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Liban - Politique

En marge du dialogue, le bloc du Futur sermonne Nasrallah et l’Iran

« Le Liban reste attaché aux résolutions internationales et à la 1701 », soulignent les députés haririens.

Le bloc du Futur a observé hier une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attentat de Damas. Photo Dalati et Nohra

La cinquième séance du dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur s'est tenue hier soir à Aïn el-Tiné, résidence du président de la Chambre Nabih Berry, en présence, côté Hezbollah, du conseiller du secrétaire général du parti, Hussein Khalil, du ministre Hussein Hajj Hassan et du député Hassan Fadlallah, et, côté courant du Futur, du chef de cabinet de Saad Hariri, Nader Hariri, du ministre Nouhad Machnouk et du député Samir Jisr. La réunion s'est déroulée en présence du ministre Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal.
La séance a été suivie d'un communiqué laconique dans lequel les deux parties ont affirmé avoir « poursuivi le dialogue sur un certain nombre de points en toute franchise et responsabilité ». Elles ont également « salué les mesures exécutives prises pour ôter les portraits et les calicots à Beyrouth et dans d'autres régions » et « suivi les préparatifs liés à la poursuite de la mise en application du plan de sécurité ». Les deux parties ont enfin souligné « leur rejet des tirs lors de toutes les occasions sur l'ensemble du territoire libanais, quel qu'en soit le prétexte ».

Quelques heures avant la séance, le bloc parlementaire du Futur, réuni sous la présidence de l'ancien Premier ministre Fouad Siniora, avait nettement haussé le ton face au Hezbollah, critiquant les propos du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, concernant la modification des règles d'engagements avec Israël.
Dans un communiqué, dont le député Jamal Jarrah a donné lecture à l'issue de la réunion, le bloc a estimé que ces propos « expriment une position unilatérale et hâtive et, ce faisant, outrepassent la volonté du peuple libanais (...) et constituent un abandon unilatéral et sans mandat des résolutions internationales, notamment de la résolution 1701, que le Liban s'est engagé à respecter ».
« Le Liban est attaché à ce que ces résolutions lui apportent comme garanties et comme protection », a poursuivi le communiqué, avant d'ajouter : « Nous rejetons, dans ce cadre, les propos de Hassan Nasrallah qui exposent, selon nous, le Liban à de grands dangers. Il n'est ni sage ni dans l'intérêt du Liban d'exposer le pays à ces dangers, surtout dans les circonstances difficiles que la région traverse. Nous réitérons, dans ce cadre, notre engagement constant au respect des résolutions internationales, notamment la 1701 dans ses différentes clauses. »

(Lire aussi : Fatfat : Le Hezbollah n'est pas sérieux dans le dialogue)

Appui à Siniora
Le bloc parlementaire a en outre souligné son « soutien sans faille aux positions exprimées par le Premier ministre Fouad Siniora » lors de la commémoration de l'assassinat du ministre Mohammad Chatah, qui avait condamné « l'unilatéralisme » du Hezbollah, « à mille lieues de l'unanimité nationale ».
Il a ensuite mis en exergue son rejet de « ce que l'Iran entreprend pour transformer le Liban en une scène de confrontation avec Israël à des fins iraniennes qui n'ont rien à voir avec l'intérêt supérieur libanais, ni avec l'intérêt palestinien ou arabe ».
« Cela est nettement apparu à travers les positions et les déclarations d'un certain nombre de responsables iraniens, en plus des propos du guide Ali Khamenei, rapportés par le chef des gardiens de la révolution iranienne, Mohammad Ali Jaafari », a noté le Futur.


(Lire aussi : La présidentielle au centre des entretiens de Jean-François Girault)

Condamnation des tirs
Le bloc du Futur a également condamné les tirs, notamment à l'aide de roquettes, qui ont accompagné l'apparition du secrétaire général du Hezbollah, et occasionné des dégâts matériels et terrorisé les citoyens de la capitale. Cela va « à l'encontre de tout l'objectif du dialogue en cours » entre les deux formations politiques, en l'occurrence « décrisper le climat sectaire ». « Nous refusons cet usage de la terreur et ces pratiques », a souligné le bloc, appelant les forces de l'ordre et les autorités judiciaires à « poursuivre les fauteurs de troubles et les sanctionner ».
Le bloc a en outre condamné l'attentat perpétré contre un bus de pèlerins libanais à Damas, présentant ses condoléances aux proches des victimes. La mission principale de toute faction politique est de « porter un regard responsable et objectif quant aux intérêts du pays afin de les protéger et non pas adopter des politiques et des attitudes irresponsables qui augmentent la dose d'extrémisme, mettant en danger la stabilité et la sécurité du pays », a-t-il ajouté.

 

(Lire aussi : Sissi encourage les Libanais à préserver leur État et la souveraineté du pays)


Le Futur a enfin condamné les menaces d'une « troisième guerre » contre le Liban proférées par le ministre israélien des Affaires étrangères, appelant le gouvernement à condamner ces propos devant le secrétaire général et le Conseil de sécurité de l'Onu. « L'ensemble des parties libanaises, à commencer par le Hezbollah, sont appelées à se méfier des intentions hostiles de l'ennemi israélien et de prendre garde, dans toutes leurs positions et leurs pratiques, à ne pas lui donner de prétextes gratuits qui conduiraient, directement ou indirectement, à faire du mal au Liban et aux Libanais », a-t-il noté.

Fermeture le 14 février
Signalons enfin que le Premier ministre Tammam Salam a rendu publique hier une circulaire décrétant la fermeture des administrations publiques le 14 février, pour la commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005. Les établissements bancaires et d'enseignement publics et privés sont également concernés par cette fermeture.

 

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La cinquième séance du dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur s'est tenue hier soir à Aïn el-Tiné, résidence du président de la Chambre Nabih Berry, en présence, côté Hezbollah, du conseiller du secrétaire général du parti, Hussein Khalil, du ministre Hussein Hajj Hassan et du député Hassan Fadlallah, et, côté courant du Futur, du chef de cabinet de Saad Hariri, Nader Hariri, du ministre Nouhad Machnouk et du député Samir Jisr. La réunion s'est déroulée en présence du ministre Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal.La séance a été suivie d'un communiqué laconique dans lequel les deux parties ont affirmé avoir « poursuivi le dialogue sur un certain nombre de points en toute franchise et responsabilité ». Elles ont également « salué les mesures exécutives prises pour ôter les portraits et...
commentaires (5)

On-aurait-tout-entendu! Un courant dont le chef est caché à l'étranger, qui n'ose pas mettre une patte sur le tarmak de l'aéroport qui porte le nom de son malheureux père, "sermonne" la gente résistante la plus puissante de la planète bleu qui fait face à ce qu'il y a de plus cruel, de plus criminel et de plus immoral sur la terre; j'ai cité le judéo-sionisme et le takfirisme qui se prétend musulman. Bon, ça leur passera! D'un autre coté, il faut bien qu'ils comprennent que leur éloignement forcé des Takfiristes est perçue comme une trahison par ces derniers qui veulent maintenant leur peau aussi.. Jébouhoun 3a 3ersél w ata3o-l'7ablé fihoun, car il ne pouvait plus cautionner aux yeux des libanais la tuerie barbare, surtout après ce qu'à fait leur copin Assir a Sayda, de nos militaires héroiques qui ne sont pas que des chiites, par leur (ex?) alliés. Et malgrè celà, le hezb au grand coeur leur a ouvert les bras faisnt passer l'intérret national au dessus de tout.. sachant parfaitement qui ils sont.. Les chiens ne font décidément pas des chats.

Ali Farhat

19 h 29, le 04 février 2015

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Commentaires (5)

  • On-aurait-tout-entendu! Un courant dont le chef est caché à l'étranger, qui n'ose pas mettre une patte sur le tarmak de l'aéroport qui porte le nom de son malheureux père, "sermonne" la gente résistante la plus puissante de la planète bleu qui fait face à ce qu'il y a de plus cruel, de plus criminel et de plus immoral sur la terre; j'ai cité le judéo-sionisme et le takfirisme qui se prétend musulman. Bon, ça leur passera! D'un autre coté, il faut bien qu'ils comprennent que leur éloignement forcé des Takfiristes est perçue comme une trahison par ces derniers qui veulent maintenant leur peau aussi.. Jébouhoun 3a 3ersél w ata3o-l'7ablé fihoun, car il ne pouvait plus cautionner aux yeux des libanais la tuerie barbare, surtout après ce qu'à fait leur copin Assir a Sayda, de nos militaires héroiques qui ne sont pas que des chiites, par leur (ex?) alliés. Et malgrè celà, le hezb au grand coeur leur a ouvert les bras faisnt passer l'intérret national au dessus de tout.. sachant parfaitement qui ils sont.. Les chiens ne font décidément pas des chats.

    Ali Farhat

    19 h 29, le 04 février 2015

  • Il ne pourra y avoir d'union que derriere la resistance du hezb face aux allies salafowahabites/usurpie . No wasting time , please and no place for les poules mouillees. !!!

    FRIK-A-FRAK

    12 h 10, le 04 février 2015

  • Toujours donc au point mort .

    Sabbagha Antoine

    11 h 57, le 04 février 2015

  • RIEN NE SERT DE COURIR... IL FALLAIT PARTIR JUSTEMENT À POINT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    05 h 14, le 04 février 2015

  • Cette tisane de pourparlers entre ce double brelan branlant d’orientaux musulmans(ent) : côté l’hassine, Husseïn, Husseïn Hajj et Hassan, et, côté futuriste, Nâder, Nohâd et Samîr vaut sans doute mieux que d'impudentes incantations que vent emporte ; et il ve(a)nte souvent devant leurs portes. Mais ce qui est important dans ce genre de loya jirga c'est le non- dit, les interstices du discours, le silence que, pour une fois, on ne qualifierait pas comme tout un chacun d'assourdissant. Car il est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même, et il est certain que ces personnages se défient perpétuellement d'eux-mêmes plus encore que de leurs adversaires politiques mais moins, tout de même, que des amis de leurs "propres" partis respectifs ! C'est pourquoi si l'on tient absolument à ce genre de dialogue ou plutôt de débats, ce sont les silences de ces protagonistes qu'il faut interpréter davantage que leurs paroles. Car chaque atome de silence est évidemment la chance d'un fruit mûr. A la différence des formules simplistes et à l’emporte pièce qu’ils utilisent souvent pour se faire comprendre ! Il semble que ce double brelan branlant d’indigènes de l’apocalypse islamique, déjà bien engagés dans cette cavalcade orientaliste d’origine sunnito-chïïtique, n'ont pas fini de susciter de faux et gros débats autour et alentour de cet Islam qui leur est tellement cher mahééék n’est-ce pas, et qu’ils n'hésitent jamais à l'ausculter sans douceur quand ce n'est pas à l'autopsier !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 26, le 04 février 2015

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