Le ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk a assuré mercredi que les élections municipales qui doivent débuter le 8 mai sont "les plus importantes depuis plusieurs décennies". Photo Dalati et Nohra
Le ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk a assuré mercredi que les élections municipales qui doivent débuter le 8 mai sont "les plus importantes depuis plusieurs décennies".
"Je n'exagère pas en disant que ces élections sont probablement les plus importantes depuis plusieurs décennies, elles ont lieu alors que la vacance présidentielle perdure et que le mandat du Parlement est prorogé", a déclaré M. Machnouk lors d'une conférence de presse. "Ces élections ramènent l'espoir, prouvent que quelque chose fonctionne dans ce régime démocratique libanais et redonnent au citoyen son enthousiasme face à ses droits", a-t-il dit. Selon lui, "les municipalités ont prouvé qu'elles étaient les plus efficaces dans la gestion des crises".
"Notre système souffre de nombreux problèmes, de même que la région, a noté M. Machnouk. Nous faisons face à des États qui s'effritent et la tenue de ces municipales montre que nous continuons à avoir un modèle de coexistence".
(Repère : Les municipales, comment ça marche ? Un guide pratique pour tout comprendre)
Le ministre de l'Intérieur a indiqué que "plus de 20.000 membres des forces de sécurité seront mobilisés pour protéger les bureaux de votes et leurs alentours et garantir le bon déroulement des élections". Interrogé par les journalistes, M. Machnouk a assuré que "les municipales ne seront pas reportées à Ersal (Békaa)" et que le vote aura lieu dans les postes de l'armée.
Les dates des élections municipales ont été fixées selon le calendrier suivant : le 8 mai à Beyrouth, dans la Békaa et à Baalbeck-Hermel, le 15 mai au Mont-Liban, le 22 mai au Liban-Sud et à Nabatiyé et enfin le 29 mai au Liban-Nord et au Akkar.
A Beyrouth, quatre listes, complètes ou incomplètes, vont se partager les voix. Il s'agit de celle présentée par l'avocat Imad Wazzan, celle présentée par la campagne "Beyrouth Madinati", la "Liste des Beyrouthins", cautionnée par les forces politiques traditionnelles sous le parrainage de Saad Hariri, et une liste incomplète présentée par l'ancien ministre Charbel Nahas.
A Zahlé, capitale de la Békaa, la bataille s'annonce serrée. Lundi, Moussa Fattouche, le frère du député de Zahlé, Nicolas Fattouche, a annoncé la constitution de sa liste qui sera opposée à celle parrainée par Myriam Skaff, épouse du défunt député Élias Skaff, et soutenue par le Courant du Futur et le Hezbollah. Charbel Nahas a également annoncé la composition d'une liste présidée par Élissar Samaha. L'ancien maire de Zahlé, Assaad Zogheib, a également présenté une liste.
Le paysage municipal à Tripoli et les principaux enjeux qui s'y posent ne diffèrent pas tant de ce qui se passe dans les autres grandes villes. Le bras de fer attendu entre les forces dites du renouveau incarnées par la société civile et les forces politiques traditionnelles aux alliances contre nature semble de plus en plus dessiner les contours de la bataille à venir. À la différence près que dans la capitale du Nord, la composante islamiste, particulièrement prépondérante, vient s'incruster dans ce tableau bigarré qui reste encore à ce jour en cours d'esquisse.
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"Je n'exagère pas en disant que ces élections sont probablement les plus importantes depuis plusieurs décennies, elles ont lieu alors que la vacance présidentielle perdure et que le mandat du Parlement est prorogé", a déclaré M. Machnouk lors d'une conférence de presse. "Ces élections ramènent l'espoir, prouvent que quelque chose fonctionne dans ce régime démocratique libanais et redonnent au citoyen son enthousiasme face à ses droits", a-t-il dit. Selon lui, "les municipalités ont prouvé qu'elles étaient les plus efficaces dans la gestion des crises".
"Notre système souffre de nombreux problèmes, de même que la région, a noté M....


Soyons pour une fois optimistes. A suivre
07 h 53, le 05 mai 2016