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À La Une - Irak

Bagdad sur plusieurs fronts contre l'EI, en attendant les renforts américains

Plusieurs opérations militaires sont en cours pour reconquérir les vastes territoires perdus il y a un an, avec des résultats plus ou moins probants.

L'armée irakienne et les unités de Mobilisation populaire, qui regroupent des milices chiites et des volontaires, poursuivaient jeudi leurs opérations pour sécuriser les alentours de la ville de Baiji. AFP PHOTO / AHMAD AL-RUBAYE

Les forces irakiennes tentaient sur plusieurs fronts jeudi de faire reculer le groupe Etat islamique (EI) en attendant l'arrivée des 450 hommes supplémentaires envoyés par les Etats-Unis pour muscler la lutte contre les jihadistes.

Plusieurs opérations militaires sont en cours pour reconquérir les vastes territoires perdus il y a un an, avec des résultats plus ou moins probants. Les peshmergas, les forces de la région autonome kurde, avançaient au sud et à l'ouest de la ville de Kirkouk (nord), aidés par des bombardements des avions irakiens et de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, selon des responsables militaires. L'une des cibles visées est un atelier établi par l'EI pour fabriquer des bombes après la destruction totale de sa plus grande usine de véhicules piégés par une frappe de la coalition le 3 juin près de Hawija.

De leur côté, les troupes fédérales irakiennes et les unités de Mobilisation populaire, qui regroupent des milices chiites et des volontaires, poursuivaient leur opération pour sécuriser les alentours de la ville de Baiji et de la raffinerie voisine, la plus grande du pays. Ils ont lancé une vaste offensive tôt jeudi pour détruire "les dernières poches de Daech (acronyme arabe de l'EI) sur les rives du Tigre", a précisé un général.

 

(Lire aussi : « Dans ma rue, il y a peut-être 50 maisons. Seule une famille soutient Daech »)

 

Un effort suffisant ?
Le pouvoir tente de s'assurer le contrôle de cette zone pour isoler l'EI dans la vaste province d'al-Anbar, à l'ouest, dont la reconquête est considérée comme une priorité par Bagdad. Le Premier ministre Haider al-Abadi a en particulier promis la reprise rapide de Ramadi, le chef-lieu d'al-Anbar conquis le 17 mai par l'EI, qui a ainsi infligé le pire revers à Bagdad depuis près d'un an. La perte de Ramadi a aussi soulevé des questions sur la stratégie de Washington et de son implication limitée à des frappes aériennes.

Pour y répondre, le président Barack Obama a autorisé mercredi le déploiement de 450 soldats américains supplémentaires - portant leur nombre total à 3.550, avec l'ambition d'accélérer la formation des troupes irakiennes, en particulier des sunnites. Ce nouveau contingent sera déployé sur la base d'al-Taqadoum, entre les villes de Ramadi et Fallouja contrôlées par les jihadistes.

Pour certains experts, cet effort ne sera pas suffisant. Le Soufan group, spécialisé dans le renseignement, souligne ainsi que les sept années de présence militaire américaine et les milliards de dollars dépensés n'ont pas évité le désastre. "Immédiatement après la chute de Mossoul (en juin 2014), la priorité a été donnée à la formation des forces irakiennes, avec comme mot d'ordre de 'les aider à mener leur propre bataille', en ignorant que des ressources quasiment illimitées avaient déjà été consacrées à cette question, sans succès", souligne-t-il.

 

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