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Nos lecteurs ont la parole

Face au brouillage et aux pièges

Dans un monde qui ne tourne pas rond, notre région tourne en rond. Plusieurs variables nous encerclent. Les uns sont pour la guerre, les autres sont pour la paix, d’autres pour la neutralité. Il nous faut redessiner le paysage politique sur le terrain et les choix ou pièges qui nous attendent. On doit finir par accepter la paix sans victoire ou bien continuer une guerre sans fin.

À l’occasion de la fête de l’indépendance de l’Amérique du 4 juillet 1776, on peut lire dans la Constitution : « Tous les hommes naissent égaux, les hommes ont le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. »

Cette déclaration de grands principes n’a pas été sans une extermination des peuples autochtones. C’était une période où fleurissait l’esclavage que pratiquaient les pères fondateurs de l’Amérique. Ils devaient établir l’ordre de l’État et la raison, contre le chaos apparent de la nature et la sauvagerie sur le sol des États. Et à l’extérieur, une guerre d’indépendance contre l’Angleterre de 1775 à 1783, où Londres reconnaît l’indépendance des États-Unis.

Les guerres de notre région s’habillent de différentes appellations : libérer la Palestine, détruire Israël, et s’y mêlent l’Amérique, la Chine, la Russie, Israël et l’Iran, et sûrement les conflits religieux des pays arabes.

Dans ce brouillage régional, beaucoup de sacrifices consentis ne font qu’assombrir la noirceur du monde. Qui tire les ficelles de notre destin ? Nos politiques sont déboussolés, dévoyés. Celui qui contrôle l’angoisse des gens devient le maître décideur. Dans l’attaque du Hamas contre Israël en 2023 et la riposte sauvage d’Israël sur Gaza, le Liban est broyé, le Sud dévasté, et l’Iran manipule une résistance qui lutte et enfonce le pays. L’Amérique essaie de jouer le « honest broker », mais avec Israël et l’Iran, la nuisance est plus forte que celle de la construction. C’est un monde violent, de plus en plus violent. Cette violence façonne notre histoire.

Comment sortir le Liban de l’emprise israélo-iranienne ? La réponse devrait être par l’unité nationale, par l’unité des responsables. La réalité est tout autre. Le Liban peut-il libérer la Palestine ? Jusqu’où peut aller la résistance ? La fascination de la violence peut donner l’impression à celui qui est prêt à mourir qu’il a déjà gagné. On doit savoir que la loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend dire la loi.

Le Liban, par ses responsables rationnels, doit miser sur les instances internationales, sur les amis du pays à tous les niveaux. L’Amérique qui joue l’intermédiaire est en train d’agir pour le camp de la paix basé sur la justice internationale pour arrêter les assassins aux identités guerrières. Le président des États-Unis, avec un comportement hyperactif et désinhibé, peut arriver à vous étonner en bien quelquefois.

Le président Trump se trouve toujours sur un balancier instable. Il proclame la paix et surtout les avantages économiques tout en se ménageant une partie de l’électorat américain radicalisée et se permet toutes les transgressions. C’est un président fasciné par le clinquant, par les présidents forts, par la folie des grandeurs et l’appât du gain.

Il se prétend capable de tout, mais pas toujours du meilleur.

Malgré tous ces travers, le Liban doit espérer dans les principes de la démocratie des pères fondateurs de l’Amérique. C’est l’ensemble de codes du monde occidental, c’est-à-dire le respect de l’humain, des libertés et de l’harmonie sociale, et le développement de l’humanité.

Nous subissons au Liban un traumatisme psychique de chaque jour qui s’inscrit dans le cerveau, qui altère notre vécu, notre avenir, surtout les régions cérébrales du stress et des émotions. C’est l’interaction de nos gènes et de l’environnement.

Certains de nos politiques, noyés dans l’illusion de la connaissance, ne font que s’enfoncer dans les haines et l’agressivité. N’ayant pas la capacité de convaincre, ils s’abritent dans la position de contraindre ou de s’opposer à tout projet de paix.

La société libanaise aspire à la tranquillité, à l’ouverture aux mouvements du monde. Notre jeunesse continue à subir les déceptions, les désillusions, un avenir obscur et surtout la noirceur de l’âme humaine. Le pays est dominé par les profiteurs qui font éclater tous les codes des rapports humains. Le savoir de certains n’a jamais vacciné contre la haine, mais va aider à camoufler les sentiments profonds.

L’espoir est dans la démarche du président et du gouvernement pour ramener la paix et la cohésion sociale, et le développement social pour notre jeunesse, et le redressement de tout le pays. Les pièges sont nombreux, mais l’espoir est là, par l’agrégation de bonnes volontés sans compromis. On doit aboutir par le dialogue à un projet, un rêve national commun, loin des aberrations et des déviances. Le pays attend nos jeunes et leurs activités créatrices dans les sciences, l’intelligence artificielle qui relèvera le pays vers le progrès et la paix.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes. 

Dans un monde qui ne tourne pas rond, notre région tourne en rond. Plusieurs variables nous encerclent. Les uns sont pour la guerre, les autres sont pour la paix, d’autres pour la neutralité. Il nous faut redessiner le paysage politique sur le terrain et les choix ou pièges qui nous attendent. On doit finir par accepter la paix sans victoire ou bien continuer une guerre sans fin. À l’occasion de la fête de l’indépendance de l’Amérique du 4 juillet 1776, on peut lire dans la Constitution : « Tous les hommes naissent égaux, les hommes ont le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. » Cette déclaration de grands principes n’a pas été sans une extermination des peuples autochtones. C’était une période où fleurissait l’esclavage que pratiquaient les pères fondateurs de...
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