Rechercher
Rechercher

À La Une - repère

L'EI, premier ennemi commun de la France et de la Russie depuis la Seconde Guerre mondiale

"Est-ce que l'organisation jihadiste deviendra le nouvel Hitler?".

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec 26 chasseurs à bord a appareillé mercredi de Toulon (sud-est de la France) pour se rendre en Méditerranée orientale afin de participer à la lutte contre le groupe Etat islamique. AFP PHOTO / BORIS HORVAT

"Coopération" entre les Marines russe et française en Méditerranée, contacts étroits entre services secrets russes et français sur la Syrie: pour la première fois depuis 1945, la France et la Russie vont combattre côte à côte un ennemi commun, le groupe Etat islamique (EI).

"Un détachement naval français mené par un porte-avions arrivera bientôt dans votre secteur. Il faut établir un contact direct avec les Français et travailler avec eux comme avec des alliés", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion de l'état-major de l'armée russe consacrée aux opérations militaires en Syrie. Le Kremlin a également évoqué l'accord de principe de François Hollande et de Vladimir Poutine pour une "coordination plus étroite" dans le domaine militaire mais surtout entre agences de renseignement.

 

Un pilote russe à bord d'un avion Sukhoi-SU 25, sur la base de Lattaquié, en Syrie, le 3 octobre 2015. AFP PHOTO / KOMSOMOLSKAYA PRAUDA /ALEXANDER KOTS

 

(Lire aussi: France et Russie amorcent une coopération militaire anti-EI)

 

Leur dernier ennemi commun était le IIIème Reich


Selon l'historien militaire russe Mikhaïl Miagkov, "la dernière fois que la France et la Russie ont combattu côte à côte, c'était bien sûr lors de la Seconde Guerre mondiale". "Il faut se rappeler de (...) la Seconde guerre mondiale, quand la France et la Russie combattaient un ennemi commun qui menaçait de détruire toute l'humanité. Cela devient plus actuel que jamais quand il s'agit de combattre un ennemi comme l'EI", poursuit l'historien russe. Mais si Mikhaïl Miagkov rappelle que Staline avait insisté, après la visite du général de Gaulle en Union soviétique en 1944, pour que la France soit pleinement associée aux vainqueurs du conflit, les deux pays ont ensuite été séparés pendant plus de 45 ans par le Rideau de fer.

 

Le porte avion français Charles de Gaulle a appareillé mercredi 18 novembre 2015 pour la Méditerranée orientale afin de mener des opérations militaires contre l'EI. AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

 

 

Quelques coopérations depuis 1990

Depuis la chute de l'URSS, la France et la Russie ont toutefois travaillé ensemble lors de plusieurs missions de maintien de la paix de l'Onu, notamment dans les années 1990 en ex-Yougoslavie.
La lutte contre la piraterie maritime au large de la Somalie, à laquelle la Marine russe participe, a également été une source de coopération étroite avec les navires européens de la force Atalante ou les patrouilles américaines, chinoises ou indiennes, nécessaire pour sécuriser l'un des couloirs maritimes les plus fréquentés du monde.

Après les attentats du 11 septembre, la Russie avait été la première à afficher son soutien aux Etats-Unis. Et Moscou avait partagé ses renseignements sur les talibans avec les services secrets américains et autorisé le survol de son espace aérien aux avions américains.
Mais même là, "cette coopération avait été surtout logistique", rappelle Mikhaïl Miagkov.

 

(Lire aussi: Frappes contre l'EI, les conséquences d'une diplomatie improvisée )

 

L'EI, le "nouvel Hitler"?

"Pendant la Seconde Guerre mondiale, le nazisme avait forcé l'URSS et l'Ouest à dépasser leurs différences idéologiques. Est-ce que l'organisation EI deviendra le nouvel Hitler?", s'est demandé mardi le quotidien russe Vedomosti dans un éditorial.

