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L'attitude de Bassil lors de la visite de Ban Ki-moon épinglée

Liban

Défendu par le bloc aouniste, le ministre des Affaires étrangères est critiqué par le Futur et les Kataëb.

OLJ
29/03/2016

Le Courant du Futur et les Kataëb ont fustigé mardi, le premier de manière directe, le second implicitement, l'attitude du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, lors de la visite la semaine dernière au Liban du secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki moon. M. Bassil était absent à l'accueil de M. Ban à l'aéroport et avait refusé de se réunir avec lui. Le bloc aouniste a, quant à lui, défendu naturellement le chef de la diplomatie libanaise, estimant qu'il n'avait fait aucune faute.

"Agissements nuisibles au Liban"
Le bloc parlementaire du Futur a appelé Gebran Bassil à "cesser ses agissements nuisibles au Liban" et à présenter ses excuses. Le bloc dénonce dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire "l'attitude honteuse de Gebran Bassil vis-à-vis de Ban Ki-moon" et "ses accusations" contre ce dernier.

Samedi dernier, M. Bassil avait concédé des "erreurs de protocole ou de forme ayant pu marquer cette visite", en référence à son absence à l'accueil du secrétaire général de l'Onu à l'aéroport et son refus de se réunir avec lui. Le chef de la diplomatie libanaise avait estimé lors d'une conférence de presse que la récente visite de M. Ban n'était qu'"un simple détail par rapport à la manière globale viciée de la communauté internationale de traiter avec le Liban du dossier des déplacés syriens". Dans son esprit, M. Bassil voulait dire que la communauté internationale cherche à favoriser l'implantation des réfugiés syriens au Liban.

"Ce point est non seulement une pure invention, il est surtout soulevé à la demande du Hezbollah", estime le bloc, rappelant les précédents ayant conduit au brouillage des relations entre le Liban et les pays du Golfe, et l'Arabie saoudite en particulier.

 

(Lire aussi : Gebran Bassil à « L’OLJ » : La communauté internationale s’emploie à résoudre ses problèmes à nos dépens)

 

"Détourner l'attention"
De son côté, le bureau politique des Kataëb s'en est pris au camp aouniste, qui agite "le spectre de l'implantation des réfugiés", estimant que cela est fait pour "détourner l'attention du blocage de l'élection présidentielle".

"Ce qu'il s'agit de faire, c'est d'élire un président et non de provoquer un défaut de quorum", estime le bureau politique dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire présidée par le chef du parti, Samy Gemayel, en référence aux députés du bloc aouniste et du Hezbollah, qui boycottent les séances électorales de la Chambre.
"Le président de la République est le pilier principal du partenariat national. C'est lui qui, selon la Constitution, est la premier à faire face à toute tentative d'implantation" de réfugiés, souligne le bureau politique Kataëb.

Par ailleurs, il déplore le fait que la commission ad hoc en charge de la loi électorale soit "l'otage de règlements de compte politiques". "Les divergences sur la loi électorale de 1960, ainsi que celles sur la proportionnelle, notamment dans la circonscription du Mont-Liban, où la répartition de certains sièges examinée en commission sert les intérêts de certains partis, se sont accentuées", est-il écrit dans le communiqué.

 

(Lire aussi : La naturalisation des déplacés syriens : de la « démagogie » facilitée par l’absence de plan national)

 

"Aucune erreur"
Plus tôt dans la journée, le bloc parlementaire du Changement et de la réforme avait estimé que M. Bassil, chef du CPL, principale composante de ce bloc, n'avait commis aucune faute lors de la visite du secrétaire général de l'Onu.

"Gebran Bassil n'a commis aucune erreur protocolaire lors de la visite de M. Ban au Liban", a déclaré l'ancien ministre Salim Jreissati à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc, appelant les diverses parties à "sortir de la critique" et à "se concentrer sur les principes".

Lors d'une interview accordée à L'Orient-Le Jour au palais Bustros, le chef de la diplomatie a réitéré ses mises en garde contre une implantation des réfugiés syriens au Liban. "Certains veulent régler la situation de manière permanente ici. C'est ce qu'on appelle l'implantation. C'est ce que nous rejetons catégoriquement !", a-t-il dit.

 

 

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Simple attitude "xénophobe", un point c'est tout.

M.V.

Bravo Monsieur le Ministre ...le secrétaire du machin Onusien n'est qu'un fonctionnaire ..du service après vente des Bisounours internationaux....

Sabbagha Antoine

Le ministre des Affaires étrangères devrait simplement recevoir Ban Ki-moone et refuser l'implantation des réfugiés syriens au Liban.

Jaber Kamel

Il peut se permettre c'est lui le boss.

Qui d'autres ? ???

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