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Crash dans le Sinaï

Comment peut-on placer un explosif à bord d'un avion ?

La thèse de l'attentat est privilégié après le crash de l'avion russe dans le Sinaï. REUTERS/Asmaa Waguih

Alors que la thèse de l'attentat est privilégiée après le crash d'un avion russe dans le Sinaï, les experts jugent fiables les équipements de contrôle des bagages dans la plupart des aéroports, sauf à bénéficier de complicités auprès des personnels au sol.

Comment sont contrôlés les bagages qui partent en soute ?
Sébastien Caron, directeur général de ASCT International, entreprise de conseil et formation en sûreté aérienne:
"Le premier contrôle est celui de la compagnie aérienne qui va s'assurer que chaque passager qui a enregistré des bagages est bien monté dans l'avion. Ce +contrôle de rapprochement+ est une obligation internationale.

En France et en Europe, le bagage enregistré passe ensuite dans une machine radioscopique automatique perfectionnée qui permet de détecter les molécules qui constituent 99% des explosifs. En moyenne 30% des bagages ont besoin d'une vérification effectuée par un agent de sécurité. Celui-ci envoie environ 5% des bagages pour lesquels il a encore des doutes vers une autre machine, un tomographe qui fonctionne comme un scanner médical. A ce stade 99% des bagages repartent vers les soutes, mais si à l'issue de ce circuit les services de sûreté estiment qu'il faut une vérification supplémentaire, le propriétaire de la valise est convoqué dans une salle de fouille où sa valise est ouverte.

Dans les autres pays du monde, le système de contrôle est souvent le même, mais nous n'avons pas de précisions sur les équipements de contrôle utilisés à l'aéroport de Charm el-Cheikh."

(Repère : Les attentats à la bombe contre des avions de ligne depuis 1983)

 

Ce système est-il fiable ?
Xavier Tytelman, spécialiste indépendant de la sécurité aérienne et instructeur au Centre de traitement de la peur de l'avion:
"On a des niveaux de fiabilité qui sont tellement élevés" dans la vérification des bagages, notamment grâce aux rayons X, que "depuis les années 80, partout dans le monde on n'avait pas réussi à faire rentrer une bombe" en soute "parce que ces technologies marchent très bien".
Mais "on sait d'une manière générale qu'il y a des failles". "Une grosse plaque de métal" peut par exemple permettre de dissimuler des matières explosives à la vue des opérateurs. "Normalement, dès qu'il a un doute", l'opérateur va diriger le bagage vers "une opération manuelle" mais se pose ensuite la question des effectifs et du temps.

En dépit de ces contrôles, comment peut-on néanmoins introduire une bombe dans un avion ?
Sébastien Caron:
"Dans les vecteurs d'introduction qu'on analyse aujourd'hui il y a les bagages à main qui peuvent être entrés volontairement ou non par un passager. Il y a les bagages de soute qui restent une vulnérabilité vu les gros volumes qui transitent par un aéroport et la densité des objets les composant, les approvisionnements de bord, avec la fourniture des plateaux repas, les ventes à bord jusqu'au matériel servant aux personnels qui font le ménage de l'avion et pourraient par le biais de complicités y intégrer des articles prohibés, ou encore des intrus qui vont passer dans des zones réservées.

On s'aperçoit que dans la majorité des cas (attentats ou tentatives, NDLR) on a affaire à la complicité des personnels d'aéroport. Un bagagiste pourrait très bien, une fois que les bagages ont été contrôlés, rajouter un bagage piégé dans la soute. Mais, la complicité n'est pas forcément volontaire, car on peut, par exemple, mettre la pression à quelqu'un de l'aéroport en prenant sa famille en otage pour le contraindre".
Statistiquement, il y a tous les six mois une tentative, qui pourraient avoir des conséquences très graves, dans les aéroports internationaux."

 

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commentaires (4)

Mais poser plutôt la question à des "spécialistes" libanais certains !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 12, le 10 novembre 2015

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Commentaires (4)

  • Mais poser plutôt la question à des "spécialistes" libanais certains !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 12, le 10 novembre 2015

  • IL Y A LES SYMPATHISANTS FANATIQUES... LES ACHETÉS ET LES VENDUS... VOILÀ TROIS POSSIBILITÉS DES PLUS FACILES...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    17 h 28, le 09 novembre 2015

  • y aurait enfin une explication à la présence des fameux « terroristes » qui n’ont apparemment aucune raison d’être là. Ce serait donc ces mercenaires ou commandos, ou les deux à la fois, qui seraient responsables des actes de subversion au Sinaï, qu’ils font passer ensuite pour des attaques terroristes. Dès lors, la bombe posée à Charm El Cheikh par des terroristes n’a plus aucun sens. Si bombe il y avait, ce qui est tout à fait possible, il faudrait alors en chercher le commanditaire plutôt à Londres, Washington ou Tel Aviv, et non à Raqqa ou Mossoul. Dans cette hypothèse, il s’agirait ni plus ni moins que d’un false flag. La réaction immédiate et unanime des grands médias pour attribuer le crash à un acte terroriste, confirmée par les discours officiels des Britanniques et des Américains, pourtant très éloignés du dossier, prend alors tout son sens. Un false flag ayant toujours un objectif, la question qui reste posée est : quel est cet objectif ? En tout cas, tout est en train d’être ficelé pour donner du poids à la thèse de la bombe. Jour après jour, des éléments nouveaux ressurgissent. Les incidents rencontrés à l’aéroport de Charm El Cheikh prennent une couleur nouvelle. Ils ressortent même des archives des incidents improbables, tel cet avion de ligne qui rencontra fortuitement un missile au-dessus du Sinaï. C’est très courant de croiser un missile dans ces contrées ! Un petit coucou de part et d’autre et chacun poursuit son chemin…

    FRIK-A-FRAK

    16 h 37, le 09 novembre 2015

  • Bien sur la complicite . Mais tres haut de chez haut place .... Pourquoi les avions occicons n'ont il pas ete inquietes ? Pourtant ces coalises ont soit disant "bombarde" les bacteries en irak et en syrie ? A moins que c'etait pas les bonnes cad les mauvaises bacteries qui ont ete touchees . A d'autres !

    FRIK-A-FRAK

    14 h 53, le 09 novembre 2015