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Diaspora

Nouveaux ordres religieux maronites nés... aux États-Unis

Communautés

Parmi ces communautés nées de l'immigration libanaise, il y a celles qui choisissent une vie recluse et celles qui sont actives au sein de la société.

01/02/2016

Parmi les Églises orientales, l'Église maronite compte la plus grande diversité d'ordre religieux et de congrégations. Ces communautés se différencient par la règle de vie qu'elles choisissent. Certaines adoptent une vie recluse, d'autres œuvrent dans la société. L'immigration libanaise a ramené avec elle un renouveau spirituel dans les sociétés d'accueil. L'un des aspects de ce renouveau est la naissance aux États-Unis d'un nouvel ordre monastique maronite à la fin des années 1970, et d'une congrégation de sœurs libanaises maronites en 2008.
«Les Moines maronites d'adoration » ou les «Moines maronites de la Très-Sainte-Trinité»: cette communauté adopte une vie recluse d'adoration eucharistique et de travail. Elle a été fondée en 1978 au Massachusetts par un moine américain bénédictin, le père William Driscoll. Ce dernier fut marqué par la sainteté de saint Charbel, dont la canonisation, qui a eu lieu en 1977 à la fin du concile Vatican II, l'a inspiré un an plus tard à fonder cette communauté. Cet ordre monastique bénéficia du soutien de l'évêque des maronites des États-Unis, Mgr Francis Zayek, et s'est développé sous la supervision du père Youssef Mahfouz (devenu plus tard évêque des maronites du Brésil).
Le monastère maronite de la Très-Sainte-Trinité, fondé en 1981, est situé à Petersham au Massachusetts et compte une vingtaine de moines, dont 9 prêtres. Un autre monastère a été fondé en l'an 2000 en Nouvelle-Écosse, au Canada. Cet ordre, à l'instar d'autres communautés maronites, s'attache fidèlement au Saint-Siège et à la figure du patriarche maronite, symbole de foi et d'identité.
Comme les moines de cet ordre se détachent complètement du monde et des technologies de la communication, Internet, téléphone, etc., il n'est pas facile d'entrer en contact avec eux pour une entrevue, mais la seule façon de les joindre est par voie postale ou bien à travers l'adresse e-mail de leur hôtellerie (afin de passer des retraites
spirituelles).
«Les Servantes maronites du Christ-Lumière» (Maronite Servants of Christ the Light): en juin 2008, l'évêque de l'éparchie Saint-Maron de Brooklyn, Gregory Mansour, annonce la fondation d'une congrégation de dames qui sera au service des paroisses maronites américaines. Il s'agit des Servantes maronites du Christ-Lumière. La fondation de cette congrégation est confiée à Marla Marie Lucas, une descendante d'immigrants maronites originaires de Mechmech à Jbeil, autorisée alors de quitter sa congrégation latine, la «Parish Visitors of Mary Immaculate», afin de fonder la nouvelle congrégation maronite. «Nous avons choisi d'appeler notre communauté les Servantes maronites du Christ-Lumière, en référence à ce que la Sainte Vierge a répondu à l'ange Gabriel: "Je suis la Servante de Dieu", quant au Christ-Lumière, cette appellation est tirée de la spiritualité de saint Ephrem», affirme sœur Marla Marie.
Les sœurs de cette congrégation œuvrent au sein des paroisses et épaulent les prêtres dans diverses tâches. Elles mènent aussi une vie contemplative de prière.

Une affection pour le patriarcat maronite
L'ordre des moines d'adoration, ainsi que les Servantes maronites professent une estime et un attachement à la figure du patriarche, fort symbole de l'Église maronite. «Nous avons beaucoup d'affection pour le patriarche Raï, que nous avons visité au Liban et aux États-Unis», indique sœur Marla. Cette dernière parle un peu l'arabe, qu'elle a appris dans sa maison parentale. À la question de savoir comment on peut vivre selon la liturgie maronite quand on ne parle pas couramment l'arabe, sœur Marla précise: «Vivre selon la spiritualité maronite n'est pas restreint à la connaissance d'une langue ni à ceux qui parlent l'arabe. Notre Église maronite est une Église catholique avec une belle spiritualité et qui se trouve partout dans le monde, utilisant plusieurs langues. L'important, c'est cette spiritualité antiochienne syriaque. » Elle poursuit: «Certes, nous utilisons un peu d'arabe et de syriaque dans nos liturgies.»
Actuellement, cette congrégation compte quatre membres, dont trois jeunes filles maronites. «Nos Églises orientales apportent une richesse à l'Église catholique. Pour moi, être à la fois maronite et catholique est une double bénédiction!» se réjouit sœur Marla.

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