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Liban - La situation

Onzième séance de dialogue : (faux-)débat sur l’exécutif et mutisme sur la présidentielle

La réunion d’hier, à Aïn el-Tiné. Photo Sami Ayad

La onzième séance de dialogue national qui s'est tenue hier à Aïn el-Tiné s'est bornée à examiner sur le fond les moyens de relancer l'exécutif. Rien n'a été évoqué sur le dossier de la présidentielle, pourtant boosté par les rumeurs d'un nouveau compromis, qui inclurait une candidature « consensuelle » du député Sleiman Frangié. Ce dernier a pris part à la séance d'hier, à l'issue de laquelle il a assuré aux médias que « cette question n'a pas été évoquée ».
C'est ce qu'ont assuré toutes les parties ayant pris part à la séance. Aucune pointe à l'adresse du député Frangié, aucune allusion à un compromis en cours n'a été faite, a assuré une source de la réunion à L'OLJ. Cela, même si l'ombre de ce compromis a plané sur la séance : le député de Zghorta est arrivé hier à Aïn el-Tiné avant l'heure fixée (midi), pour un aparté avec le président de la Chambre, Nabih Berry, l'un des parrains présumés de l'éventuel compromis.

En outre, le chef du bloc du Changement et de la Réforme s'est absenté de la séance. Cette absence a été interprétée comme un répit préalable à sa prise de position sur l'éventuelle candidature de son allié du 8 Mars. « Ce n'est pas son absence, mais plutôt sa présence à la réunion qui aurait été sujette à interprétation », répond le ministre Michel Pharaon à L'Orient-Le Jour. Les Kataëb, pour leur part, ont maintenu leur boycottage de principe du dialogue, qui s'est substitué aux institutions.

Michel Pharaon explique en outre que « le compromis, s'il était avéré, pourrait prendre beaucoup de temps, surtout qu'il risque de porter sur un éventail de dossiers, allant de la loi électorale à la nomination d'un commandant en chef de l'armée, à l'instar de l'accord de Doha ».
Il faut en comprendre donc que les ruminations des mêmes problématiques liées au déblocage de l'exécutif (se limiter ou pas à une réunion exceptionnelle consacrée au dossier des déchets, sinon s'entendre une fois pour toutes sur le mécanisme de prise de décision pour une relance définitive de l'exécutif) ne sont pas vaines, ni dépassées à l'heure actuelle.


(Lire aussi : Sleiman Frangié : Ma candidature éventuelle serait consensuelle... mais du 8 Mars)


La séance de deux heures a porté sur l'exécutif et son corollaire incontournable pour le Premier ministre, à savoir le dossier des déchets. Un débat général sur la loi électorale (la possibilité ou non de la maintenir à l'ordre du jour de la table de dialogue) a meublé la seconde partie de la séance d'hier.
La question d'une relance de l'exécutif sur la base des dossiers « urgents », comme cela a été fait pour la relance temporaire du législatif, a été évoquée. Pour les parties du 14 Mars, il n'est pas « acceptable de parler d'une impossibilité de réunir le gouvernement ». Ces parties disent attendre « une formulation claire de la part du camp aouniste sur le mécanisme de l'exécutif qu'il favorise ». Le Courant patriotique libre a seulement précisé qu'il prendrait part à une réunion exceptionnelle portant sur les déchets, rappellent-elles.
Ce dossier n'a été évoqué hier que de manière subsidiaire et concise. Le Premier ministre, Tammam Salam, continue de lier la relance de l'exécutif à la solution de la crise des déchets, comme a veillé à la rappeler hier, à l'ouverture de la séance, le président de la Chambre. Le Premier ministre a affirmé ensuite que l'option de l'exportation « a atteint ses dernières phases de finalisation ».

