X

À La Une

L'Australie envoie des soldats en Irak, son ministre de la Défense incapable de citer le nom du chef de l'EI...

Bourde

Interrogé à multiples reprises lors d'un entretien télévisé, Kevin Andrews a soigneusement évité de répondre à la question.

OLJ/AFP
15/04/2015

Le ministre australien de la Défense s'est retrouvé le rouge au front après avoir été surpris selon toute vraisemblance en flagrant délit d'ignorance du nom du chef de l’État islamique (EI), le jour où Canberra annonçait le départ de soldats supplémentaires pour lutter contre le groupe jihadiste.

 

Kevin Andrews s'est vu demander à de multiples reprises le nom du chef de l'EI, Abou Bakr al-Bagdadi, lors d'un entretien télévisé avec la Australian Broadcasting Corporation mardi soir. Mais il a soigneusement évité de répondre à la question. "De toute évidence, je ne vais pas m'exprimer sur des questions opérationnelles", a-t-il martelé. A quoi la journaliste a répliqué: "Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une question opérationnelle, nous sommes dans le domaine public".

"Monsieur le ministre, vous avez la responsabilité d'engager la vie d'Australiens et d'Australiennes dans cette mission, je suis surprise que vous ne puissiez pas me citer le nom du dirigeant de l’État islamique", a-t-elle encore lancé. "Le département d’État américain a mis sa tête à prix 10 millions de dollars" (9,4 millions d'euros). Le ministre a souligné que l'EI était le résultat d'une "combinaison de groupes. Il n'y a pas simplement une personne, nous devons au bout du compte tous les détruire si nous voulons détériorer leurs capacités opérationnelles dans la région", a-t-il dit.

 

 

Plus tard, sur Twitter, Kevin Andrews a écrit: "En se concentrant sur des individus, on se détourne de la menace représentée par les organisations extrémistes". La presse australienne a largement considéré qu'en réalité, il ignorait le nom de Bagdadi.

 

 

Quelques heures auparavant, le ministre avait annoncé conjointement avec le Premier ministre Tony Abbott le départ en Irak de 330 soldats supplémentaires pour une mission de formation des militaires irakiens. L'envoi de ces soldats sur la base militaire de Taji, au nord de Bagdad, où ils travailleront aux côtés de militaires néo-zélandais, avait déjà été annoncé début mars par Canberra. Environ 170 Australiens des forces spéciales se trouvent déjà en Irak pour former les soldats irakiens.

 

Pour mémoire

L'Australie promet la transparence et renforce sa sécurité

L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'Etat islamique sur son sol

 

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarllet Haddad

Le commandant en chef de l’armée et l’agenda politique

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants