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Liban

Pour Sleiman, l’organisation de la présidentielle sans intervention étrangère est possible

Réunion de coordination entre les ministres Samir Mokbel et Alice Chaptini avec l’ancien président Michel Sleiman, avant le Conseil des ministres. Photo Ani

L'ancien président Michel Sleiman a jugé nécessaire de « profiter du climat international propice à l'élection d'un chef de l'État pour organiser la présidentielle, sans intervention étrangère ». Il a souligné la responsabilité qui incombe au Parlement dans ce domaine, en mettant l'accent sur l'importance d'un règlement strictement interne de ce dossier qui a été hier au centre de ses entretiens.
L'ancien chef de l'État a reçu hier un grand nombre de personnalités, notamment le vice-président du Parlement, Farid Makari, le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, les ministres des Télécommunications, Boutros Harb, des Affaires des déplacés, Alice Chaptini, et de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mouttaleb Hennoui, Élie Marouni, député de Zahlé, l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, un sénateur français, Philippe Marini, et l'ambassadeur de l'Ordre souverain de Malte, avec qui il a passé en revue une série de questions dont celle de la vacance présidentielle.
S'adressant à la presse au terme de l'entretien, M. Mokbel a expliqué que les ministres proches de l'ancien président tiennent une réunion avec lui chaque semaine, pour discuter des questions d'actualité, notamment celles qui sont à l'ordre du jour du Conseil des ministres. Celui-ci doit se réunir aujourd'hui. Hier, ce sont les affaires du quatrième bassin du port de Beyrouth et du Casino du Liban qui ont été entre autres passées au crible, a-t-il dit.
Avec M. Marouni, la conversation a principalement porté sur le plan de sécurité prévu dans la Békaa, en plus de la présidentielle. Le parlementaire a souligné la nécessité d'accélérer son application, « les dangers ne se limitant pas aux fronts ». « Il est vrai que l'État islamique est dans le jurd de Ersal et que Ras-Baalbeck est régulièrement bombardée, mais des appréhensions sont nourries pour Raït, Kossaya et Deir el-Ghazal dans la Békaa-Ouest. Les dangers qui pèsent sur ces secteurs nous poussent à intervenir auprès de tous les dirigeants afin de garantir la sécurité de la population et de l'encourager à rester sur ses terres. »
Pour ce qui est de la présidentielle, le député Kataëb a mis l'accent sur l'impact négatif de la vacance à la tête de l'État sur son fonctionnement. Il a jugé nécessaire d'exercer des pressions « sur ceux qui la bloquent et ceux qui sont engagés dans des dialogues sur tous les fronts, afin de régler ce dossier ». « Il n'est pas normal qu'on s'engage dans des dialogues, comme si de rien n'était, alors que le poste de président est vacant et que des dangers nous guettent, dont l'émergence d'un conflit qui peut à tout moment faire sauter le gouvernement », a-t-il averti.
Interrogé sur le dialogue entre le Hezbollah et les Kataëb, Élie Marouni a fait état de « contacts établis », en précisant que l'ordre du jour de ce dialogue n'a toujours pas été établi et qu'il est encore prématuré de parler de dialogue. « Lorsque des résultats positifs seront réalisés, le président (des Kataëb) Amine Gemayel l'annoncera lui-même. Mais les points conflictuels avec le Hezbollah sont nombreux et se rapportent principalement aux dossiers des armes, de la stratégie de défense et de la décision de guerre et de paix qui doit être détenue par l'État », a encore affirmé le parlementaire, en jugeant cependant qu'ils n'empêchent pas « une prise de contact et des retrouvailles sur des points communs parce que le Liban est en danger et que les données que nous possédons sont terrifiantes ».

L'ancien président Michel Sleiman a jugé nécessaire de « profiter du climat international propice à l'élection d'un chef de l'État pour organiser la présidentielle, sans intervention étrangère ». Il a souligné la responsabilité qui incombe au Parlement dans ce domaine, en mettant l'accent sur l'importance d'un règlement strictement interne de ce dossier qui a été hier au centre de ses entretiens.L'ancien chef de l'État a reçu hier un grand nombre de personnalités, notamment le vice-président du Parlement, Farid Makari, le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, les ministres des Télécommunications, Boutros Harb, des Affaires des déplacés, Alice Chaptini, et de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mouttaleb Hennoui, Élie Marouni, député de Zahlé, l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, un sénateur...
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