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Liban

À Jbeil, débat sur les libertés dans une région livrée aux intégrismes

Colloque
OLJ
04/12/2015

Le Centre international des sciences de l'homme de Jbeil (CISH) a tenu à son siège à Jbeil un colloque philosophique sous le thème « La liberté de pensée et de foi ». Ont participé 17 philosophes en provenance de Tunisie, du Maroc, d'Irak, de Belgique, de France et du Liban, sous l'égide du ministre de la Culture, Raymond Araiji.
La séance inaugurale s'est tenue mercredi en présence du directeur régional de l'Unesco à Beyrouth, Hamad ben Saif al-Hammami, l'évêque maronite de Jbeil, Mgr Michel Aoun, et le mufti de la ville, le cheikh Ghassan Lakkis, aux côtés de plusieurs académiciens, intellectuels, professeurs et étudiants.
Le secrétaire général de l'Union philosophique arabe, Moustapha Heloué, a indiqué, dans son allocution d'ouverture, que « les idées discutées dans le cadre du colloque concernent la liberté à la lumière de son rapport avec la pensée et la foi, ainsi que les questions épineuses comme celle du "takfir" (intégrisme), et la liberté de la conscience et sa relation avec la société civile ».
Un membre de l'Union philosophique arabe, Walid Khoury, s'est interrogé sur le point de savoir si « la pensée arabe et musulmane a connu la liberté dans son sens humain et civilisé » et si elle est parvenue à la conclusion selon laquelle cette liberté « est une condition pour toute pensée créative ». « Lorsqu'on examine les apparences de la liberté reflétées par les mouvements des peuples de la région, on se rend compte de la défiguration qui a frappé leur réflexion avant leur comportement, ainsi que les valeurs qui en émanent », a-t-il noté.
De son côté, le directeur du CISH, Adonis Acra, a estimé que « les démons du monde rongent les gens, leurs droits, leurs libertés, leurs pensées et leurs religions ». « La liberté de pensée et de foi est devenue une véritable obsession pour ceux qui aspirent à la reconnaissance de ce droit », a-t-il dit avant de poursuivre : « Nous tenons cette conférence afin de partager des idées et des expériences variées dans l'approche basée sur la connaissance de la question de la liberté de pensée et de foi autour de laquelle gravitent la misère de la région arabe et du monde et leur bien-être. »
Enfin, le ministre de la Culture a estimé que les sociétés arabes « réclament la démocratie et les libertés » dans les pratiques de systèmes politiques qui, souvent, « se fondaient sur un concept religieux ou militaire déformé pour gouverner leurs peuples » et a jugé « nécessaire d'instaurer l'État civil et démocratique garant des libertés ».

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"La liberté de pensée n’a rien à voir avec celle de la foi.
Les discussions devraient concerner la liberté à la lumière de son rapport avec la pensée et non de la foi, car cette dernière ne devrait être discutée que chez soi et avec soi ; ainsi que les questions épineuses comme celle de ce (Takfîr intégrisme) tant chïïtique ou sunnitique que chréti(e)n. Elle devra donc porter uniquement sur la liberté de la conscience et sa relation avec la société.
Et pour savoir si la pensée arabe et musulmane a connu la liberté dans son sens civilisé et si elle est parvenue à l’idée que cette liberté est une condition pour toute pensée ; tout en examinant les apparences de la liberté reflétées par ses peuples ; on se rend compte de la défiguration dû à ce (Takfîr) donc, qui a frappé leur réflexion ainsi que leurs valeurs.
En effet, les démons de ce (Takfîr) tutti frutti rongent les gens, leurs droits, leurs libertés et leurs pensées.
La seule liberté de pensée se doit de devenir l’obsession pour ceux qui aspirent à la reconnaissance de ces droits. Il faudrait surtout partager des expériences variées dans l'approche basée sur la question de (ces foi), autour de laquelle gravitent la misère de la région arabe et son bien-être.
Ces sociétés réclameront donc les libertés sans les pratiques de systèmes qui se fondent sur un concept religieux sectaire ou militaire pour gouverner leurs peuples. Il est primordial d'instaurer donc l'État civil démocratique garant des libertés.".

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