L'armée russe est engagée dans des exercices militaires à grande échelle. Archives AFP
80 000 soldats russes sont désormais engagés aux quatre coins de la Russie dans des exercices militaires à grande échelle, une démonstration de force mettant en oeuvre navires de guerre, défense anti-aérienne, blindés et bombardiers stratégiques, a annoncé jeudi l'état-major de l'armée russe.
"Le nombre de soldats impliqués est désormais de 80 000 et le nombre d'avions est passé à 220", a indiqué le chef d'état-major russe, Valeri Guerassimov, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti.
L'armée russe avait commencé la semaine dernière par déployer 8 000 artilleurs dans la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée en mars 2014 par la Russie, et dans le sud-ouest, près de la frontière avec l'Ukraine. Au même moment, environ 200 tankistes s'entraînaient à assiéger une ville dans le centre de la Russie. Et en Bouriatie (Sibérie), des unités aériennes s'entraînaient "à répondre de façon pratique à une guerre électronique", selon un porte-parole militaire.
Dès lundi, la démonstration de force a pris de l'ampleur avec l'ordre donné par Vladimir Poutine d'organiser immédiatement des exercices militaires surprise impliquant le déploiement de bombardiers stratégiques en Crimée ou de 38 000 soldats dans la région stratégique de l'Arctique.
Des bombardiers stratégiques Tupolev 22-M3 ont atterri mercredi dans la péninsule annexée. Moscou a plusieurs fois répété sa volonté de voir ces bombardiers à long rayon d'action être basés en Crimée à partir de 2016. Dans la foulée, les soldats des régions centre et ouest du pays ont été mis en état d'alerte. Et plus de 3 000 soldats ont par ailleurs été envoyés sur l'île Sakhaline, proche du Japon dans l'Extrême-Orient russe, selon le ministère de la Défense. Des batteries de missiles anti-aérien y ont été installées.
Toujours dans le cadre de ces manoeuvres, une vingtaine de bâtiments de guerre, vedettes, navires et sous-marins sont en route pour la mer de Baltique. Ils acheminent des batteries de missiles Iskander-M dans l'enclave occidentale de Kaliningrad, frontalière de la Pologne et de la Lituanie.
Cette série d'exercices militaires, qui durera jusqu'à la fin du mois de mars, implique aussi le déploiement de soldats en Arménie et dans les deux républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du sud.
La Norvège procède par ailleurs depuis le 9 mars, et jusqu'à mardi, à des grandes manoeuvres dans la province du Finmark, près de sa frontière avec la Russie. Baptisées "Joint Viking", elles sont, en faisant intervenir plus de 5 000 soldats, les plus importantes de l'armée de ce pays scandinave depuis 1967.
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L'armée russe avait commencé la semaine dernière par déployer 8 000 artilleurs dans la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée en mars 2014 par la Russie, et dans le sud-ouest, près de la frontière avec l'Ukraine. Au même moment, environ 200 tankistes s'entraînaient à assiéger une ville dans le centre de la Russie. Et...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
C'est une bonne chose. Poutine sort ses biceps... et il en a, pour protéger son territoire et ses gens. Je pense qu'il est obligé de le faire, car en face, il y a des dangereux mafieux, qui se font passer par des divulgateurs de démocratie, qui veulent dominer le monde et ses sources de richesse, te faire manger le facile humburger-coca seulement etc. et by-passer l'autorité des autres grands sans respecter leurs cultures séculaires, voire millénaire. Ils doivent etre jaloux... leur histoir commence il y a 2 siècles.
21 h 50, le 19 mars 2015