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« Les Rendez-vous de la francophonie » à la FDSPA de l’UL

Rencontre culturelle

Dans le cadre du Mois de la francophonie, la faculté de droit et des sciences politiques et administratives (FDSPA) de l'Université libanaise, section 2, a organisé, avec le soutien de l'AUF et de l'IF, une rencontre culturelle sous le titre « Les Rendez-vous de la francophonie ». Plusieurs thèmes ont été abordés par les étudiants qui ont fait un effort méritoire pour s'exprimer avec aisance et en public dans la langue de Molière.

Nelly HÉLOU | OLJ
01/04/2016

La rencontre s'est déroulée à l'amphithéâtre de la faculté, en présence d'un grand nombre d'étudiants et de professeurs. « Notre objectif principal est d'apprendre à ces futurs diplômés de parler en public en français, sachant que bon nombre d'entre eux viennent des écoles publiques où l'on ne perfectionne pas la connaissance ni la bonne diction du français comme dans le privé », confie Nadine Sayegh Habbouche, principale organisatrice des « Rendez-vous de la francophonie » , qui ajoute : « Cette rencontre a été organisée en un temps record et ceux qui y ont pris part, dont des étudiants en première année, ont un grand mérite. »
Après l'hymne national, l'hymne de l'université et le mot d'accueil de Joya Ghrair, étudiante en première année de droit, le Dr Eugénie Tannoury, directrice de la faculté, développe le thème de la francophonie en affirmant : « Si parler une langue commune aboutit à un enrichissement mutuel, le partage de plusieurs langues accroît les échanges, le dialogue, le partage des mêmes valeurs et aide les jeunes à se trouver une place dans cet univers mondialisé. » Et de souligner qu'en tant que membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), « le Liban doit s'engager à promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'homme ; appuyer l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche ; renforcer la coopération au service du développement durable et accorder une attention particulière aux femmes et aux jeunes ».
Afin de confirmer ces objectifs, le message adressé lors de la Journée internationale de la femme par Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'OIF, a été diffusé sur un écran. « Grâce à la langue et aux valeurs que nous avons en partage, nous devons nous mobiliser en vue de promouvoir un programme d'action mondial pour la jeunesse et sur le rôle de la femme », avait-elle affirmé.

Des mots du cœur
Place alors aux étudiants. Ronza Hachem, lauréate de l'édition 2015 du concours les Mots d'or, est la première à monter sur scène. Elle évoque avec des mots du cœur la semaine de la francophonie qu'elle a « eu la chance de vivre dans la Ville Lumière, du 12 au 20 mars ». « Une expérience exceptionnelle, précise-t-elle. Nous étions 16 lauréats venus des quatre coins du monde, un amalgame d'identités, d'appartenances, de cultures, de civilisations. Ceci nous a permis de tisser des liens, de partager des pensées, des réflexions profondes, de faire naître des amitiés. » Des projections du séjour à Paris ont accompagné son témoignage.
Georges Habchi et Elsy Abou Waked évoquent de leur côté l'historique et l'importance de la fête de la Musique lancée en France à Toulouse, le 21 juin 1976, et qui a été adoptée au Liban. En troisième lieu, tout un groupe d'étudiants défilent sur scène brandissant des pancartes sur lesquels on lit : la vie, la tolérance, l'amour, l'espoir, le partage, le rêve... et sont vivement applaudis pour les valeurs qu'ils véhiculent.
Chaque intervention est suivie d'une chanson française adaptée au thème.

Lectures de textes
Dans un deuxième temps, place aux lectures d'auteurs libanais francophones. Les étudiants se relaient témoignant d'un réel effort pour s'exprimer avec un bon accent. Certains ont plus d'aisance que d'autres, ce qui confirme l'intérêt de cet exercice. Ces lectures se sont accompagnées d'intermèdes musicaux, certains interprétés en direct par Carine Daher.
Place alors à « l'Affaire Bardeau », un procès fictif mené par ces futurs avocats dans le respect des normes du tribunal libanais. En clôture, une plaidoirie d'une brûlante actualité : « Une République à la recherche d'un président. » Le texte écrit par Nadine Sayegh Habbouche et lu par Elsy Abou Waked et Reine Abou Antoun dénonce « cette situation intolérable d'un pays sans président depuis deux ans », lance « un cri de détresse », clame « la nécessité d'élire un président made in Lebanon » et s'achève par : « Terre de Gibran ne craint rien, pays du Cèdre renais de tes cendres, Béryte est ta capitale, le droit ta forteresse, ton citoyen messager de paix. »
Le Dr Joseph Chreim, directeur du bureau des langues étrangères à l'UL, félicite les étudiants et les organisateurs en concluant : « De telles rencontres enrichissantes devraient se généraliser au niveau de toutes les facultés afin de sensibiliser les étudiants aux langues étrangères. »

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