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Liban

Salam : Prêt à discuter du mécanisme en Conseil des ministres, mais pas sous le signe du blocage

Exécutif
OLJ
14/07/2015

Le Premier ministre Tammam Salam a renouvelé hier « son appel au calme, à s'éloigner des disputes et à protéger la stabilité », soulignant qu'il « sera ouvert au dialogue concernant l'approche de l'action gouvernementale lors de la prochaine séance du Conseil des ministres, à condition que cela réponde à une volonté de ne pas bloquer l'action du Conseil des ministres ».
M. Salam, qui s'exprimait hier au Grand Sérail devant une délégation beyrouthine présidée par l'avocat Saëb Matraji, a affirmé : « Je ne suis pas seulement garant de la présidence du Conseil des ministres, mais de l'ensemble du pays, surtout en période de vacance présidentielle. Je suis contraint d'adopter certaines approches qui garantissent le fait de parer à cette vacance à titre exceptionnel. Mais, en toute objectivité, l'article 64 de la Constitution stipule que le Conseil des ministres prenne ses décisions soit de manière consensuelle, soit à la majorité absolue ou des deux tiers ».
« Dans son énumération, la Constitution commence par le consensus, et c'est ce que j'ai décidé d'adopter dès le départ, a indiqué M. Salam. Il y a un an, nous avions tenu trois réunions en Conseil des ministres pour étudier comment procéder à cette approche de notre action. Elle s'était stabilisée autour du consensus, mais, dans la pratique, certains ont interprété le consensus comme étant l'unanimité, c'est-à-dire que chaque décision aurait besoin de l'approbation des 24 ministres », a-t-il poursuivi.
« Quelques mois plus tard, le piétinement a commencé, quand bien même nous avions décidé que les questions conflictuelles seraient mises à l'écart, et les questions consensuelles et politiques résolues par les forces politiques, a ajouté le Premier ministre. Notre action vise à gérer les affaires du pays, et non à entrer dans des crises et des confrontations politiques. Nous sommes un gouvernement de coalition. Le meilleur endroit pour régler les problèmes politiques est entre les forces politiques et pas au Conseil des ministres. » « L'an dernier, ils ont tenté de transposer de nombreuses échéances politiques au Conseil des ministres », a ajouté le président du Conseil.
Et de souligner : « Je ne contribuerai pas au blocage. Je suis prêt, lors de la prochaine séance, à assurer un espace pour étudier l'approche de l'action du Conseil des ministres. Nous sommes tous responsables de la situation et le calme est requis, surtout que nous allons vers une saison estivale et qu'il est impossible d'ébranler la situation avec nos querelles, et de donner ainsi une fausse image du pays. »
M. Salam a par ailleurs reçu, dans le cadre de ses audiences, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, et la représentante du secrétaire général de l'Onu au Liban, Sigrid Kaag.
Le Premier ministre, accompagné de l'ancien président de la République Michel Sleiman, a en outre quitté Beyrouth hier à destination de Djeddah en compagnie de l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, pour présenter ses condoléances après le décès du chef de la diplomatie saoudienne, Saoud el-Fayçal.

Malek el-Chaar
Tammam Salam devrait en outre recevoir bientôt une visite de soutien du mufti de Tripoli et du Nord, cheikh Malek el-Chaar, à la tête d'une délégation tripolitaine. Le mufti Chaar a rendu hommage hier, dans un entretien à l'agence al-Markaziya, au président du Conseil « pour ses prises de position et pour avoir préservé les institutions et défendu la Constitution en cette étape difficile ». « Allez de l'avant, nous sommes à vos côtés. Tous les Libanais sont avec vous », a-t-il indiqué à l'adresse du Premier ministre.

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