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À La Une - Liban

Salam met en garde contre "ceux qui tentent d'utiliser la colère du peuple pour semer le chaos"

Sleiman et S. Gemayel pour une réunion urgente du Conseil des ministres.

S'exprimant dimanche lors d'une rencontre avec une délégation de dignitaires religieux venue du Akkar, le chef du gouvernement, Tammam Salam, a estimé que "le chaos n'est pas la solution". Photo d'archives Anwar Amro/AFP

Le Premier ministre, Tammam Salam, a qualifié dimanche le mouvement populaire qui secoue le pays d'"expression de la colère du peuple contre la détérioration de ses conditions de vie", mettant en garde contre "ceux qui tentent d'utiliser cette colère populaire pour semer le chaos dans le pays."

S'exprimant lors d'une rencontre avec une délégation de dignitaires religieux venue du Akkar, le chef du gouvernement a estimé que "le chaos n'est pas la solution". "La radicalisation envenime les problèmes, elle ne les résout pas", a-t-il jugé.

Décrivant la situation actuelle comme "très, très difficile", M. Salam explique que "la persistance des différends politiques, qui ont conduit jusqu'ici le pays à la paralysie du Parlement et du gouvernement ainsi qu'au vide présidentiel, ne peut mener le pays qu'à l'effondrement".

Par ailleurs, le Premier ministre a salué l'initiative de dialogue lancée par le président du Parlement, Nabih Berry, qui doit se tenir mercredi. Le collectif "Vous puez !", qui dénonce, entre autres, l'incapacité de la classe politique à trouver une solution à la crise des déchets qui frappe le pays depuis le 17 juillet, a accusé M. Berry, de ne pas prendre en considération les demandes des manifestants, qualifiant son appel au dialogue de "tentative visant à unifier la classe politique contre les citoyens". Le collectif a ainsi appelé à une "mobilisation pacifique" mercredi "en face de la Place de l'Étoile", dans le centre-ville de Beyrouth, au moment où se tiendra la séance de dialogue.

L'un des activistes du collectif, en grève de la faim depuis quatre jours devant le siège du ministère de l'Environnement au centre-ville de Beyrouth, a été transporté dimanche soir à l'hôpital par la Croix-rouge libanaise. Youssef el-Jurdi fait partie d'une dizaine d'activistes du collectif "Vous Puez !" qui s'abstiennent de manger afin de réclamer la démission du ministre Mohammad Machnouk. Pour eux, il assume la responsabilité de l'échec au niveau du dossier de la crise des déchets

A Tyr, au Liban-sud, des dizaines d'activistes du collectif "Nous réclamons des comptes" ont manifesté afin de dénoncer la classe politique qu'ils accusent de corruption. "Qui est responsable de la corruption du pays depuis des décennies?", s'est interrogé un porte-parole du collectif, rapporte la chaîne LBCI. "Nous souffrons tous de coupures de courant, de la crise des déchets, du chômage... Nous sommes des jeunes pacifistes. Nous voulons la stabilité, mais nous réclamons nos droits également. Nous voulons la fin du système confessionnel. Il est temps qu'il y ait des réformes et que des comptes soient rendus", a-t-il lancé.

 

(Lire aussi : À Jal el-Dib, « c'est un paysage digne des bidonvilles qui se répète chaque jour »)

 

 

Sleiman et S. Gemayel pour une réunion urgente du Conseil des ministres

Plus tôt en cours de journée à Yarzé, l'ancien président de la République, Michel Sleiman, le président des Kataëb, Samy Gemayel, et les ministres les représentant au sein du gouvernement ont appelé dimanche à la convocation d'une réunion urgente du Conseil des ministres, afin de régler la question des déchets.

Samy Gemayel, accompagné des ministres de l'Information, Ramzi Jreige, et du Travail, Sejaan Azzi, s'était rendu à Yarzé pour y rencontrer Michel Sleiman, en présence des ministres de la Défense, Samir Mokbel, des Déplacés, Alice Chaptini, et de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mottaleb Hennaoui.

M. Sleiman, qui a donné lecture d'un communiqué publié à l'issue des discussions, a indiqué que la solution à toutes les crises qui frappent le Liban débute par l'élection d'un chef de l’État selon les règles constitutionnelles. La vacance présidentielle a paralysé l'action de toutes les institutions, a-t-il relevé.

"Tout dialogue doit pousser les blocs parlementaires et les députés à assister aux séances consacrées à l'élection d'un chef de l’État, conformément à leur devoir constitutionnel", a-t-il dit. Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance électorale au sein du Parlement ayant à nouveau tourné court, un prochain scrutin a été fixé au 30 septembre.

En outre, les personnes réunies à Yarzé ont souligné que la liberté de manifester était un "droit naturel et constitutionnel".

