Économie

Le Libanais Iskandar Safa en lice pour racheter « L’Express »

Liban - Presse
OLJ
03/01/2015

L'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa serait intéressé par la reprise du groupe de presse français Express-Roularta (GER) selon une information publiée le 30 décembre par l'agence spécialisée PresseNews. Le milliardaire se serait associé pour l'occasion aux journalistes Étienne Mougeotte (ex-dirigeant du Figaro et de TF1) et Charles Villeneuve (ex-TF1), pour racheter la totalité des parts de la filiale française du belge Roularta Media Group (RMG), à son PDG Rik de Nolf.
Même si la mise en vente de GER et de son portefeuille de magazines français (L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...) n'a jamais été confirmée, plusieurs offres de rachat ont déjà été présentées pour la reprise de cette activité déficitaire.
Une première approche de l'industriel Vincent Bolloré pour le compte du groupe Vivendi (Canal+) aurait été écartée du fait que son montant, 220 millions d'euros, soit le prix d'acquisition du portefeuille par RMG en 2007, a été jugé insuffisant. Le groupe Figaro associé au duo Patrick Drahi (Altice)-Marc Laufer (Newsco Group) a ensuite formulé une proposition prévoyant le démantèlement de GER, offre finalement rejetée par les syndicats à la mi-décembre. Le trio Safa-Mougeotte-Villeneuve avait pour sa part échoué, en novembre, à imposer sa candidature pour le rachat du groupe de presse Nice-Matin.
Né à Beyrouth, Iskandar Safa s'est reconverti avec succès dans l'industrie : à travers sa holding libanaise Privinvest il est devenu l'actionnaire principal des chantiers navals des Constructions mécaniques de Normandie (CMN) et un actionnaire minoritaire de l'émirien Abu Dhabi Mar. Président du groupe Fimas, propriétaire des Marbres de France, il s'est aussi fait connaître en France pour son implication dans plusieurs affaires judiciaires. Son intervention dans l'affaire dite « des otages du Liban » dans les années 1980 lui a notamment valu d'être sous le coup d'un mandat d'arrêt international en 2001, pour des versements d'argent inexpliqués à Jean-Charles Marchiani, l'homme de confiance de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua. Une affaire pour laquelle il a bénéficié d'une relaxe générale en 2007.

P.H.B.

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