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Les 101 ans du génocide arménien

Au catholicossat d’Antélias, la fière affirmation de la jeunesse arménienne

OLJ
23/04/2016

La commission pédagogique de l'évêché arménien-orthodoxe au Liban a commémoré hier le 101e anniversaire du génocide de 1915 par un meeting oratoire organisé au catholicossat d'Antélias, en présence de l'évêque arménien-orthodoxe du Liban, Chahé Panossian, de l'ambassadeur d'Arménie, Samuel Makritichian, de l'ancien député Élie Ferzli et d'une foule de directeurs d'école, d'enseignants et d'élèves.
La cérémonie a été marquée par plusieurs prises de parole, dont la plus remarquée était celle d'une écolière, Perla Bâsset, qui s'est exprimée, en arabe, au nom des élèves présents.
« Les Arméniens ont dépassé la phase des larmes et de la dispersion, a notamment dit la jeune fille. (...) Nous ne sommes pas une communauté et l'expression communauté arménienne doit désormais disparaître du vocabulaire libanais. Nous sommes un peuple avec une culture, une histoire, une terre, un président et une indépendance. »
Et la jeune écolière d'enchaîner en demandant au ministre de l'Éducation « d'inscrire la cause arménienne au programme libanais d'histoire », et de remplacer le terme « massacre » utilisé encore dans certains manuels par le mot « génocide », car « les massacres ont été perpétrés dans un but de génocide ».
Perla Bâsset n'a pas hésité à critiquer l'élimination de la commémoration du 6 mai du calendrier des jours fériés libanais, comme si les Libanais cherchaient à occulter la persécution ottomane.
La jeune écolière a conclu son mot a demandant aux Arméniens du monde entier de s'unir pour obtenir « la reconnaissance du génocide, les excuses, les indemnisations matérielles et la réparation morale ».
Devaient également prendre la parole l'ancien député Élie Ferzli, Mgr Panossian et l'ambassadeur d'Arménie.
Le diplomate devait notamment relever que les combats dans la région du Nagony-Karabakh « sont la preuve que la résistance (arménienne) n'est pas finie, mais qu'elle persiste ». « Pour bâtir l'avenir il ne faut pas oublier le passé », a-t-il affirmé, avant d'encourager la jeunesse devant lui en insistant : « Votre présence ici est la plus grande preuve que le projet de génocide des Arméniens a échoué. »

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