Pour autant, les relations entre la France et la Russie devront encore se remettre des soubressauts de la crise ukrainienne et notamment de la décision de François Hollande, en août 2014, de ne pas livrer les deux navires Mistral, qui avait provoqué l'ire de Moscou.
Si ce problème a depuis été résolu, les deux pays sortant satisfaits de l'accord conclu, une source au sein du ministère français de la Défense a affirmé à l'AFP que le ministre, Jean-Yves Le Drian, comme le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, n'avaient eu aucun contact avec leurs homologues russes depuis la crise ukrainienne.

 

Lire aussi
Avion russe, Paris... Une internationalisation « logique » pour l'EI

Le fonctionnement du groupe Etat islamique en cinq questions

 

Commentaire
Nous sommes en guerre


"Coopération" entre les Marines russe et française en Méditerranée, contacts étroits entre services secrets russes et français sur la Syrie: pour la première fois depuis 1945, la France et la Russie vont combattre côte à côte un ennemi commun, le groupe Etat islamique (EI).
"Un détachement naval français mené par un porte-avions arrivera bientôt dans votre secteur. Il faut...

commentaires (5)

Eh oui, sous les actions des terroristes et la carnage des innocents, les politiques français se voit maintenant obligés de lutter main dans la main avec les Russes auxquels ils n'ont pas livrés les navires de guerres de manière malhonnete, contre le monstre qu'ils ont contribué en bonne proportion à créer, pensant qu'ils pouvaient contenir et canaliser son action à leur convenence contre le président Assad ou quiconque ne s'allignait pas sur leurs politiques de suprématie. Il vaut mieux comprendre tard que jamais. L'argent facile que la france fait en vendant les instruments de la mort aux arabies hyper démocratique, qui se charge de les distribuent aux terroristes en Syrie et en Irak, ne valent pas la mort de ces pauvres gens!

Ali Farhat

01 h 46, le 19 novembre 2015

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • Eh oui, sous les actions des terroristes et la carnage des innocents, les politiques français se voit maintenant obligés de lutter main dans la main avec les Russes auxquels ils n'ont pas livrés les navires de guerres de manière malhonnete, contre le monstre qu'ils ont contribué en bonne proportion à créer, pensant qu'ils pouvaient contenir et canaliser son action à leur convenence contre le président Assad ou quiconque ne s'allignait pas sur leurs politiques de suprématie. Il vaut mieux comprendre tard que jamais. L'argent facile que la france fait en vendant les instruments de la mort aux arabies hyper démocratique, qui se charge de les distribuent aux terroristes en Syrie et en Irak, ne valent pas la mort de ces pauvres gens!

    Ali Farhat

    01 h 46, le 19 novembre 2015

  • Plus que Saddâm ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 53, le 18 novembre 2015

  • Ironie de l'histoire ! après avoir refusé de livrer 2 porte avions à la Nouvelle puissance mondiale , c'est la Russie qui se chargera de protéger le porte avion français ! Ma question est ce avec le feu vert jaune rouge de la connivence ou pas ? Je ne le pense pas du tout !

    FRIK-A-FRAK

    17 h 15, le 18 novembre 2015

  • HONNEUR À LA RUSSIE ET À LA FRANCE ! QUAND EST-CE QUE LES AUTRES VONT SE JOINDRE AUSSI ET FORMER LES NOUVEAUX ALLIÉS POUR LIBÉRER LE M.O. DE TOUS LES DAESCHS QUI SÉVISSENT... L'UN APRÈS L'AUTRE... MAIS IL FAUT COMMENCER PAR LES ORIGINAUX PUIS PAR LES COPIES... OU MIEUX... PAR TOUS ENSEMBLE !!!

    OLJ, SOUTENEZ-NOUS POUR QUE NOUS VOUS SOUTENIONS.

    15 h 21, le 18 novembre 2015

  • L' amalgame de l'AFP ...donne dans la récup. outrancière...! après 2 ans de politique aussi incertaine que frivole de F.Hollande ...! vis à vis des pays de la région et de la Russie ...

    M.V.

    15 h 14, le 18 novembre 2015

Retour en haut