Liban

Arrestation de l’ancien député Hassan Yaacoub

Affaire Hannibal Kadhafi

C'est le parquet, et non les SR des FSI, qui a réclamé la mise sous les verrous de l'ancien député, précise un officier de la police.

OLJ
18/12/2015

L'ancien député de Zahlé, Hassan Yaacoub, a été arrêté hier sur ordre du parquet, pour implication dans le rapt et la séquestration, la semaine dernière, d'Hannibal Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi.
Le frère et le fils de l'ancien parlementaire ont été informés de cette arrestation vers 21h30 par un commandant des FSI, Khaled Aleywane, au siège central des FSI, à Achrafieh, alors que des partisans de l'ancien député commençaient à s'attrouper aux alentours du bâtiment.
L'arrestation de M. Yaacoub a soulevé une vague de colère parmi ses partisans, qui ont coupé en soirée les routes de Baalbeck-Hermel et de Charawina-Tall Abiad, dans le caza de Baalbeck. L'armée devait cependant rouvrir ces routes dans la nuit.
En fin de soirée, des heurts opposaient ces partisans aux éléments des FSI appelés en renforts, autour du siège central à Achrafieh.

Des minutes qui deviennent des heures
Auparavant dans la journée, la famille de l'ancien député Hassan Yaacoub avait exprimé son inquiétude, dans un communiqué, pour son absence prolongée au siège de la section des renseignements des Forces de sécurité intérieure où il avait été convoqué, en principe, pour un interrogatoire de « quelques minutes », comme témoin dans l'affaire de l'enlèvement d'Hannibal Kadhafi, dans la Békaa, la semaine dernière.
M. Yaacoub, qui est le fils de Mohammad Yaacoub, disparu en même temps que l'imam Moussa Sadr en Libye, en août 1978, avait été convoqué à 11 heures, précise le communiqué. Il s'était fait représenter par une délégation d'avocats, mais l'officier avait insisté pour l'entendre personnellement, dans le but de vérifier des informations de presse faisant état de son implication dans l'enlèvement d'Hannibal Kadhafi. M. Yaacoub s'était alors exécuté en confiance.
Le soir de l'enlèvement d'Hannibal Kadhafi, M. Yaacoub avait formellement démenti toute implication personnelle dans cette affaire.
Attiré puis enlevé « quelque part » dans la Békaa, le fils de l'ancien maître de la Libye, qui est marié à une Libanaise, avait été abandonné par ses ravisseurs quelques heures plus tard, en pleine nuit, sur une route de Baalbeck, où il avait été cueilli par une patrouille des FSI.

Rifi : Pas question d'extradition
Sur un autre plan, le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a réaffirmé hier qu'il revient à la justice libanaise de décider du sort d'Hannibal Kadhafi.
« Nous réaffirmons que la décision de maintenir l'accusé Hannibal Kadhafi en détention ou celle de sa remise en liberté revient à la justice libanaise », a affirmé M. Rifi dans un communiqué, indiquant que « la possibilité qu'il soit remis aux autorités syriennes est un rêve qui ne se réalisera pas ».
Les autorités syriennes avaient officiellement demandé mercredi l'extradition d'Hannibal Mouammar Kadhafi, arguant du fait que le Libyen réside désormais en Syrie.

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