Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

L’ambassadeur d’Égypte insiste sur « l’unité de la position intérieure libanaise » dans un contexte « difficile »


L’ambassadeur d’Égypte insiste sur « l’unité de la position intérieure libanaise » dans un contexte « difficile »

L'ambassadeur d'Egypte au Liban, Alaa Moussa, le 1er août 2025, au palais de Baabda. Photo tirée du compte X @LBpresidency

L’ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa, a insisté jeudi sur « la nécessité de l’unité de la position intérieure libanaise », lors de rencontres successives avec le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Ali el-Khatib, puis avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane.

Au cours de son entretien avec le cheikh Khatib, le diplomate égyptien a évoqué un contexte « difficile », affirmant partager avec son interlocuteur plusieurs « constantes principales », notamment l’importance de préserver « l’unité de la position intérieure » et de « travailler avec diligence afin de créer un climat permettant d’aboutir à des solutions », selon un communiqué du CSC.

M. Moussa a également exprimé l’espoir qu’un « nouveau cycle de négociations » puisse s’ouvrir au Moyen-Orient à la suite du sommet américano-chinois, notamment entre Washington et Téhéran, principal soutien du Hezbollah. Estimant que « la voie diplomatique est la solution la plus efficace », il a affirmé souhaiter que cette dynamique contribue à « parvenir à des solutions au Liban ».

L'ambassadeur a par ailleurs indiqué que l’Égypte poursuivait ses efforts en faveur d’une désescalade régionale. Il a évoqué des initiatives menées avec la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite pour « rapprocher les points de vue » entre les États-Unis et l’Iran, disant espérer « trouver une voie pour résoudre cette question et parvenir à un consensus et à un accord », avec des retombées positives « sur le Liban et la région ».

De son côté, le cheikh Ali el-Khatib a salué « le rôle de l’Égypte, en raison de l’expérience, de l’expertise et de la sagesse dont elle dispose dans les affaires de la région », tout en réaffirmant son attachement à « l’unité intérieure », particulièrement « à la lumière de l’agression israélienne brutale contre notre peuple ».

Le responsable chiite a toutefois regretté que les autorités libanaises n’abordent pas les négociations directes avec Israël, dont une première session doit se tenir jeudi à Washington, avec « une position nationale unifiée, fondée sur la résistance et ses sacrifices ». Il a également dénoncé les discours évoquant « la guerre des autres ».

Estimant que « l’ennemi ne nous laisse que le choix de la reddition », Ali el-Khatib a affirmé que cette option « ne se produira pas », assurant que « la libération de notre terre et la protection de notre peuple » demeuraient des priorités. Il a néanmoins indiqué souhaiter que « l’État accomplisse cette mission », déplorant que « nos proches et nos enfants tombent en martyrs dans une mission qui relève des responsabilités de l’État ».

Le vice-président du CSC a enfin évoqué avec le diplomate égyptien « les pratiques menées dans certains pays arabes à l’encontre de citoyens appartenant à une composante particulière », appelant Le Caire à intervenir « pour mettre fin à ces actes », en raison de « son poids et de son rôle historique dans le renforcement de l’unité arabe et islamique ».

Lors de sa rencontre avec le mufti Deriane à Dar el-Fatwa, Alaa Moussa a indiqué que les discussions avaient porté sur « l’évolution de la situation libanaise et régionale », ainsi que sur « les moyens de parvenir à des solutions permettant au Liban de sortir de sa crise actuelle ».

Le diplomate a souligné que « ce qui se passe dans la région affecte également le Liban et les autres pays », insistant sur « la nécessité pour l’État de retrouver sa décision et sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire ». Il a également affirmé que les deux parties avaient insisté sur « l’importance de parvenir à des résultats positifs à travers le dialogue, les discussions et les négociations », tout en exprimant le souhait que « la situation intérieure au Liban aide l’État et le renforce dans les décisions qu’il prend ».

Ces déclarations interviennent alors que des représentants libanais et israéliens ont repris jeudi à Washington des discussions sous médiation américaine, quelques jours avant l’expiration, le 17 mai, de la prolongation du cessez-le-feu entrée en vigueur le 17 avril. Malgré cette trêve, les frappes israéliennes se poursuivent régulièrement dans le sud du Liban, Israël affirmant se réserver le droit de viser le Hezbollah. Plus de 400 personnes ont été tuées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon un décompte de l’AFP fondé sur des chiffres officiels.

L’ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa, a insisté jeudi sur « la nécessité de l’unité de la position intérieure libanaise », lors de rencontres successives avec le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Ali el-Khatib, puis avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane.Au cours de son entretien avec le cheikh Khatib, le diplomate égyptien a évoqué un contexte « difficile », affirmant partager avec son interlocuteur plusieurs « constantes principales », notamment l’importance de préserver « l’unité de la position intérieure » et de « travailler avec diligence afin de créer un climat permettant d’aboutir à des solutions », selon un communiqué du CSC.M. Moussa a également exprimé l’espoir qu’un « nouveau cycle de négociations » puisse s’ouvrir au...