Les participants qui s'exprimaient à l'adresse des médias à l'issue de la séance, se sont contentés de reprendre cette affirmation du Premier ministre, en réponse aux questions sur le dossier des déchets. Et tous ont résumé, avec une similitude presque suspecte, les deux sujets qui ont été « strictement » évoqués hier (l'exécutif et la loi électorale). « Le débat s'est concentré sur l'ordre du jour du dialogue, et précisément la redynamisation de l'exécutif ainsi que l'approche à adopter pour ce qui est de la loi électorale », a affirmé le député Talal Arslane. « Nous avons fini du débat sur les qualifications du prochain président de la République et la candidature de Sleiman Frangié n'a été évoqué ni de près ni de loin », a-t-il précisé, appuyant en outre l'affirmation du président de la Chambre que « la clé de voûte de la relance institutionnelle est l'élection d'un nouveau chef de l'État ».
Le député Ali Fayad, membre du bloc de Fidélité à la résistance, a indiqué que « les efforts actuels portent sur la relance du gouvernement et sur la solution aux déchets, souhaitée par tous, et qui a atteint sa dernière étape. Le reste des sujets seront débattus en temps voulu ».

Ce n'est qu'en se rendant à la réunion que certains des participants ont lancé des indices sur la présidentielle. Le député Michel Murr a ainsi prédit « l'élection proche d'un nouveau chef de l'État ». L'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, a précisé que « la phase du compromis a commencé ».
Au sortir de la séance, seul le chef du bloc parlementaire du Futur, le député Fouad Siniora, a percé le mutisme régnant sur la présidentielle. Après un aparté avec le vice-président de la Chambre, Farid Makari, il a répondu, à la question de savoir si Sleiman Frangié est désormais le candidat du Futur à la présidence : « Si Dieu le veut... »
La prochaine séance de dialogue a été fixée au 14 décembre prochain.

 

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La onzième séance de dialogue national qui s'est tenue hier à Aïn el-Tiné s'est bornée à examiner sur le fond les moyens de relancer l'exécutif. Rien n'a été évoqué sur le dossier de la présidentielle, pourtant boosté par les rumeurs d'un nouveau compromis, qui inclurait une candidature « consensuelle » du député Sleiman Frangié. Ce dernier a pris part à la séance d'hier,...

commentaires (7)

ce gouv n'est en fait qu'un bac de recyclage!

Antoine Zaarour

23 h 23, le 26 novembre 2015

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Commentaires (7)

  • ce gouv n'est en fait qu'un bac de recyclage!

    Antoine Zaarour

    23 h 23, le 26 novembre 2015

  • Ou, "Vous pensiez nous tourner en bouffons ? Alors que nous sommes les Zaïîîîms de la bouffonnerie." !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 23, le 26 novembre 2015

  • Ils sont plus qu'une douzaine de plus ou moins vieux, plutôt hâbleurs inénarrables, conjuguant leurs efforts pour empuantir ; déjà par leur présence même ; l'ex- Saine atmosphère des Libanais depuis au fond de la sentine du fait même de leurs "propres? Ordures!" politiciennes et/ou ménagères. Pour finalement se tourner eux-mêmes en ridicule en sus. Après s’être fait enfoncés avec cette "mystérieuse" question : "Que comptez-vous faire ici et maintenant ?", ils préconisent tout simplement la seule "logique" initiative qui leur reste et décident de se mettre "en vente" ou bien ce sera la faillite. Pas pour eux quand même ! Cette douzaine, en "bandes", invitent ainsi ces Libanais à découvrir leur propositions absolument hilarantes, et lancent ce Manifeste : "A présent, rendormez vous ! Vous pensiez nous tourner en dérision ? Alors que nous sommes les Zaïîîîms de la dérision." !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 07, le 26 novembre 2015

  • DES MERCENAIRES QUE DES MERCENAIRES IRANO/SAOUDIEN QUI DÉCIDENT L'AVENIR DU LIBAN. DORMEZ DORMEZ LES LIBANAIS, DORMEZ.

    Gebran Eid

    13 h 55, le 26 novembre 2015

  • Il ne manque plus que le meze Une assemblée de bras cassés

    FAKHOURI

    09 h 43, le 26 novembre 2015

  • DES DISCUSSIONS TOUT SIMPLEMENT... DANS L'ATTENTE DES ORDRES DE LA PERC(S)ÉE ET DE LA SAOUDICÉE... CHOU 3AYB !

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    07 h 06, le 26 novembre 2015

  • Donc 11ème séance de passe-temps. Mais de passe-temps désagréable à cause des déchets de ces messieurs qu'ils n'arrivent pas à écouler.

    Halim Abou Chacra

    05 h 41, le 26 novembre 2015

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