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Culture

Renaud Capuçon : « J’aime être sur scène parce que les premières fois étaient heureuses »

Questionnaire

Pour sa première visite au Liban, dans le cadre du Festival al-Bustan, le violoniste Renaud Capuçon a dévoilé à « L'Orient-Le Jour » ses toutes (autres) premières fois.

07/03/2016

Renaud Capuçon, musicien voyageur, artiste aux 120 concerts, dit aimer autant les musiques de chambre, les concertos et les récitals et avoue y faire des allers-retours. Tout comme ces allers-retours entre sa musique et son foyer, où il avoue se ressourcer...

Première rencontre avec la musique ?
J'avais quatre ans. Mes parents nous ont inculqué, à ma sœur, mon frère et moi, l'amour de la musique. Leur envie de nous la faire découvrir leur était venue après le festival de musique des Arcs et l'émission Le Grand échiquier de Jacques Chancel, qui recevait de grands artistes.

Premiers émois (musicaux) ?
La musique est aussi une discipline. Pour moi, elle n'a jamais été une corvée mais un exercice ludique, un jeu, puisque j'ai toujours pris des cours avec d'autres enfants et les premiers avec une petite fille de mon âge.

Premier instrument ?
Un seizième de violon que mes petites mains pouvaient manipuler. Celui que j'emporte aujourd'hui dans mes tournées internationales (un Guarneri del Gesù, très rare), je l'ai acquis il y a une dizaine d'années.

Premier concert ?
Je devais avoir cinq ans. J'étais avec un ensemble de jeunes. Nous avons interprété un mouvement de Vivaldi. Je ne me souviens plus si je jouais ou si je faisais de la figuration... Nous sommes rentrés sur scène dans une église. C'est un souvenir heureux, non de pression. Et depuis, j'aime être sur scène parce que les premières fois étaient des souvenirs heureux.

Premières récompenses ?
Alors que j'étais au Conservatoire de Chambéry. Je devais avoir 9 ou 10 ans.

Premier rêve réalisé ?
Quand j'ai joué pour la première fois avec l'orchestre à Chambéry. C'était un morceau de Bach et je devais avoir 15 ans.

Premier rêve brisé ?
Musicalement ? Je n'en ai pas. J'ai eu beaucoup de chance. A quarante ans, j'ai une vie musicale bien remplie. Je joue avec des gens que j'aime et je voyage dans des endroits que je choisis. Je rêvais certes de voir Karajan ou Bernstein, mais j'étais trop jeune et ils sont morts trop tôt.

Première déception ?
J'avais 18 ans. Je venais d'être quatrième d'un concours alors que j'étais habitué à toujours être le premier. C'était le début de l'apprentissage. J'ai réalisé ce jour-là que gagner n'était pas une fin en soi et que la musique n'était pas une course. C'était certainement une déception mais qui a entraîné un rebond positif.
Premier mauvais souvenir avec le public ?
Pour ma part, je ne suis jamais déçu du public, mais je me souviens qu'une fois en Italie, j'ai dû m'arrêter un moment parce que celui-ci était trop bruyant. Un musicien a des expériences différentes avec le public, selon les pays. Après le tsunami du Japon, j'étais le seul à n'avoir pas annulé son concert. J'y étais allé un mois plus tard. Dans la salle, une formidable énergie régnait. Le public a longtemps applaudi, dès mon entrée en scène, en guise de remerciement.

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