X

Culture

Wajdi Mouawad là-haut sur la Colline

Nomination
OLJ/AFP
07/04/2016

L'auteur, metteur en scène et comédien libano-canadien Wajdi Mouawad a été nommé hier par le président français François Hollande à la direction du Théâtre national de la Colline, l'une des plus grandes scènes françaises, a annoncé le ministère français de la Culture dans un communiqué.

Wajdi Mouawad, 47 ans, né au Liban, est l'auteur d'un théâtre lyrique profondément marqué par la question de la mémoire et de la filiation. Sa saga Le Sang des promesses (Littoral, Incendies, Forêts, Ciels) avait marqué par son souffle le 63e Festival d'Avignon en 2009, dont il était artiste associé. Incendies a été ensuite adapté au cinéma par le réalisateur canadien Denis Villeneuve et a remporté plusieurs prix.
Installé au Québec depuis 1983, Mouawad est très présent sur les scènes françaises et internationales. Il est artiste associé au Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes depuis 2011.

Wajdi Mouawad a été préféré à plusieurs metteurs en scène français, dont Pascal Rambert, directeur du Théâtre de Gennevilliers, et Arthur Nauzyciel, qui dirige le Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre.
« Cette nomination d'un auteur vient affirmer le choix d'un théâtre du récit, lyrique, populaire et métissé », indique le communiqué de la ministre de la Culture, Audrey Azoulay.

Wajdi Mouawad est à l'affiche actuellement à Paris avec Phèdre(s), pièce portée par Isabelle Huppert et mise en scène par Krzysztof Warlikovski au Théâtre de l'Odéon, dont il a écrit une partie.
Il a signé une vingtaine de textes pour le théâtre, souvent nourris par la douleur de l'exil, l'enfance et l'adolescence, comme dans le cycle Domestique décliné en plusieurs pièces (Sœurs, Père, Mère...).
Il a aussi entrepris de porter au plateau les sept tragédies de Sophocle et a travaillé avec les adolescents dans le projet « Avoir 20 ans en 2015 » auquel ont participé 50 jeunes de Mons, Namur, Nantes, La Réunion et Montréal.
Dans son projet pour le Théâtre de la Colline, « il fait le pari de réunir créateurs, auteurs et penseurs qui voudront révéler, notamment aux adolescents, la nature politique de l'écriture et la place fondamentale qu'elle peut avoir dans la vie publique », précise le ministère français de la Culture.

Wajdi Mouawad était à Beyrouth en septembre 2015 pour participer au tournage du film Retour de flamme de George Hachem, un film qui ne devra pas tarder à voir le jour. Il avait mis en scène, en juillet 2014, une Antigone de feu et de soufre, avec Bertrand Cantat, au palais des Émirs pour le Festival de Beiteddine. Sous le parrainage de la Fondation Samir Kassir, le dramaturge avait présenté Incendies, La Sentinelle (avec Jane Birkin) et Seuls.

 

Lire aussi
Réussir à écrire pour savoir qui je suis...

Le retour aux sources et la « berdéyé » de Wajdi Mouawad

Gregori Baquet : « Venir jouer Wajdi Mouawad à Beyrouth, c'est quand même assez particulier »

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants