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Liban

Depuis la Békaa, Machnouk assure que le plan de sécurité se poursuivra jusqu’à Beyrouth

OLJ
14/02/2015

Dans le cadre du plan de sécurité visant à mettre un terme à la violence qui ravage la Békaa, l'armée libanaise et les forces de sécurité se sont déployées en force hier dans la région. Après Brital et Hourtaala, le plan a été exécuté à Hezzine et al-Hammoudiyé. Dans un communiqué, l'armée a annoncé avoir arrêté 56 personnes et saisi 18 véhicules volés et deux tonnes de haschisch lors de perquisitions à Baalbeck, Brital, Hourtaala, Douress et Hammoudiyé. Du matériel militaire et des équipements de communication ont également été confisqués. Les personnes recherchées sont des suspects de crimes et plusieurs font l'objet de mandats d'arrêt.
Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, se sont rendus dans la Békaa afin de superviser le déroulement du plan. Le ministre de l'Intérieur a ainsi inspecté les barrages des forces de sécurité, de l'armée et de la Sûreté générale, établis sur la route internationale entre Tal el-Amara, la Békaa centrale et Rayyak, jusqu'à Brital. Il s'est informé de la situation sur le terrain et a été reçu par le mohafez de Baalbeck-Hermel, Bachir el-Khodr, le président du conseil municipal de Brital, Abbas Ismaïl, et les habitants de la région qui ont accueilli chaleureusement le déploiement sécuritaire.
« On avait l'impression que cette région échappait au contrôle de l'État, mais ce plan de sécurité vient démentir cela », a assuré M. Machnouk lors d'une conférence de presse au terme de sa tournée et d'une réunion tenue à huis clos avec les chefs des appareils de sécurité de la région.
« Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des habitants de la région ont opté pour l'État, et j'ai entendu beaucoup de remarques positives de leur part, s'est félicité le ministre de l'Intérieur. À l'époque, quand j'évoquais l'insécurité de la Békaa, j'englobais toute la région, mais je m'étais trompé. » M. Machnouk a précisé que « cette opération va se poursuivre dans les jours à venir afin qu'il n'y ait plus de fugitifs ou de repris de justice. Nous savons tous que les fugitifs notables ont fui en territoire syrien, mais le plan appliqué empêchera leur retour puisqu'ils seront alors arrêtés ».
Répondant aux questions des journalistes, M. Machnouk a révélé la création d'« une cellule désormais permanente entre l'armée, les FSI et la SG afin de poursuivre les efforts », soulignant que cette opération est la première à associer les trois institutions, « une véritable collaboration dans la lutte contre la drogue, le rapt et le vol ». Le ministre de l'Intérieur s'est ainsi félicité qu'« il n'y ait eu aucune résistance lors des perquisitions ». « Nous allons mettre fin au phénomène des fugitifs, et l'opération se poursuivra pendant des jours afin de déclarer la région vide d'outils criminels et de recherchés par la justice », a-t-il certifié, appelant les personnes qui font l'objet d'interpellations à se rendre aux postes de police. « 37 000 documents de ce genre ont été émis et la plupart concernent des incidents mineurs comme des tirs de joie lors de mariages », a-t-il expliqué, assurant que « toutes les personnes ne seront pas mises dans le même panier ». « Les mandats d'arrêt seront réglés en justice et les interpellations seront suivies par le commandement de l'armée », a expliqué le ministre.
Interrogé sur Ersal, M. Machnouk a précisé que « le plan de sécurité est déjà appliqué par l'armée à l'intérieur de la localité » et que « ce plan est différent de celui mis en place dans le reste de la Békaa ».
Il a enfin assuré que le plan qui se trouve actuellement dans sa troisième phase après Tripoli et Saïda se poursuivra à Beyrouth et dans la banlieue sud, jugeant « exagérées » les allégations selon lesquelles le gouvernement aurait fait fuir les personnes recherchées en annonçant à l'avance l'exécution du plan. « Ce plan est envisagé depuis la formation du gouvernement et ne peut se faire en secret. Il a débuté à Saïda et Tripoli, avant la Békaa, et nous ne pouvions cacher qu'il se poursuivra dans le reste des régions », a-t-il déclaré.

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