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Repère

Les régions de Syrie où le cessez-le-feu est censé être appliqué

Selon le géographe Fabrice Balanche, la trêve ne devrait s'appliquer que sur environ 10% du territoire.

L'accord russo-américain de cessation des hostilités devrait s'appliquer sur une très petite partie de la Syrie car les jihadistes du Front Al-Nosra et de l'organisation l'Etat islamique (EI), qui en sont exclus, contrôlent plus de la moitié du pays. AFP / AMER ALMOHIBANY

L'accord russo-américain de cessation des hostilités devrait s'appliquer sur une très petite partie de la Syrie car les jihadistes du Front al-Nosra et de l'organisation l'Etat islamique (EI), qui en sont exclus, contrôlent plus de la moitié du pays.

Les régions où la cessation des hostilités s'appliquera sont, selon une source du régime et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la majorité de la grande banlieue de Damas, la province méridionale de Deraa, le nord de la province centrale de Homs, Alep et certains secteurs à l'ouest de cette grande ville du nord. Selon le géographe et spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche, le cessez-le-feu devrait s'appliquer sur environ 10% du territoire.

 

PROVINCE DE DAMAS
Sont concernées par l'accord la Ghouta orientale, à l'est de la capitale, dont ses principales villes Douma et Erbine.
Cependant une controverse oppose régime et opposition au sujet de Daraya, un autre bastion rebelle du sud de Damas: l'armée affirme que cette ville n'est pas inclue dans l'accord en raison de la présence du Front Al-Nosra, ce que récuse catégoriquement l'opposition.

 

(Lire aussi : Pour nombre de Syriens, "rien ne va changer" après la trêve)

 

PROVINCE DE HOMS (centre)
Le cessez-le-feu devrait concerner le nord de la province avec notamment les villes rebelles emblématiques de Rastane, Talbissé et Houlé qui se sont soulevées dès le début de la révolte contre le régime du président syrien Bachar el-Assad en 2011.
En revanche, l'est de la province, notamment la cité antique de Palmyre est aux mains de l'EI et n'est pas concerné.

 

PROVINCE DE HAMA (centre)
Seule une poignée de localités devrait connaître une accalmie, comme dans la ville de Latamné dans le nord, où les rebelles sont dominants.

 

PROVINCE D'ALEP (nord)
Les hostilités doivent cesser dans la ville d'Alep, divisée entre régime et rebelles non jihadistes depuis 2012.
Dans le reste de la province, les zones où dominent les insurgés sont concentrées à l'ouest de la ville, notamment les localités d'Atareb et Daret Ezza. Dans la partie nord, l'application sera plus compliquée car le Front al-Nosra est présent aux côtés des rebelles dans des villes comme Kafarhamra ou Hreitane.

 

(Lire aussi : Les rebelles d’Alep s’unissent, contre Assad, sous la bannière de Jaych Halab)

 

PROVINCE DE DERAA (sud)
Les armes devraient se taire dans une grande partie de cette province frontalière de la Jordanie et berceau de la révolte contre le régime Assad. Les combattants d'al-Nosra sont toutefois présents dans quelques localités.

 

LES ZONES OU LES COMBATS DEVRAIENT CONTINUER
Dans la province d'Alep, les combats et les bombardements devraient se poursuivre dans des villes contrôlées par l'EI comme Minbej et Al-Bab.
Il en est de même dans les provinces de Deir ez-Zor (est) et de Raqqa (nord) dominées par l'EI, dans la province d'Idleb (nord-ouest) où al-Nosra est en force, et dans la province de Lattaquié dominée par le régime.
Aucune trêve n'est attendue dans la province de Qouneitra (sud), à la lisière de la partie du plateau du Golan occupé par Israël, car al-Nosra y est implanté.

 

 

 

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