X

Économie

À Saïda, les propriétaires de générateurs privés s’insurgent contre les tarifs officiels

Énergie
P. H. B. | OLJ
03/03/2016

Des propriétaires de groupes électrogènes privés à Saïda et ses environs ont pris à partie mardi des membres de la commission municipale chargée de faire appliquer le prix des abonnements aux générateurs dans leur région.
Ils contestent notamment la nouvelle tarification du ministère de l'Énergie et de l'Eau, qui a récemment plafonné le montant des abonnements mensuels au mois de mars à 75 000 (50 dollars) et 80 000 livres libanaises (53 dollars) pour 5 ampères (A) en fonction des zones géographiques.
« Ce tarif était fixé à environ 100 000 livres en février, ce qui représente une baisse de 16,50 dollars pour chaque abonnement mensuel à 5A », explique à L'Orient-Le Jour l'un de ces propriétaires, Ahmad Belendeh, qui possède plusieurs générateurs dans la banlieue de la ville.
Bien que s'estimant dans une situation « moins difficile que certains de ses confrères », il regrette que « le ministère ne tienne pas compte des coûts de fonctionnement auxquels font face les propriétaires de générateurs, dont les revenus se sont effondrés en même temps que les cours du pétrole mais pas le coût de la vie ».
Le prix du kilowatt heure (kW) a été fixé par le ministère de l'Énergie et de l'Eau à 165 livres pour 5A et 330 livres les 10A pour le mois de mars. Il a diminué de moitié en un peu plus d'un an, alors que, dans le même temps, l'inflation a reculé de moins de 4 %.
« Le tarif est calculé en tenant compte de l'évolution des cours du carburant sur le mois précédent – NDLR : notamment le prix des 20 litres de mazout (rouge), arrêté à 9 597 livres (6,33 dollars) sur cette période – ainsi que sur la moyenne mensuelle des heures de rationnement, hors Beyrouth – NDLR : estimée à 332 heures en février –, entre autres critères », rappelle à L'Orient-Le Jour le président de la commission municipale chargée d'appliquer les tarifs à Saïda, Ziad Hakazati. « Si ces tarifs sont applicables sur tout le territoire, le gouvernement autorise certaines municipalités à les ajuster – dans une limite de 5 à 10 % – en fonction des paramètres socio-économiques de leurs régions », poursuit-il. « La décision d'autoriser les propriétaires de générateurs de certains quartiers défavorisés à pratiquer un tarif mensuel plus élevé de 3 dollars que celui pratiqué dans le reste de la circonscription a été prise par la commission dans ce cadre », conclut-il, avant de laisser échapper que « le débat ressurgit à chaque fois que le ministère met sa tarification à jour, avec plus ou moins de remous... »

P. H. B.

À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Nous, sales Arabes...

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le Hezbollah entame « la quatrième phase » de son parcours

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué