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Disparus de la guerre civile : s'ils pouvaient témoigner

13 avril 1975
OLJ
13/04/2016

Pour que la cause des personnes disparues au Liban ne tombe pas dans l'oubli, l'ONG Act for the Disappeared a lancé le projet « Fus'hat amal », une plateforme numérique qui rassemble leurs histoires. Dans ce cadre, nous avons lancé, le 27 janvier 2016, une série de témoignages fictifs qu'auraient pu apporter des Libanais arrachés à leur milieu familial et social. Puisse cette initiative permettre de leur restituer symboliquement « leur juste place dans la société », sous le slogan « Ne laissez pas mon histoire s'interrompre à ce stade ».

Voici la liste des témoignages publiés chaque semaine dans nos colonnes, depuis le lancement du projet.

 

 

 


Capture d'écran du site Web « Fus'hat amal », une plateforme numérique et interactive où seront recueillies les histoires de milliers de personnes disparues.

 

L'ONG Act for the Disappeared a lancé le 25 janvier 2016 un site Web interactif où sont recueillies des histoires sur des milliers de personnes disparues durant la guerre, dans le but de « restaurer leur identité et de leur restituer leur juste place dans la société ». L'histoire de plus de quatre-vingts personnes est déjà en ligne. Lire la suite.

 

 

 

 

Mon nom est Ali Hamadeh. Je suis né en 1971. Mon père étant mort avant ma naissance j'ai été élevé seul par ma mère Nayfeh. Chaque jour, elle me déposait à l'école en allant au journal as-Safir où elle travaillait. De temps en temps, nous nous échappions pour de courtes escapades loin de la ville et de la violence pour aller visiter mes grands-parents à Qmatiyyeh, à environ 17km de la capitale. Lire la suite

 

 

 



Mon nom est Kariman Ahmad. Je suis née le 23 janvier 1956. Je n'avais pas encore 20 ans quand la guerre a éclaté. Pourtant avec toute l'énergie de ma jeunesse, je me suis investie sur le terrain, non pas avec une arme à la main, mais en me rendant auprès de nombreuses victimes. Lire la suite



 


Je suis né en 1951, au nord du Liban. Je vivais dans la ville de Batroun où j'élevais avec ma femme nos quatre enfants. Nous y menions une vie calme et tranquille. Je partais tous les matins travailler à Selaat, l'usine de produits chimiques, et rentrais le soir à la maison pour aider avec les enfants, leur donner le bain, les faire manger et passer du temps avec eux. Lire la suite

 

 


J'avais 13 ans le jour où j'ai disparu. C'était le 17 septembre 1982, lors des événements qui sont aujourd'hui tristement connus sous le nom du « massacre de Sabra et Chatila ». J'étais l'un des meilleurs élèves de ma classe. J'adorais aller à l'école. J'aimais beaucoup écrire et mémoriser ce qu'on étudiait, comme les poésies ou les noms de ceux qui ont marqué l'histoire. Je passais aussi mon temps à jouer avec mes amis dès que l'école se terminait. Lire la suite

 

 

 



Si un jour vous visitez ma maison à Tripoli, vous verrez qu'elle est remplie de photos de moi. C'est de cette façon que ma femme maintient ma présence à la maison. C'est la femme la plus courageuse que je connaisse. Elle m'a donné six enfants. Deux n'ont pas survécu. Lire la suite

 

 

 

 

 Mon nom est Richard. En 1985, j'avais 22 ans. Je travaillais dans l'entreprise familiale, après avoir obtenu mon diplôme en architecture. Ma sœur Marie-Christine avait 19 ans. Elle allait entamer sa première année à l'université. Nous étions deux jeunes adultes, élevés dans une maison aimante. Nous passions notre temps entre les études, le travail, le sport et les amis. Lire la suite

 

 

 

 

Mon nom est Samia. À cette époque (les années quatre-vingt), je vivais à Moscou où je poursuivais mes études universitaires. J'étais heureuse là-bas. Je me sentais en sécurité. Je n'avais pas envie de rentrer au Liban. Dix ans plus tôt, mon père et mes deux frères avaient été tués à Tall el-Zaatar. Lire la suite

 

 

 



J'avais 17 ans le jour où on m'a demandé de descendre du taxi. C'était le 12 mars 1985. J'avais quitté ma maison à Zghorta pour me rendre à Beyrouth. À ce moment-là, je ne savais pas que je ne la reverrai plus. Je n'étais plus à l'école. Mon père était mort et je cherchais un travail pour aider ma mère et mes deux sœurs. Ça ne me dérangeait pas d'aider. Lire la suite

 

 

 



À l'âge de 38 ans, j'étais marié et père de quatre enfants. Je vivais à Aley et travaillais comme chef d'équipe dans le bâtiment. La guerre durait depuis des années, mais j'étais résolu à vivre ma vie comme avant. Je n'étais affilié à aucun parti politique et n'avais d'ailleurs aucune attirance pour toute forme d'activisme. Ce qui m'importait était mon travail et ma famille. Lire la suite

 

 

 


Mon nom est Fatima, je suis la maman de quatre beaux enfants. La guerre a bien sûr eu un impact sur nos vies à tous, mais j'ai fait tout mon possible pour offrir à mes enfants une enfance heureuse et une bonne éducation. Lire la suite

 

 

 



Mon nom est Charbel. Ma femme, Laure, et moi étions mariés depuis onze ans. Je l'appelais ma cheikha.
Nous avons eu deux merveilleux enfants : Ramez, 6 ans, qui adorait faire tout comme moi, et Rouba, 5 ans, ma petite princesse. Lire la suite

 

 

 

 

Mon nom est Iitidal. Je suis la maman de deux filles et de quatre garçons.
Élever six enfants dans un pays en guerre n'a pas été facile, mais j'étais une personne très optimiste. Mon mari, Walid, et moi faisions de notre mieux pour mener une vie heureuse et pour offrir à nos enfants une enfance joyeuse. (lire la suite)

 

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