fin à la guerre et rétablir la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire. L’alternative serait la reprise des combats et la poursuite de l’occupation.Le président de la République Joseph Aoun a déclaré que l’accord-cadre entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, malgré l’impossibilité d’améliorer certaines de ses clauses, constitue la meilleure solution possible pour mettre fin à la guerre et rétablir la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire. Il a ajouté que s’il existe une meilleure alternative, il est prêt à l’adopter.Face à cette dure réalité au Liban : une grande partie du Sud-Liban occupée par l’ennemi israélien, des milliers de...
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