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L'armée syrienne reprend à l'EI une ville dans la province de Homs

syrie

L'aviation russe poursuit ses bombardements à l'heure où le porte-avions français Charles de Gaulle entre en action.

OLJ/AFP
23/11/2015

L'armée syrienne du président Bachar el-Assad a repris lundi au groupe jihadiste État islamique (EI) une ville dans le centre de la Syrie après plus d'une vingtaine de jours de combats, selon des médias officiels et une ONG.

"L'armée, en coopération avec les groupes de défense populaire (milices pro-régimes), a pris le contrôle de Mahin et du village de Hawarine dans le sud-est de la province de Homs (centre)", a indiqué la télévision d'État citant une source au sein de l'armée. "L'armée a infligé de lourdes pertes à Daech" (acronyme arabe du groupe EI) qui s'était emparé début novembre de la ville de Mahin, a ajouté la télévision.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé l'avancée de l'armée syrienne appuyée par des avions et des hélicoptères russes, faisant état de dizaines de morts et de blessés parmi les jihadistes.
Selon le directeur de l'OSDH, l'armée devrait continuer son avancée vers Al-Qaryataïne, située à une quinzaine de kilomètres à l'est de Mahin et contrôlée par l'EI depuis début août. Les jihadistes y avaient détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle.

Toujours dans la province centrale de Homs, les forces du régime progressaient aussi lundi vers la cité antique de Palmyre, avec l'appui d'hélicoptères russes, a ajouté M. Abdel Rahmane.
Depuis son entrée à Palmyre en mai, l'EI y a détruit ses plus beaux temples et monuments inscrits par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité.

(Lire aussi: Assad : l'armée progresse "quasiment sur tous les fronts" grâce aux Russes )

 

472 "cibles terroristes" en 48h
Par ailleurs, l'armée russe a annoncé lundi avoir bombardé 472 "cibles terroristes" en Syrie ces dernières 48 heures, affirmant notamment avoir détruit des "colonnes de camions-citerne" et des raffineries de l'EI dans le nord et l'est du pays. "Ces cibles, dans les régions de Palmyre, Deir ez-Zor et Raqqa, sont contrôlées par les terroristes et représentent une de leurs principales sources de financement", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Selon l'armée russe, les "groupes terroristes" ont subi de lourdes pertes notamment à Seraqeb, dans la province d'Idleb, et à Qalaat al-Madiq, dans la province de Hama. La province d'Idleb est sous le contrôle de l'Armée de la Conquête, composée de jihadistes, tel que le Front al-Nosra, et de groupes islamistes.
Dans son communiqué, le ministère russe dénonce par ailleurs "les accusations sans preuves et citant des témoins anonymes" de l'armée américaine, qui accuse l'aviation russe de bombarder l'opposition syrienne modérée.

(Lire aussi: Des soldats des forces spéciales américaines "très bientôt" en Syrie)

 

Parallèlement, des chasseurs-bombardiers basés sur le porte-avions français Charles de Gaulle ont frappé lundi l'EI en Irak pour la première fois depuis le déploiement du navire en Méditerranée orientale, a annoncé le chef d'état-major des armées. "Nous avons frappé à Ramadi et à Mossoul en appui au sol de forces locales qui étaient en progression contre des troupes de Daech", a déclaré le général Pierre de Villiers à bord du porte-avions.Ce premier engagement intervient dix jours après les attentats de Paris, les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts et ont été revendiqués par l'EI.Concernant les frappes en Syrie, qui abrite des centres de commandement et de recrutement ainsi que des ressources pétrolières de l'EI, "c'est une question d'heures, de jours", a ajouté le général de Villiers.

Après sa mission en Méditerranée, à l'échéance non communiquée à ce jour, le Charles de Gaulle poursuivra sa route vers le Golfe où il doit relever un porte-avions américain.

Enfin, l'Irak a suspendu lundi pour 48 heures les vols au départ et à l'arrivée de deux aéroports du nord du pays en raison du danger représenté par des missiles de croisière russes tirés vers la Syrie. "L'Aviation civile irakienne a décidé de suspendre tous les vols au départ et à l'arrivée des aéroports d'Erbil et de Souleimaniyeh" à partir de lundi 08h00 locales (05h00 GMT), a indiqué cette agence dans un communiqué.
Cette décision a été prise "pour protéger les voyageurs en raison du passage dans le nord de l'Irak de missiles de croisière et de bombardiers", a précisé l'aviation civile. Les deux aéroports concernés par cette mesure sont situés dans la région autonome du Kurdistan irakien.

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

AUX DERNIÈRES NOUVELLES... LES REBELLES ONT REPRIS DEUX VILLES DES MAINS DU RÉGIME...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UN CHAMP DE SABLE PLUTÔT...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Khâââï ! Encore quelques "reprises" à cet EI telle celle-ci et plusieurs va-et-vient sans lubrifiant comme depuis presque cinq ans, et ils en auront alors pour au moins encore cinq autres ans de guerre comme chez NOUS au Liban ! On avait, tout de même, assez prévenu que la vengeance du Hommoss libanais est un plat qui se mange froid. Khâââï !

bery tus

ca a un aire de Nostradamus !!

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