 

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Le Premier ministre, Tammam Salam, a qualifié dimanche le mouvement populaire qui secoue le pays d'"expression de la colère du peuple contre la détérioration de ses conditions de vie", mettant en garde contre "ceux qui tentent d'utiliser cette colère populaire pour semer le chaos dans le pays."
S'exprimant lors d'une rencontre avec une délégation de dignitaires religieux venue du Akkar,...
commentaires (8)

C'est vrai qu'avec cette mise en garde... eh bien... il vient d'effrayer tout le monde... moi compris. D'ailleurs là, j'ecris caché sous mon lit. Il faut avouer aussi que l'absence de cheveux et de sourcils chez cet homme, lui confèrent cet aspect.. comment dire.. ah oui: Alien, aux pouvoirs inattendus. Bon, plus sérieusement, il nous balance quand sa démission dans les gencives dont il nous fait voir les prémices?? Vous me direz (les futés seulement) que pour présenter une démission, il faut déjà avoir une mission...

Ali Farhat

03 h 28, le 08 septembre 2015

Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • C'est vrai qu'avec cette mise en garde... eh bien... il vient d'effrayer tout le monde... moi compris. D'ailleurs là, j'ecris caché sous mon lit. Il faut avouer aussi que l'absence de cheveux et de sourcils chez cet homme, lui confèrent cet aspect.. comment dire.. ah oui: Alien, aux pouvoirs inattendus. Bon, plus sérieusement, il nous balance quand sa démission dans les gencives dont il nous fait voir les prémices?? Vous me direz (les futés seulement) que pour présenter une démission, il faut déjà avoir une mission...

    Ali Farhat

    03 h 28, le 08 septembre 2015

  • "Décrivant la situation actuelle comme très, très difficile, M. Salam explique que la persistance des différends politiques, qui ont conduit jusqu'ici le pays à la paralysie du Parlement et du gouvernement ainsi qu'au vide présidentiel, ne peut mener le pays qu'à l'effondrement"." ! Oui, mais que fait-il pour y remédier ? Il est commentateur journalistique, ou bien premier ministre ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 29, le 07 septembre 2015

  • POURQUOI PAS UN COLLECTIF DE CINQUANTE OU MÊME DE CENT PERSONNAGES MARONITES CHRÉTIENS DONT CHACUN SE PRÉSENTE COMME CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE... LA LOI PERMET À TOUT LIBANAIS D'ÊTRE CANDIDAT... ET DE MANIFESTER AVEC L'APPUI DE TOUTE LA POPULATION QUI EN A MARRE DE LA SITUATION DANGEREUSE Où L'ON A POUSSÉ LE PAYS... ET DE DRESSER DES TENTES DEVANT LE PARLEMENT ET DE NE PAS QUITTER AVANT L'ÉLECTION D'UN PRÉSIDENT ? çA S'APPELLERAIT UNE MANIFESTATION NATIONALE !!! ET NON CES PSEUDOS MANIFESTATIONS MANIPULÉES...

    LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

    20 h 27, le 06 septembre 2015

  • je suis d'accord il faut qu'il tienne bon, cependant il ne faut pas oublier que certaines des revendications des manifestants sont legitimes !! s'il placent l'election d'un president en tete de liste ils nous monteraient ne pas etre manipuler !!

    Bery tus

    20 h 17, le 06 septembre 2015

  • UN AUTRE COLLECTIF... OU UNE AUTRE COLLECTION... "NOUS DEMANDONS DES COMPTES" DEMANDE LE JUGEMENT DU MINISTRE MACHNOUK POUR L'AFFAIRE DES DÉCHÊTS... SI CES MESSIEURS VEULENT S'ÉRIGER EN JUGES ILS DOIVENT COMMENCER PAR DEMANDER LE JUGEMENT DE TOUS LES CRIMES D'HIER... ET IL Y EN A DES TATS... AVANT CEUX D'AUJOURD'HUI... LES MANIPULATEURS DEVIENNENT PLUS NOMBREUX ET LES MANIPULÉS CHANTENT LES MÊMES SLOGANS CONTRE LES MÊMES PERSONNES !!! AUCUN NE DEMANDE L'ÉLECTION URGENTE D'UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET L'APPLICATION DE LA CONSTITUTION... DONT LA NON APPLICATION EST UN CRIME NATIONAL...

    LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

    19 h 57, le 06 septembre 2015

  • Ne cedez pas Monsieur le Premier Ministre Vous avez la loi et la constitution avec vous et surtout tous vos supporters comme moi Courage et persévérance, et vous nous sauverez

    FAKHOURI

    19 h 37, le 06 septembre 2015

  • Comme le chef du gouvernment a raison ! Sans cet homme, le Liban aurait sombré dans le chaos total et la ruine sans limite.

    Halim Abou Chacra

    19 h 26, le 06 septembre 2015

  • Le conseil d'Etat doit déposer une plainte en civil contre les députés qui ne viennent pas voter pour élire un Président de la République,avec déchéance du titre et suppression du salaire.....Vous verrez qu'ils viendront tous voter en courant... L'élection du président est la clé des autres solutions à venir en descendant au fur et à mesure la pyramide administrative.

    TOHME habib

    18 h 01, le 06 septembre 2015

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