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À La Une - Liban

Machnouk : Je ne permettrai jamais que Roumieh soit contrôlée par les détenus

Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur diffuse des vidéos de la mutinerie du 17 avril dernier.

Lors d'une conférence de presse au cours de laquelle des vidéos ont été projetées, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a détaillé jeudi le déroulement de la mutinerie de détenus islamistes, le 17 avril dernier, dans le bâtiment B de Roumieh, insistant sur le fait qu'il ne permettra jamais la prison soit "contrôlée par les détenus". Capture d'écran.

Lors d'une conférence de presse au cours de laquelle des vidéos ont été projetées, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a détaillé jeudi le déroulement de la mutinerie de détenus islamistes, le 17 avril dernier, dans le bâtiment B de Roumieh, insistant sur le fait qu'il ne permettra jamais que  la prison soit "contrôlée par les détenus".

Sur les images diffusées, l'on voit des policiers se faisant rouer de coups par les détenus ou se faisant déshabiller.Dans une autre vidéo, des détenus poursuivent, dans la cour de la prison un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI) et le rouent de coups. "Les gardes au sein de la prison ne sont pas armés", a souligné M. Machnouk. L'on voit également les prisonniers prendre aux gardes les clefs des cellules, les ouvrir ou démonter des portes pour libérer d'autres détenus. Sur d'autres images, des prisonniers mettent le feu à leurs matelas pour provoquer un incendie.

Les films prennent fin sur les images de détenus détruisant les caméras de surveillance de l’établissement pénitentiaire.

Lors de la conférence de presse, le ministre a également présenté des photos prises à Roumieh après la mutinerie, elles montrent des caméras détruites, les portes des cellules entassées les unes sur les autres et l'infirmerie totalement saccagée.

Onze membres des FSI ont été blessés au cours de la mutinerie. M. Machnouk a précisé que 21 prisonniers ont également été blessés et ont besoin d'un suivi médical. Le ministre a précisé qu'il attend de recevoir le rapport du Comité de la Croix-Rouge internationale (CICR) pour plus de détails.

Après la fin de la projection des images, M. Machnouk a expliqué avoir tardé à tenir cette conférence de presse car il rassemblait les éléments d'information et souhaitait attendre que la tension soit redescendue. Après la mutinerie, les parents des détenus islamistes avaient manifesté leur colère.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs rappelé que "des politiciens et des hommes de religion avaient entrepris des négociations avec les détenus (pour arrêter la mutinerie)". "Nous avons longuement négocié, mais les prisonniers ne voulaient pas lâcher le contrôle du bâtiment", a-t-il poursuivi. En conséquence, M. Machnouk a décidé de contacter le directeur général des Forces de sécurité intérieure libanaises, le général Ibrahim Basbous, et de lancer une opération sécuritaire au sein de la prison. "Nous avons décidé de mener une opération pour que la situation ne se transforme pas en grande catastrophe, c'était notre seule option. On nous a accusé d'avoir agressé les prisonniers, mais personne n'a pensé un seul instant à ce que faisaient les prisonniers, a martelé M. Machnouk. Beaucoup de choses ont été dites sur l'opération militaire or personne ne connait ses détails".

"Je ne permettrai pas que ce qui s'est passé dans le bâtiment D se répète, ni que la prison soit contrôlée par les détenus, a-t-il insisté. Nous essayons de répondre aux demandes des prisonniers, mais après ces images je pense que leurs demandes ne sont pas la priorité actuellement".

 

 

 

 

 

Lors d'une conférence de presse au cours de laquelle des vidéos ont été projetées, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a détaillé jeudi le déroulement de la mutinerie de détenus islamistes, le 17 avril dernier, dans le bâtiment B de Roumieh, insistant sur le fait qu'il ne permettra jamais que  la prison soit "contrôlée par les détenus".
Sur les images diffusées, l'on voit des policiers se faisant rouer de coups par les détenus ou se faisant déshabiller.Dans une autre vidéo, des détenus poursuivent, dans la cour de la prison un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI) et le rouent de coups. "Les gardes au sein de la prison ne sont pas armés", a souligné M. Machnouk. L'on voit également les prisonniers prendre aux gardes les clefs des cellules, les ouvrir ou démonter des portes pour libérer...
commentaires (3)

IL N'Y A PAS à DIRE ? ON A DES HOMMES INTELLIGENTS DE TOUS LES BORDS . MACHNOUK FOR PM.

FRIK-A-FRAK

19 h 09, le 30 avril 2015

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Commentaires (3)

  • IL N'Y A PAS à DIRE ? ON A DES HOMMES INTELLIGENTS DE TOUS LES BORDS . MACHNOUK FOR PM.

    FRIK-A-FRAK

    19 h 09, le 30 avril 2015

  • SI L'ETAT SE MANIFESTAIT TOUT AUTANT DANS LE GRAND ROUMIEH QU'EST DEVENU LE PAYS !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 53, le 30 avril 2015

  • Rien à dire: il a raison à 100%. Il est scandaleux que l'on aie pu en arriver là.

    Yves Prevost

    15 h 54, le 30 avril 2015

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